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vendredi 2 mars 2018

Avertissement de Poutine à tous ceux (les Européens en premier) qui vivent dans le passé et sont incapables d’appréhender le futur



« Nous devons être conscients de la réalité et être assurés que tout ce que je vous ai dit aujourd’hui n’est pas un bluff, – et ce n’est pas un bluff, croyez-moi, – de façon à nous donner matière à réflexion et à avertir ceux qui vivent dans le passé et sont incapables d’appréhender le futur, pour qu’ils cessent de faire tanguer le bateau dans lequel nous nous trouvons tous et qui se nomme la Terre.» écrit Philippe Grasset (citant Vladimir Poutine dans son discours à la Nation) dans un billet du 2 mars 2018 «L’arsenal russe : à bon entendeur... » 


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Note – Ce billet de Philippe Grasset sur le discours à la Nation que Vladimir Poutine vient de prononcer à la Douma est une forme de réponse à mon post précédent « La démocratisation à l’américaine de la Chine ayant échoué, doit-on détruire la Chine? ».
S’attaquer à la Chine, c’est s’attaquer à la Fédération de Russie militairement invincible. Comme le précise Philippe Grasset, libre aux zombies occidentaux d’y croire ou pas mais ils auront été prévenus, c’est le plus que puisse faire V Poutine pour leur éviter le pire.
Le décor est planté. D’un côté un Kraken Trump prêt à détruire la Chine, de l’autre un V Poutine prêt à détruire… l’Europe. Car c’est cela qu’il faut comprendre, Poutine a déjà prévenus les Européens plusieurs fois, ainsi que Lavrov il y a deux jours.
Pourquoi l’Europe ? Parce que c’est en Europe que sont installées les bases stratégiques US pour frapper et détruire la Russie, préalable indispensable avant de régler son compte à la Chine dans le but de résoudre la contradiction structurelle du néo-libéralisme qui oppose les ckleptos du bloc eurasiatique émergent révisionniste aux kleptos du bloc occidental décadent néo-con. 
EG
>> Lire aussi : 

La démocratisation à l’américaine de la Chine ayant échoué, doit-on détruire la Chine? (02803/2018)

WWIII >> MAGA de Kraken Trump contre OBOR de l’empereur Xi (01/03/2018)

« Le monde est notre ennemi et nous nous réservons le droit d’en détruire tout ou partie à notre discrétion » (20/02/2018)

>> Mon fil info « POUTINE » sur Twitter

Bonnes lectures
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L’arsenal russe : à bon entendeur...

Par Philippe Grasset et Alexander Mercouris, le 2 mars 2018

http://www.dedefensa.org/article/larsenal-russe-a-bon-entendeur

“A bon entendeur” ? La question centrale, après le discours de Poutine “sur l’état de l’Union”, donné le 1er mars 2018 devant la Douma alors qu’il aurait dû être donné en décembre 2017, est de savoir si l’“entendeur” est encore capable d’entendre quelque chose, sans parler d’écouter ; de savoir si les dirigeants des pays du bloc-BAO accepteront d’entendre ce discours après l’avoir écouté et avoir raisonnablement spéculé sur sa véracité ; et de là, s’ils en tireront les conséquences... A notre estime, bien peu de chance.

Le changement de date était manifestement dû à l’élection présidentielle, le “discours sur l’état de l’Union” devenant l’intervention centrale de Poutine dans la campagne, pour sa réélection. La plus importante partie du discours a été consacrée à l’économie, aux promesses d’amélioration du niveau de vie, etc., – un classique d’un discours électoral et des promesses de campagne, dont il restera ce que l’avenir permettra de réaliser et ce qui ne sera pas réalisé. Mais c’est l’autre partie du discours qui doit impérativement nous intéresser car elle concerne la situation du monde et constitue un formidable avertissement au bloc-BAO tel que nous le voyons aujourd’hui, lancé dans sa campagne antirussiste absolument folle, assortie d’une avalanche d’avertissements, de menaces, d’anathèmes, etc., appuyée sur la plus formidable construction narrativiste d’un simulacre qu’aucun esprit d’un visionnaire atteint de démence n’aurait pu imaginer, de cette ampleur, de cette impudence, de cet aveuglement hystérique, etc.

Dans cette partie de son discours, Poutine a révélé l’existence d’un ensemble absolument formidable de systèmes d’arme stratégiques, dont certains étaient jusqu’ici appréciés dans l’esprit du temps et les experts à mesure comme des projections encore fictionnelles, c’est-à-dire des projets avec un pied dans la recherche avancée et l’autre dans la science-fiction guerrière. La présentation de six grands programmes est extrêmement détaillée et concerne des systèmes en cours d’essais avancés et proches d’être mis en service, donc système d’arme effectifs et nullement à l’état de projet, et tous quasiment invulnérables à quelque défense que ce soit dans l’état actuel des choses. Il s’agit successivement...

• du nouvel ICBM Sarmat d’un rayon d’action de 17 000 kilomètres, avec les capacités révolutionnaires de ses têtes nucléaires autonomes et autoguidées, dont celles pour certaines d’entre elles de se mettre en orbite basse et d’attaquer à partir de cette position, c’est-à-dire venues de n’importe quelle direction ;

• d’un nouveau cruise missile à capacité nucléaire, avec moteur nucléaire, donc disposant d’une autonomie quasiment illimitée, et dont le fonctionnement avec ce moteur a été d’ores et déjà testé en conditions de vol opérationnel ;

• d’un drone sous-marin à propulsion nucléaire, d’une forme ressemblant à une torpille, évoluant à des profondeurs très basses (jusqu’à 1 000 mètres), avec une autonomie autour de 10 000 kilomètres et à des vitesses très élevées pour un engin sous-marin, de l’ordre de 56 à 100 nœuds (100 à 185 km/h) ; enfin, capable de porter les armes thermonucléaires les plus puissantes comme la bombe dite Tsar de 100 kilotonnes expérimentée au début des années 1960 ;

• du missile Kinzhal lancé d’avion, de capacité hypersonique (catégorie de vitesse de plus de Mach 5 [5 300 km/h à 11 000 mètres d’altitude]), armé de charges conventionnelles ou nucléaires. Il s’agit d’un missile lancé de bombardiers stratégiques de type Tu-95 et Tu-160, et sans doute du futur bombardier furtif en cours de développement ; sa vitesse implique qu’aucun missile antimissile existant n’est capable de l’atteindre. « Mes amis, la Russie a d’ores et déjà ce système d’arme », précise Poutine, signifiant que ce système est en cours d’intégration opérationnelle ;

• du “projectile” hypersonique Avantgard, qui est en cours de développement et d’essais, et qui présente la particularité de disposer d’ailes lui donnant la capacité d’évoluer en vol planant, sur des distances intercontinentales et à une vitesse de l’ordre de Mach 20, avec des capacités de bifurcations en plein vol d’une ampleur considérable. (Avantgard est dit “projectile” et non missile parce qu’il n’a pas de propulsion propre mais progresse selon l’énergie cinétique, probablement à partir d’un lanceur du type de l’ICBM Sarmat : « Il vole vers son objectif comme un météorite ou comme une boule de feu, précise Poutine. La température de sa surface externe atteint 1 600 à 2 000 degrés mais le bloc directionnel est protégé pour recevoir et contrôler un guidage effectif. ») ;

• d’armes à rayon laser : il s’agit d’une technologie connue et d’ores et déjà en service pour des systèmes à capacités limitées. L’application principale envisagée en théorie depuis des décennies (Reagan en parlait en mars 1982 dans le concept originel de la Stars War [la Strategic Deense Initiative], comme systèmes de destruction de missiles ICBM) porte effectivement sur la défense antimissiles, aux niveaux tactique et stratégique.


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« Nous devons être conscients de la réalité et être assurés que tout ce que je vous ai dit aujourd’hui n’est pas un bluff, – et ce n’est pas un bluff, croyez-moi, – de façon à nous donner matière à réflexion et à avertir ceux qui vivent dans le passé et sont incapables d’appréhender le futur, pour qu’ils cessent de faire tanguer le bateau dans lequel nous nous trouvons tous et qui se nomme la Terre. »
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Le président russe conclut cette présentation de cette nouvelle panoplie par quelques mots concernant la vérité de ce qu’il a évoqué, et la raison profonde de cette évocation des capacités nouvelles de la Russie : « Nous devons être conscients de la réalité et être assurés que tout ce que je vous ai dit aujourd’hui n’est pas un bluff, – et ce n’est pas un bluff, croyez-moi, – de façon à nous donner matière à réflexion et à avertir ceux qui vivent dans le passé et sont incapables d’appréhender le futur, pour qu’ils cessent de faire tanguer le bateau dans lequel nous nous trouvons tous et qui se nomme la Terre. »

On comprend ce dont il s’agit. Le président russe veut absolument tenter de parvenir à bloquer ce déferlement d’agressions de communication contre la Russie, de pressions diverses, de dénonciations hystériques, qui ne cessent de mettre les principales puissances, essentiellement les USA et la Russie, dans une position de possibilité de confrontation pouvant conduire à l’affrontement nucléaire. Pour ce faire, il a adopté la démarche sans peu de précédents de détailler l’essentiel des programmes de modernisation de la puissance stratégique russe, de façon à mettre en évidence à la fois la détermination russe de ne rien céder, à la fois l’impossibilité d’espérer vaincre la Russie par intimidation ou surprise stratégiques, donc et à la fois enfin le risque d’anéantissement réciproque sinon global que fait courir ces jeux d’affrontement de communication et d’agression opérationnelle parcellaire risquant de mettre face à face des éléments des deux puissances.

La première question est de savoir si Poutine ne bluffe pas. Il y a beaucoup d’arguments dans ce sens : la conduite générale des Russes et de leur politique jusqu’ici, jouant essentiellement l’exposition des vérités-de-situation, parfois brutales, pour contrer le déferlement de narrative du simulacre qui est opposé à la Russie. Poutine, homme prudent, rationnel et mesuré, n’est certainement pas homme à jouer “un coup de bluff ” de cette envergure et de ce poids ; l’évocation même de cette possibilité la ridiculise en même temps qu’elle est faite.

(D’autre part, comme le met en évidence Alexander Mercouris dans son long texte repris ci-dessous du 2 mars 2018 sur TheDuran.com, nombre des programmes présentés par Poutine sont plus ou moins connus dans leurs existences, leurs développements, leurs caractéristiques. Evidemment, le fait d’une énumération solennelle et officielle par le président russe crée un effet de choc de communication considérable. Mercouris, excellent dans son commentaire et sa présentation, fort bien documenté [voir notamment le rappel de la querelle sur les FOBS, ou Fractional Orbital Bombardment System, qui fut une des grandes polémiques stratégiques des années 1960], fait une présentation équilibrée du discours de Poutine.)

Pour autant se pose la deuxième question, – et comment, et de quel poids ! Car la deuxième question est donc de savoir si Poutine sera cru et si son message sera compris pour ce qu’il veut dire. Mercouris observe que « [l]a présentation du président Poutine a provoqué un mélange d’incrédulité et de ridicule aux États-Unis, affirmant que les systèmes d’armes qu’il a dévoilés n’existent pas ou que la Russie ne peut pas se permettre de les développer, et que sa présentation est un bluff. »

Il nous semble effectivement que c’est cette orientation que devraient prendre la plupart des réactions-Système dans les pays du bloc-BAO/aux USA, où la puissance d’influence du courant conformiste est absolument écrasante ; c’est-à-dire l’influence du conformisme au simulacre édifié durant ces dernières années, incluant la certitude de la puissance écrasante et vertueuse de la civilisation du “déchaînement de la Matière” et l’évidence de la sauvagerie et de la barbarie incultes du reste, particulièrement de la Russie. Il nous paraît difficile que cette situation de conditionnement psychologique, — d’auto-conditionnement psychologique sous l’influence de forces extérieures écrasantes, – puisse être défaite par une intervention mettant nécessairement en évidence la tromperie de leur simulacre dans tous ses aspects, et qui reconnaîtrait à la Russie une puissance qu’on travaille depuis des années à lui dénier par tous les moyens possibles.

Quoi qu’il en soit, on admettra que Poutine met en place des conditions nouvelles pour sa nouvelle présidence. Quelles qu’aient été ses intentions, – et l’on ne peut en aucun cas douter qu’elles soient de l’ordre de la dissuasion (“Voyez notre puissance, inutile de nous provoquer”), – il nous paraît donc qu’elles seront appréciées par les folies déchaînées sur l’Ouest de la globalisation, jusqu’à “D.C.-la-folle”, comme la provocation insupportable d’un dictateur ivre de puissance. On notera qu’il n’y a rien de nouveau dans cette perception faussaire par des créatures qui sont des simulacres de zombies à force d’être zombies-Système.

Par contre, le résultat net, objectif, irréfragable, c’est que Poutine s’est planté au centre de la scène du monde comme président et délégué d’une nation extrêmement puissante, qui se dote des armes les plus impressionnantes pour protéger jusqu’au bout, jusqu’où il faudrait aller, son indépendance et sa souveraineté. Ce que Poutine a dit en vérité, – peut-être, sans doute, certainement sans le vouloir, – c’est quelque chose comme ceci, tel qu’il sera entendu : “Avec une puissance pareille sortie de la volonté de souveraineté d’une nation de si vieille lignée, on ne recule pas !

(Lire le texte d’Alexander Mercouris, du 2 mars 2018 sur TheDuran.com.)

dedefensa.org

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