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mardi 23 janvier 2018

Corse : « nous appelons dans les prochains jours à la tenue d’une grande manifestation populaire »



« Après nos entretiens d’hier [avec le premier ministre, Edouard Philippe] et d’aujourd’hui, notre conviction est faite : l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse, écrit M. Simeoni sur son compte Twitter. Dans ces conditions, nous appelons dans les prochains jours à la tenue d’une grande manifestation populaire» rapporte Patrick Roger pour Le Monde dans un article du 23 janvier 2018 «Déçus, les dirigeants corses appellent à « une grande manifestation populaire »

>> Lire aussi : 
 
Corse : amnistie pour les « prisonniers politiques », coofficialité de la langue corse et statut de résident (10/12/2017)

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Bonnes lectures
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Par Patrick Roger, le 23 janvier 2018


Reçus par le premier ministre puis le président du Sénat, MM. Simeoni et Talamoni estiment que « l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse ».

« Maintenant, ça suffit ! » A la sortie de leur rencontre avec le président du Sénat, Gérard Larcher, mardi 23 janvier, les dirigeants nationalistes de la collectivité unique de Corse, Gilles Simeoni, président du conseil exécutif, et Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée, ont estimé qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre les discussions.

« Après nos entretiens d’hier [avec le premier ministre, Edouard Philippe] et d’aujourd’hui, notre conviction est faite : l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse, écrit M. Simeoni sur son compte Twitter. Dans ces conditions, nous appelons dans les prochains jours à la tenue d’une grande manifestation populaire. »

Le dirigeant autonomiste, avec qui Le Monde s’était entretenu à mi-journée, s’interrogeait sur les intentions de l’exécutif après la réunion de plus de deux heures qui s’est tenue lundi soir à Matignon. Mais il voulait encore considérer que toutes les portes n’étaient pas fermées avant le déplacement en Corse du président de la République, prévu les 6 et 7 février.

Le ton s’est sérieusement durci à l’issue des derniers échanges avec le président du Sénat. « Quand on met bout à bout hier et aujourd’hui, c’est un entonnoir qui nous conduit à renoncer à tout, estime-t-il. Ce n’est plus une discussion, c’est une capitulation. »

Le séjour parisien écourté

Les deux dirigeants corses, qui devaient s’entretenir mercredi avec le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, ont décidé d’écourter leur séjour à Paris. « Nous allons rentrer en Corse, consulter nos instances et voir ce que nous allons décider, précise M. Simeoni. Probablement, nous appellerons à une grande manifestation, avant le 6 février. » Date de l’arrivée de M. Macron sur l’île.

Fin décembre, Emmanuel Macron s’est dit ouvert à d’« éventuelles évolutions », tout en précisant que celles-ci ne pourraient se faire que dans le respect de la Constitution.

Les nationalistes demandent notamment l’instauration d’un statut de résident pour l’accès à la propriété, d’un statut fiscal dérogatoire, la reconnaissance du peuple corse et l’officialisation de sa langue, ainsi que le rapprochement puis l’amnistie des prisonniers dits politiques.

M. Larcher s’oppose au statut de résident

M. Larcher (LR), qui les a reçus mardi, a assuré aux deux responsables corses que la Haute Assemblée « suivra avec attention » leurs travaux après la création d’une collectivité territoriale unique. Toutefois, a-t-il ajouté dans son communiqué, « si la spécificité insulaire de la Corse et son identité doivent être prises en considération, la République est une et indivisible. Le Sénat sera à la fois garant de l’unité nationale et initiateur de libertés nouvelles accordées à nos territoires. »

M. Larcher s’est également prononcé en faveur d’une évaluation de la loi de 2002 relative à la Corse qui permettait à la collectivité territoriale de Corse de faire des propositions d’adaptation des lois et règlements. « Ce mécanisme n’a pas fonctionné », a-t-il jugé.

Le Sénat, a-t-il dit, « est en faveur des démarches d’expérimentation, d’adaptation et de différenciation qui partent des réalités du terrain », et il examinera « avec attention, pour les collectivités à statut particulier comme la collectivité de Corse, la Ville de Paris ou la métropole de Lyon, les propositions tendant à modifier l’article 72 de la Constitution pour permettre un exercice différencié des compétences qui leur sont dévolues ».

En revanche, M. Larcher a réaffirmé son opposition au statut de résident et à la co-officialité de la langue corse.

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