mardi 24 octobre 2017

«Seul le peuple a le droit de changer les institutions, que ce soit le parlement ou le gouvernement»

« Les indépendantistes, majoritaires au Parlement régional, prévoient la tenue
d'une séance plénière jeudi, à la veille de la mise sous tutelle de la région prévue par Madrid contre laquelle ils prévoient un recours.[…].../...
.../...À l'intérieur de la coalition, les radicaux de la CUP promettent d'orchestrer une campagne de «désobéissance civile massive» si le gouvernement central prend le contrôle de la région.[…] Les pompiers membres de l'Assemblée nationale catalane (ANC, indépendantistes), environ la moitié du corps, ont assuré lundi qu'ils ne reconnaîtraient d'autre autorité que celle de leurs «président, gouvernement et parlement». Des collectifs d'étudiants ont appelé à une grève dès jeudi à Barcelone. Le syndicat majoritaire dans l'enseignement en Catalogne, USTEC, a appelé «la communauté éducative à résister aux exigences» de l'Etat, annonçant qu'il ne reconnaitrait comme interlocuteurs que ceux qui «représentent la légitimité populaire».[…] Le responsable des relations extérieures de l'exécutif catalan, Raul Romeva a affirmé, dans une interview à la BBC, que les Catalans, et pas le gouvernement espagnol, étaient maîtres de leurs institutions. «Seul le peuple a le droit de changer les institutions, que ce soit le parlement ou le gouvernement», a-t-il dit, demandant «quelle crédibilité auraient les démocraties européennes si elles laissaient faire» Madrid. » rapporte Le Figaro dans une brève du 23 octobre 2017 à lire ci-dessous.

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Rien n’y a fait, les indépendantistes vivent dans une bulle

Bonnes lectures

La déclaration d'indépendance a été signée
par la majorité absolue des députés, elle sera
sans doute enregistrée prochainement pour
publication officielle, et d'après l'avis 2010/25
de la Cour Internationale de Justice elle est
conforme au droit international et ne viole
pas non plus le droit constitutionnel espagnol.
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La Catalogne promet la désobéissance civile
Le Figaro, le 23 octobre 2017
http://www.lefigaro.fr/international/2017/10/23/01003-20171023ARTFIG00130-le-parlement-catalan-se-donne-rendez-vous-jeudi.php

Les indépendantistes, majoritaires au Parlement régional, prévoient la tenue d'une séance plénière jeudi, à la veille de la mise sous tutelle de la région prévue par Madrid contre laquelle ils prévoient un recours.

Barcelone va apporter sa réponse à Madrid. Le Parlement catalan a prévu de se réunir jeudi en séance plénière, fait savoir le porte-parole de la coalition indépendantiste Junts pel Si. Cette séance du Parlement régional pourrait se prolonger jusqu'à vendredi, quand le Sénat à Madrid doit en principe voter sur les mesures de mises sous tutelle de la Catalogne, ajoute cet élu, Lluis Corominas. Selon lui, la coalition a l'intention d'intenter un recours contre l'application de l'article 155 de la Constitution qui ouvre la voie à la gestion directe et à de nouvelles élections. Les séparatistes menacent également de faire voter une déclaration unilatérale d'indépendance par le Parlement.

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À l'intérieur de la coalition, les radicaux de la CUP promettent d'orchestrer une campagne de «désobéissance civile massive» si le gouvernement central prend le contrôle de la région. Selon le parti d'extrême gauche catalan, la décision de Madrid est «la plus grande agression» contre la Catalogne depuis la dictature de Franco, qui lui avait retiré son autonomie. La CUP est un allié indispensable de Carles Puigdemont, sa coalition de 62 élus ayant besoin des dix voix de cette formation radicale au parlement régional de 135 députés pour avoir la majorité. Dans son communiqué, le parti exige aussi la proclamation «au plus vite» d'une république indépendante.

Les pompiers membres de l'Assemblée nationale catalane (ANC, indépendantistes), environ la moitié du corps, ont assuré lundi qu'ils ne reconnaîtraient d'autre autorité que celle de leurs «président, gouvernement et parlement». Des collectifs d'étudiants ont appelé à une grève dès jeudi à Barcelone. Le syndicat majoritaire dans l'enseignement en Catalogne, USTEC, a appelé «la communauté éducative à résister aux exigences» de l'Etat, annonçant qu'il ne reconnaitrait comme interlocuteurs que ceux qui «représentent la légitimité populaire».
Pompiers et professeurs contre l'État
Madrid prépare l'après

De son côté, Madrid précise ses intentions. Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont, devrait perdre tous ses pouvoirs une fois voté l'article 155 de la Constitution. «Il n'aura plus de signature, il ne pourra plus prendre de décisions valables, il ne touchera plus son salaire», prévient la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, questionnée par la radio Onda Cero sur ce que ferait le gouvernement si Carles Puigdemont refusait de quitter ses fonctions. Un représentant unique, nommé par Madrid, pourrait le remplacer temporairement. La vice-présidente n'a cependant pas précisé quelles mesures concrètes prendra le gouvernement si Carles Puigdemont, un ancien journaliste de 54 ans qui dirige la Catalogne depuis début 2016, désobéit.

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Le responsable des relations extérieures de l'exécutif catalan, Raul Romeva a affirmé, dans une interview à la BBC, que les Catalans, et pas le gouvernement espagnol, étaient maîtres de leurs institutions. «Seul le peuple a le droit de changer les institutions, que ce soit le parlement ou le gouvernement», a-t-il dit, demandant «quelle crédibilité auraient les démocraties européennes si elles laissaient faire» Madrid. «Nous respectons l'ordre constitutionnel et juridique de l'Espagne», a rappelé en réponse un porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, et les mesures que prépare le gouvernement espagnol «s'inscrivent précisément dans ce contexte constit