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mercredi 13 septembre 2017

La mode LGBTQ : plus de dépressions, de toxicomanies et de suicides…


« Nous savons déjà, avec la recherche sociologique, ce que la mode LGBTQ traduit en termes de résultats négatifs : une incidence beaucoup plus élevée de dépression, de toxicomanie et de suicide, des taux de natalité plus bas, des taux de mortalité plus élevés et un déclin rapide de la population. Ces différences ne sont pas déterminées par la présence ou l’absence de discrimination. Il est raisonnable de penser que les personnes LGBTQ sont plus susceptibles de disparaître. Mais il semblerait que beaucoup d’entre elles se moquent de disparaître, car elles considèrent leur absence d’enfant comme un effort vertueux pour lutter contre la surpopulation. Et elles se moquent de voir leur place prise par des gens hostiles et ouvertement homophobes venant de pays lointains, car ce serait raciste. À chacun son idée, mais essentiellement, il n’y a rien à craindre parce que tout va bien. Tout va selon le plan. Naturam expelles furca, tamen usque recurrit. Et puis les cycles reprendront. En attendant, je suggère que nous ignorions le bruit » écrit Dmitri Orlov dans un billet du 29 août 2017 à lire ci-dessous.


Bonne lecture
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Levez vous, les prisonniers de la sémantique ! 2/2

Par Dmitry Orlov – Le 29 août 2017 – Source Club Orlov
 
Traduction Le Saker, le 12 septembre 2017

http://lesakerfrancophone.fr/levez-vous-les-prisonniers-de-ma-semantique-22
 « Un mauvais travailleur accuse ses outils » est une expression assez commune, que les gens comprennent souvent de travers en pensant que les outils n’ont pas d’importance et que seules les compétences en ont. C’est évidemment faux : les outils sont importants et un bon ouvrier commence par se procurer de bons outils et les garde affutés et en bon état. Les bons ouvriers suivent les normes professionnelles, tant par les outils qu’ils utilisent que par les objets qu’ils produisent. En ce qui concerne la réflexion, notre principal outil est le langage. Il est très difficile d’exprimer des pensées compliquées en utilisant des langues simples ou de bien réfléchir en utilisant une langue imparfaite.

Par exemple, les pidgins et les créoles, qui évoluent spontanément dans des communautés isolées dépourvues de langage commun, manquent de concepts de temps (passé, présent, futur). Par conséquent, les utilisateurs de ces langues trouvent très gênant de se pencher sur des idées telles que la question de savoir si quelqu’un a dit ou fait quelque chose que personne n’aurait dit ou fait auparavant. La recherche sur un groupe isolé de sourds au Nicaragua qui a spontanément développé une langue de signes simple a montré qu’une fois que les concepts temporels ont été ajoutés à leurs langues, leur capacité à se rappeler le passé et à élaborer des plans pour l’avenir s’est également améliorée : la langue limite l’esprit.

Très probablement, ce n’est pas une limite indépassable, et même des moyens expressifs limités peuvent être améliorés par des efforts. Mais comme la plupart des gens ont tendance à être un peu paresseux, on peut s’attendre à ce qu’ils ne repoussent pas les limites de ce que leur langue peut facilement exprimer.
Tout aussi important, la plupart des langues ont intégré certaines protections qui restreignent ce qu’elles peuvent exprimer, bloquant de vastes zones d’impossibilité physiques, fantaisistes et illogiques. Celles-ci fonctionnent comme des garde-fous qui empêchent vos pensées d’aller sauter d’une falaise. Les langues qui ne possèdent pas ces garde-fous ne font rien pour limiter quelqu’un voulant répandre des non-sens fallacieux.

Les pidgins et les créoles mis à part, la plupart des langues majeures ont progressivement évolué avec le temps, devenant de plus en plus élaborées et raffinées, et à l’heure actuelle, toutes fournissent une trousse à outils très vaste pour exprimer des pensées constructives et créatives. Bien que les détails varient un peu, la plupart des langues indo-européennes (qui représentent plus de la moitié des locuteurs du monde et la majorité écrasante des textes publiés) ont un ensemble de caractéristiques grammaticales obligatoires : pour dire quelque chose, vous devez faire un choix de temps, d’humeur, de nombre, faire la distinction animée / inanimée et, de manière significative pour cette discussion, le plus chargé des termes contemporains, faire le choix du genre.

La plupart de ces caractéristiques ont été héritées de la langue proto-indo-européenne ancestrale, qui n’existe plus, mais qui a été reconstruite en recherchant les différences et les points communs entre les différentes langues connues, vivantes et mortes. Elle était dotée d’une très grande machine grammaticale. Le processus d’évolution linguistique loin de cette langue racine commune a entraîné une perte progressive de certaines distinctions grammaticales dans presque toutes les langues. Par exemple, le nombre dual a largement disparu, laissant tout simplement place au singulier et au pluriel. Mais la plupart des langues indo-européennes conservent le genre grammatical original, masculin, féminin ou neutre, ce qui est obligatoire pour tous les noms et les pronoms. Pour les noms qui sont animés et ont un sexe, genre = sexe ; pour le reste, le genre est arbitraire ; dans les deux cas, il est largement immuable, bien que certains suffixes (par exemple, -esse comme dans « la maîtresse ») peuvent induire un changement de genre.

L’une parmi la poignée de langues indo-européennes qui manque de genre grammatical est l’anglais, qui ne les retient que pour les pronoms personnels, et seulement au singulier. (L’arménien et le farsi en sont d’autres exemples.) L’anglais a évolué à partir d’une poignée d’autres langues, toutes ayant un genre grammatical, grâce à un processus de créolisation incomplet. Les systèmes de genre des différentes langues se sont affrontés, et ce qui a émergé comme résultat est une langue avec ses noms stérilisés. Cela peut sembler sans importance. Après tout, quelle différence cela fait-il que la lune soit féminine en français mais masculine en allemand ?

Là où le genre grammatical devient important, c’est qu’il fonctionne comme un garde-fou, pour empêcher les jeunes esprits d’aller dans le ravin de la confusion de genre. Prenez l’espagnol : si vous, en fonction de votre héritage, de votre culture adoptée ou de votre langue maternelle, vous décidez que vous êtes hispanique, le terme anglais commun – « latin » – en espagnol vous oblige à choisir entre « latino » et « latin ». En espagnol, le choix binaire de genre est obligatoire. Sauf si vous choisissez un des deux genres, vous ne pouvez pas vous décrire en utilisant un adjectif en espagnol ou vous référer au passé en russe.

En anglais, le genre grammatical est limité aux pronoms personnels, et ceux-ci peuvent être utilisés de manière à rendre le genre arbitrairement vague. Ceci, en combinaison avec un programme LGBTQ politiquement agressif, rend plus que probable que les jeunes ne parviennent pas à mûrir correctement, ce qui exacerbe l’actuelle épidémie de développement émotionnel bloqué. En réponse à la pression politique, la confusion entre les sexes est même inscrite dans la loi : la Californie a récemment criminalisé l’utilisation des pronoms personnels par le personnel des maisons de soins infirmiers qui ne sont pas d’accord avec la préférence des résidents, que ce soit « lui », « elle », « ils » (un symptôme de trouble de la personnalité multiple ?) ou « ze » (un extraterrestre créatif ?)… ou autre chose.

Notez qu’en dehors de ces contorsions et circonvolutions, il y a une remarquable petite confusion quant au sexe : à notre époque où l’analyse d’ADN est facilement accessible, il est facile d’établir, à partir d’une d’une gouttelette de son sang, si vous possédez une paire de chromosome XY (mâle) ou une paire XX (femelle). Les écarts par rapport à cette norme sont rares et invariablement infertiles.

Le principe selon lequel sexe = genre pour les sujets sexués et animés s’avère très utile, biologiquement parlant. Les opinions peuvent différer sur le but pour lequel vous êtes né, mais en ce qui concerne la nature, vous êtes ici pour répondre exactement à un seul but : procréer avant de mourir. Si vous ne le faites pas, votre lignée disparaîtra. Les opinions peuvent également différer sur la raison pour laquelle les hommes et les femmes existent, mais la seule vraie réponse est technique : les organismes qui héritent de la moitié de leurs gènes d’un parent et la moitié de l’autre se révèlent plus adaptables et survivent mieux aux changements environnementaux. Cela vaut pour les humains, les éléphants et les souris. Tout cela devrait être évident et banal.
Ainsi, la nature nous classe en trois tas : mâles, femelles et neutres (la pile de rejet). Loin d’être un atavisme linguistique, le genre grammatical reflète fidèlement ce fait. Dans les langues qui ont réussi à préserver cette fonctionnalité, sa fonction est de garder notre façon de penser et nos personnalités, sur le chemin bien balisé et hors du fossé.

Cela enrichit également les œuvres de littérature et de poésie en anthropomorphisant tout l’univers naturel et artificiel en le dotant de qualités masculines et féminines. En parlant poétiquement, le genre grammatical est un prisme à travers lequel on regarde la réalité, entrainant l’imagination. Appliqué aux objets inanimés, non sexués, le genre est arbitraire, mais il enrichit notre réalité. Il existe d’autres régimes de ce type ; prenez, par exemple, le Zodiaque : une collection arbitraire de symboles liés à des constellations qui ont retenu l’attention de beaucoup de gens pendant les derniers millénaires.

Une réponse que nous pourrions entendre, c’est que nous avons vaincu la nature et que, par conséquent, rien de tout cela n’a plus d’importance. Aujourd’hui, grâce au miracle de la science, nous pouvons faire toutes sortes de fantaisies avec la reproduction. Théoriquement, il est même possible de combiner les gènes de deux femmes pour faire une autre femme – aucun homme ne serait plus nécessaire pour une espèce ! Certains chercheurs travaillent même sur un utérus artificiel : aucune femme ne serait nécessaire pour une espèce. Comme je l’ai souligné précédemment, « les humains sont-ils encore nécessaires ».

Par ailleurs, un chemin linguistique vers un tel monde est déjà pavé : l’anglais contemporain perd la distinction animée / inanimée. Lors de l’édition de documents, je dois constamment remplacer « ça » par « qui » lorsque l’objet est animé, mais cela commence à ressembler à une bataille perdue. Si une personne est de même nature qu’une chose, traiter les entreprises comme si elles étaient des gens devient une seconde nature et la prochaine étape consiste à faire endosser aux robots des droits humains. Dans un monde dirigé par des robots, les humains pourront être élevés comme du bétail, en utilisant des techniques qui rendent la reproduction normale superflue, aussi longtemps que les robots ont besoin de nous. Mais qu’est-ce que c’est sinon un autre nom pour extinction ?

Je suis toujours assez optimiste pour dire qu’un tel régime technocratique totalitaire s’effondrerait sous son propre poids. Grâce à la loi des conséquences involontaires, il n’est possible de traiter la nature comme une machine que pendant une courte période avant que cette machine ne se décompose ou ne se retourne contre ses maîtres. La nature gagne toujours à la fin. Comme Horace l’a déjà dit, Naturam expelles furca, tamen usque recurrit. « Vous pouvez chassez la Nature par la porte, mais elle (natura est une fille) reviendra peu à peu. »
Une autre réponse que nous pourrions entendre est qu’il n’est pas nécessaire d’essayer de nous optimiser pour la reproduction, car la Terre est actuellement surpeuplée d’humains. Mais la surpopulation prendra soin d’elle-même : lorsque les matières premières agrochimiques qui ont alimenté la croissance rapide de la population vont diminuer, les taux de mortalité vont dépasser les taux de natalité et les populations vont diminuer de façon exponentielle.

Pendant les périodes perturbées, les taux de natalité et les taux de mortalité augmentent, mais le taux de mortalité augmente plus rapidement. (C’est exactement la tendance que montre le modèle World3 du Club de Rome, et cela a été mis en évidence il y a plus de trois décennies). Une diminution exponentielle est aussi rapide qu’une augmentation exponentielle. Il peut aussi y avoir des décès massifs, généralement à la suite d’événements calamiteux tels que les tsunamis, les attaques d’astéroïdes et les éruptions volcaniques. Ici, une population surdimensionnée est en fait un avantage parce qu’une population plus grande peut supporter un pourcentage plus élevé de pertes tout en conservant la capacité de s’en remettre.

Eux, ils crèveront sans suite, car ils n'auront même pas le temps de se repentir

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