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vendredi 4 août 2017

Paris va organiser les prochains Jeux Olympiques en 2024. Joie, bonheur et choucroute garnie !



« Mes enfants, mes amis, mes lecteurs, une grande nouvelle agite la République du Bisounoursland Française et Vivrensemblesque : tout indique que Paris va organiser les prochains Jeux Olympiques en 2024. Joie, bonheur et choucroute garnie ! Les efforts de toute notre excellente classe politique ont enfin porté leurs fruits : la capitale du Pays des Droits de l’Homme À Sprinter En Spandex Sponsorisé va enfin pouvoir montrer au reste du monde de quelle électricité bio éco-consciente elle se chauffe ! » écrit H. Seize dans un article du 4 août 2017 à lire ci-dessous.

Bonne lecture

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JO 2024 : Youpi, Paris va s’en prendre une bonne louche

Par H. Seize, le 4 août 2017


Mes enfants, mes amis, mes lecteurs, une grande nouvelle agite la République du Bisounoursland Française et Vivrensemblesque : tout indique que Paris va organiser les prochains Jeux Olympiques en 2024. Joie, bonheur et choucroute garnie ! Les efforts de toute notre excellente classe politique ont enfin porté leurs fruits : la capitale du Pays des Droits de l’Homme À Sprinter En Spandex Sponsorisé va enfin pouvoir montrer au reste du monde de quelle électricité bio éco-consciente elle se chauffe !

On peut d’ores et déjà admirer la belle performance de l’équipe française dans cette course au finish qui aura vu se disputer des douzaines de valeureux prétendants (puisque je vous le dis). Mais voilà : Paris était la plus belle, la plus forte et le choix du Comité olympique, parmi tous les un candidat en lice, fut dur.

Reconnaissons-le : grâce à l’habile élimination en rase campagne des autres rares concurrents dont Los Angeles qui aura pleutrement accepté quelques milliards de dollars pour se positionner plutôt sur les JO de 2028, Paris ne pouvait que gagner.

Voilà donc l’affaire réglée, ou quasiment : Paris va organiser la plus magnifique fête sportive possible, le tout en relevant évidemment avec brio deux défis majeurs, celui de contenir les coûts d’aménagements à l’enveloppe prévue, et celui, non moins important, de rentabiliser l’ensemble de l’opération pour que les Parisiens, les Franciliens et tous les Français tirent un joli bénéfice de cette maââagnifique opération.
Dès lors, on ne peut qu’applaudir des deux deux mains l’épopée joyeuse que nous allons vivre ces six prochaines années pendant lesquelles tout sera mis en oeuvre pour que ces jeux soient la vitrine que la France mérite. Et puis, ce n’est pas comme si l’ensemble des parties prenantes de ce projet n’étaient pas toutes surentraînées pour relever ce défi, n’est-ce pas !

Déjà, on sait que les budgets seront tenus. 

Forcément, puisque l’ensemble de l’aventure est pilotée par la plus belle brochettes de gestionnaires qu’on ait connus en France, à commencer par la socialiste Anne Hidalgo, la maire de Paris. Qui, en matière de budget serré et de comptabilité tenue au cordeau pourrait-on trouver de mieux ? Après tout, Paris nage dans les surplus budgétaires joufflus depuis qu’elle est arrivée. Ce qu’elle est parvenu à accomplir pour les Parisiens, nul doute que l’Anne de Paris parviendra à le faire pour ces Jeux.

On sait aussi que les retombées seront énormes et les bénéfices dodus.

Comme toutes les éditions précédentes des Jeux l’ont prouvé, en faire des machines à cash est assez facile : les touristes se bousculeront par millions, viendront dépenser des fortunes dans les luxueux hôtels de la Capitale et claqueront avec gourmandise le reste de leur argent de poche dans les milliers de commerces et boutiques périphériques (et au-delà), notamment à Saint-Denis où une partie des activités olympiques auront lieu. D’ailleurs, compte tenu de l’impact bénéfique magistral de l’implantation du Stade de France dans cette ville il y a 20 ans, comment douter qu’une réédition de l’expérience, en plus coûteux, sera une réussite flamboyante ? Du reste, on peut aussi compter sur la population locale pour apporter sa touche si particulière à l’ensemble de l’exercice, qui ajoutera à cette réussite économique et sociétale un côté à la fois festif et citoyen, c’est certain.

Et surtout, tout le reste marche déjà très bien.

Si certains ronchons se focalisent sur l’aspect pharaonique de ce projet, d’autres, plus lucides, sauront se rappeler que de toute façon, tous les autres domaines sous la responsabilité de l’Etat sont déjà très bien gérés et qu’on a donc une marge de manœuvre saine pour entreprendre ces aventures. 

Ainsi, le domaine régalien est largement couvert : l’armée baigne dans le luxe et l’opulence à tel point que certains généraux rouspètent (jusqu’à démissionner !) de ne savoir que faire de ces budgets et dotations obèses, et rappellent qu’un peu de retenue et une organisation un peu plus spartiate de nos armées pourraient éviter d’avoir des soldats dodus, des matériels trop nombreux, derniers cris et toujours scandaleusement bien entretenus. Rassurons-les : l’argent de ces jeux sera justement pris à ces budgets grassouillets et ces dotations trop larges. L’armée va pouvoir retrouver sa forme de combat.

Il en va de même avec la sécurité intérieure, qu’elle soit prodiguée par nos policiers et nos gendarmes, trop bien payés, trop bien dotés et trop nombreux, dont le travail exemplaire a permis d’éviter 100% des attentats et des excès de vitesses sur les 5 dernières années au moins. On pourrait évoquer aussi tous ces Canadairs qui assurent le contrôle des feux de forêt et dont tout le monde s’accorde à dire qu’ils sont neufs, en bon état et en nombre largement suffisants.

Sera-t-il nécessaire de mettre en balance ces Jeux et l’état général, irréprochable, des infrastructures françaises, par exemple en matière ferroviaire ? Je ne pense pas. La célérité et la ponctualité avec lesquelles tous les passagers ont pu prendre leur train lors du dernier chassé croisé de Juillet/Août prouvent s’il était nécessaire que la SNCF est tenue de main de maître et que l’argent qu’on consacrera à une piscine olympique, des pistes d’athlétisme flottantes ou une Seine assainie ne servirait à rien chez l’opérateur de petits trains rigolos.

Au passage, on se réjouit d’avance de savoir que, dans six ans et pour assurer la réussite de ces jeux, les RER A, B et C seront à l’heure et desserviront toutes les gares comme prévu. Le choc, pour les Parisiens, sera fort mais, espérons-le, agréable. Moyennant une communication planifiée longtemps à l’avance, gageons que tout se passera bien (d’autant que la SNCF est mondialement reconnue en terme de communication avec ses usagers).

Mais enfin et par-dessus tout, on sait que ces Jeux sont à la fois nécessaires et voués à la réussite flamboyante parce que l’Etat français sait s’occuper de ces grandes occasions citoyennes.

Certes, comme l’a rappelé en campagne notre Grand et Beau Président Emmanuel Macron, l’Etat n’est pas là pour fabriquer des lave-linges. Mais au moins l’Etat sait faire rouler les trains, construire des bateaux et, bien sûr, goudronner des pistes d’athlétisme.

Dès lors, que la joie remplisse nos cœurs de moutontribuables à l’approche d’une tonte d’ampleur biblique : les JO de 2024 échouent échoient à Paris, et c’est supayr.

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