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lundi 20 novembre 2017

Macron espérait pouvoir s'appuyer sur Merkel pour faire progresser ses idées sur l'Europe...


« L'impasse politique à Berlin est aussi une mauvaise nouvelle pour Paris. Le chef de l'État Emmanuel Macron espérait pouvoir s'appuyer sur Angela Merkel pour faire progresser ses idées sur l'Europe. L'échec de la chancelière le prive de partenaire. Tout débat est gelé tant que l'Allemagne n'a pas de gouvernement. » écrit Nicolas Barotte dans un article du 20 novembre 2017 - L'avenir de Merkel en question après l'échec des négociations – à lire ci-dessous.

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Bonnes lectures

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L'avenir de Merkel en question après l'échec des négociations

Par Nicolas Barotte, le 20 novembre 2017


Sans majorité pour gouverner, la chancelière allemande a «déploré» dans la nuit de dimanche à lundi l'échec des tractations pour former un nouveau gouvernement, plongeant le pays dans la crise.

Correspondant à Berlin
 
L'Allemagne n'aura pas de majorité «Jamaïque» pour la gouverner. Dans la nuit de dimanche à lundi, les libéraux du FDP ont constaté l'échec des discussions menées par Angela Merkel pour parvenir à un accord entre la CDU/CSU, les Verts et eux-mêmes. «Mieux vaut ne pas gouverner que mal gouverner», a résumé leur leader Christian Lindner. «Après des semaines (de discussions), nous avons devant nous un papier plein de contradictions, de questions ouvertes et de conflits potentiels», a-t-il affirmé.

Les partis de la Jamaïque, nommés ainsi en référence aux couleurs qui leur sont associées, n'ont pas réussi à s'entendre sur deux sujets hautement symboliques: l'immigration et l'énergie. En claquant la porte, les libéraux ont mis un terme à des heures de négociations sans issues. Les autres formations ont réagi avec agacement. Comportement «populiste», a jugé un vert. Mise en scène médiatique, a regretté une élue CDU. Quoi qu'il en soit, une crise politique s'ouvre dans le pays.
L'échec est cuisant pour Angela Merkel qui devait engager un quatrième mandat à la tête de l'Allemagne. Mal réélue le 24 septembre dernier avec seulement 32,9%, soit le plus mauvais résultat de la CDU depuis 1949, elle a désormais peu d'options devant elle. La chancelière sortante aura du mal à convaincre ses interlocuteurs de revenir à la table des négociations. Elle n'a pas les moyens de contraindre le SPD à accepter une nouvelle grande coalition avec elle. Largement battu aux élections fédérales, son leader Martin Schulz a maintes fois répété qu'il refuserait de gouverner avec elle. Alors il ne reste qu'une seule solution probable: l'organisation à moyen terme de nouvelles élections.

Sévèrement, le président fédéral Frank-Walter Steinmeier avait mis en garde dimanche les partis de la Jamaïque contre cette hypothèse. Assumer «ses responsabilités» ne signifie pas «les redonner aux électeurs», a-t-il prévenu. Il lui reviendra formellement de décider de nouvelles élections, une fois pris acte de l'absence de majorité au Bundestag. La désignation d'un gouvernement minoritaire est théoriquement possible. Mais elle ne serait pas dans la logique institutionnelle allemande, même si certains dimanche soir l'envisageaient. «Il ne faut pas en avoir peur», assurait le vert Hans-Christian Ströbele.

Les conservateurs intransigeants sur l'immigration

L'intransigeance des conservateurs sur l'immigration, décidés à prolonger la suspension du regroupement familial, et le refus des écologistes d'accepter leur position minoritaire sur ce sujet ont cristallisé les débats. Un même bras de fer s'est déroulé sur la question de la production d'énergie fossile et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sur ces deux points, c'est le bilan d'Angela Merkel, chancelière du tournant énergétique en 2011 et chancelière des réfugiés en 2015, qui s'est trouvé au centre des crispations. Dans son propre camp, ses adversaires l'accusent d'avoir mené une politique trop éloignée des valeurs conservatrices. Son pragmatisme politique, qui avait fait sa force, s'est transformé en flou et en faiblesse idéologique. Elle est tenue pour responsable de la percée des populistes de l'AfD, qui ont obtenu 12,6% aux élections de septembre. Ceux-ci se frottent les mains de repartir en campagne.

Une phase d'incertitude va s'ouvrir. Quasiment muette durant toutes les négociations, Angela Merkel n'avait évidemment jamais évoqué ouvertement l'hypothèse de leur rupture. «Quand on veut réussir, on ne parle pas d'échec», avait éludé son bras droit Peter Altmaier en répondant dans Die Zeit à une question sur l'avenir de la chancelière en cas d'impasse. Angela Merkel est-elle encore en mesure de mener une nouvelle campagne électorale? Elle avait affirmé avoir longtemps hésité à se représenter une quatrième fois. Mais si elle est contestée en interne, ses adversaires n'ont pas d'alternative évidente à proposer. Si elle décide de se maintenir, quelle ligne politique assumera-t-elle? Après les élections de septembre, elle avait donné crédit à la CSU d'un virage à droite en abandonnant ses précautions de langage sur une limite à poser à l'immigration. Cette pression sur sa droite l'a privée de marge de manœuvre durant les discussions de coalition pour incarner un point d'équilibre.

L'impasse politique à Berlin est aussi une mauvaise nouvelle pour Paris. Le chef de l'État Emmanuel Macron espérait pouvoir s'appuyer sur Angela Merkel pour faire progresser ses idées sur l'Europe. L'échec de la chancelière le prive de partenaire. Tout débat est gelé tant que l'Allemagne n'a pas de gouvernement.

Une mauvaise nouvelle pour Paris

L'impasse politique à Berlin est aussi une mauvaise nouvelle pour Paris. Le chef de l'État Emmanuel Macron espérait pouvoir s'appuyer sur Angela Merkel pour faire progresser ses idées sur l'Europe. L'échec de la chancelière le prive de partenaire. Tout débat est gelé tant que l'Allemagne n'a pas de gouvernement.

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