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mardi 13 mars 2018

CORSE >> Les nuances de la langue française déconcertent-elles tant que ça les « natios »?



« Jacqueline Gourault, la Mme Corse du gouvernement Philippe, s'est prononcée en faveur d'une «habilitation pérenne » sur certains sujets comme le foncier et la fiscalité. «Mais tout dépend de ce que le mot pérenne recouvre » avait mis en garde l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni…. En venant à Matignon… Siméoni et Talamoni avaient la ferme intention de vanter le contenu d'un vote réaffirmant non seulement la nécessité de voir apparaître le mot autonomie dans l'article spécifique mais aussi un accord en faveur d'une habilitation permanente […] Pour lui, cette forme d'habilitation est le seul moyen de reconnaître la capacité de la Corse à intervenir dans certains domaines pouvant relever de la loi, comme sur la fiscalité ou le foncier » écrit Emmanuel Galiero dans un article du 12 Mars 2018 «Corse : les «natios» restent sur leur faim ». 


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Note – Les discutions entre les élus de la Corse et Matignon butent sur les nuances de la langue française. D’un côté Mme Corse, chargée par le gouvernement du dossier corse, de l’autre les chefs de l’Exécutif et de l’Assemblée territoriale corses.

D’un côté, il est question « d'une «habilitation pérenne » sur certains sujets comme le foncier et la fiscalité » ; 
De l’autre, il est question « d'une habilitation permanente… dans certains domaines… comme sur la fiscalité ou le foncier ».

Quelle est la différence entre le mot « pérenne » employé par Mme Corse et qui fait tiquer les élus corses et le mot « permanente » qu’ils préconisent ?

Voici la définition du mot pérenne : « Qui dure toujours, qui dure depuis très longtemps. Synon. durable, permanent, perpétuel ». Source : Centre National de Ressoures Textuelles et Lexicales (CNRTL)

Il n’y a donc aucune différence entre « pérenne » et « permanente » et il est donc clair que les uns et les autres « jouent sur les mots » pour ne pas trouver d’accord.

Et tout cela parce que le gouvernement refuse « de voir apparaître le mot autonomie » dans l’article de la future Constitution, ce qui est évidemment difficile à accepter pour des « natios » élus sur un projet ouvertement et objectivement autonomiste.

Si les protagonistes campent sur leur position, il n’y a pas d’issue. Pourtant, si l’on s’en tient aux déclarations des uns et des autres telles que rapportées par Emmanuel Galieron dans son article du 12 Mars 2018 pour Le Figaro, la solution est bien sur la table.

A partir du moment où la Constitution mentionne une «habilitation pérenne » ou, au choix, une « habilitation permanente » sur certains sujets comme le foncier et la fiscalité » qui sont les deux outils de base pour approfondir sur le territoire corse une plus large autonomie, que ce mot – autonomie – apparaisse ou pas dans la Constitution change quoi ?

Le rapport des forces politiques est tel que les élus corses n’imposeront jamais le mot « autonomie » dans la Constitution si le pouvoir central s’y refuse. Or, si abandonner le mot « autonomie » permet d’obtenir les moyens législatifs et même constitutionnels de l’approfondir réellement sur le terrain, pourquoi y renoncer ?

Pour moi, y renoncer est un acte manqué qui signifie que les élus corses ne sont pas, dans leur fort intérieur très intérieur, convaincus de la faisabilité de leur projet, peut-être parce qu’ils connaissent trop bien et la Corse et les Corses… et que se faire élire sur un slogan, c’est une chose, mais tout faire pour l’appliquer alors que les conditions locales n’y sont pas absolument propices, en est une autre.
Il existe pourtant une façon de rendre ces conditions locales propices à une autonomie qui pourrait rapidement déboucher sur une indépendance.
C’est ce que je propose (1) (2) (3), etc., dans mon projet de « Jardin urbain permaculturel » pour la Corse, la Corse que je prends à tire de modèle applicable pour toutes les régions françaises, voire européennes. 
EG
>> Lire aussi :  
(1) SURVIE >> Présentaton d'un système crypto-monétaire permaculturel pour une Corse réellement autonome (09/03/2018)  
(2) SURVIE >> Les obstacles économique et monétaire d'une réelle autonomie de la Corse (08/03/2018)  
(3) SURVIE >> Proposition pour la création d'un système de 12 cryptos permaculturelles corses (07/03/2018)
>> Mon fil info " CORSE"

Bonnes lectures
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Par  Emmanuel Galiero (Le Figaro), le 12 Mars 2018


Après leur rendez-vous à Matignon, lundi soir, Gilles Siméoni et Jean-Guy Talamoni n'ont pas caché leur étonnement face aux annonces d'Édouard Philippe.

Les « natios » avaient préparé le rendez-vous avec Édouard Philippe à Matignon, lundi soir, comme une opportunité inédite à ne pas laisser filer. Mais finalement, ils sont sortis de cette rencontre de deux heures avec le premier ministre plein de questions et de doutes. « Nous sommes dans l'expectative la plus complète », a dit Gilles Siméoni, au Figaro, en confiant son étonnement face aux maigres annonces du gouvernement concernant l'inscription de la Corse dans la révision constitutionnelle.

«Édouard Philippe nous a dit que la proposition ne sera pas celle que nous demandions mais sans pouvoir nous présenter ce qu'elle sera. Et si l'idée d'un article spécifique est retenue, l'option du 72-5 n'est pas totalement figée. Nous sommes surpris que le gouvernement ne soit pas allé plus loin », a poursuivi le président de l'exécutif corse.
Si les nationalistes ont appris que des visites ministérielles seraient organisées en Corse sur des secteurs importants, comme le logement et l'urbanisme, ils sont cependant restés sur leur faim en s'interrogeant sur les intentions de l'exécutif.

«Tout est verrouillé entre Macron et Larcher»

Après des semaines de négociations, ayant eu parfois une allure de bras de fer avec l'Élysée, les Corses pouvaient considérer l'acceptation d'un article spécifique dans la Constitution comme une avancée «historique».
Pour autant, avant de retrouver la ministre Jacqueline Gourault lundi matin, avec d'autres élus et parlementaires corses, Gilles Siméoni et Jean-Guy Talamoni s'étaient montrés prudents. Le président de l'exécutif corse et le président de l'Assemblée territoriale, semblaient même plutôt sceptiques avant d'aborder ce qui apparaissait comme une ultime étape.
Emmanuel Macron ne souhaite pas que la Corse puisse nuire à son projet de révision. Deux éléments auraient passablement irrité le chef de l'État: la manifestation nationaliste du 3 février à Ajaccio, juste avant sa première visite officielle et le refus de l'exécutif corse d'assister au déjeuner auquel ils avaient été conviés en présence du président.

Parmi les défenseurs de la Corse dans la République, ceux qui redoutent l'amorce d'un «processus à la calédonienne» ont mis en garde le président de la République face au «risque» en cas d'ouvertures trop larges accordées aux «natios». Tous ces éléments mis bout à bout laissent penser que l'Élysée a le sentiment d'avoir déjà fait des concessions importantes. Le projet du premier ministre dévoilé lundi s'annonçait donc comme une offre à prendre ou à laisser.

«Tout est verrouillé entre Macron et Larcher », estimait un sénateur de droite, convaincu que les lignes rouges exprimées par le président du Sénat concernant la Corse dans la révision constitutionnelle, ne seraient pas franchies. Le 23 janvier, après sa rencontre avec le duo nationaliste, Gérard Larcher avait clairement exprimé son intention de faire entrer la spécificité corse par une inscription dans l'article 72 mais limité au droit commun des régions. Il avait alors rejeté autant l'idée d'autonomie que celle du statut de résident.

Pour sa part, Jacqueline Gourault, la Mme Corse du gouvernement Philippe, s'est prononcée en faveur d'une «habilitation pérenne » sur certains sujets comme le foncier et la fiscalité. «Mais tout dépend de ce que le mot pérenne recouvre » avait mis en garde l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse.

En venant à Matignon avec la délibération n° 18/042 AC sous le bras, votée par l'Assemblée de Corse jeudi, Siméoni et Talamoni avaient la ferme intention de vanter le contenu d'un vote réaffirmant non seulement la nécessité de voir apparaître le mot autonomie dans l'article spécifique mais aussi un accord en faveur d'une habilitation permanente. Pour lui, cette forme d'habilitation est le seul moyen de reconnaître la capacité de la Corse à intervenir dans certains domaines pouvant relever de la loi, comme sur la fiscalité ou le foncier. Dans le nouveau statut qu'ils attendent pour l'île, les nationalistes ont précisé que ce statut devrait tenir compte « des intérêts propres de la Corse au sein de la République».

Pour Siméoni, cette autonomie n'est donc pas «l'antichambre de l'indépendance » et « peut se vivre de manière apaisée dans la relation à l'État central ». Dans ce débat, il n'hésite pas à inviter Hervé Morin, président des régions de France, en estimant que le président de la région Normandie, dont la réputation n'est pas celle d'un «dangereux libertaire », demande un pouvoir législatif encadré pour les régions.
Si le gouvernement ne se faisait guère d'illusions, lundi, sur sa capacité à satisfaire pleinement les revendications corses, de leur côté, les nationalistes ne s'attendaient pas vraiment à ouvrir d'autres portes que celles d'un chemin encore «long et difficile ». Comme si la politique des petits pas, accélérée en 2018 par le tandem Siméoni/Talamoni, craignait de se heurter à l'écho de paroles qu'ils jugent funestes, prononcées par le haut fonctionnaire Libert Bou qui avait assuré, dans les années 70: «Même 200.000 Corses autonomistes ne feront pas changer la Constitution ».

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