samedi 5 août 2017

La culture de la fuite doit cesser



« « Nous le disons haut et clair : la culture de la fuite doit cesser », a déclaré Jeff Sessions, accompagné du chef des renseignements états-uniens, Dan Coats.( ) Après avoir été récemment accusé par le président de ne pas avoir été assez « ferme » contre les divulgations d’informations censées demeurer secrètes, M. Sessions était sous pression pour frapper dur et colmater les brèches » rapporte Le Monde dans une brève du 4 août 2017 à lire ci-dessous. 

Bonne lecture

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La justice américaine s’attaque à la « culture de la fuite » qui mine la présidence Trump

Quatre personnes ont été inculpées pour divulgation d’informations confidentielles, a annoncé le ministre de la justice Jeff Sessions

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Le gouvernement de Donald Trump serre la vis. Le ministre de la justice, Jeff Sessions, a déploré vendredi 4 août le nombre « sidérant » de fuites d’informations survenus depuis l’installation de l’administration Trump, qu’il estime « dommageables » pour la sécurité des Etats-Unis. Lors d’un point presse à la Maison blanche, le ministre a annoncé que quatre personnes avaient été inculpées pour cette raison, sans préciser les enquêtes dont il était question.

« Nous le disons haut et clair : la culture de la fuite doit cesser », a déclaré Jeff Sessions, accompagné du chef des renseignements états-uniens, Dan Coats. M. Sessions a précisé que le nombre d’enquêtes contre ceux accusés de saper la sécurité nationale en révélant publiquement des informations confidentielles avait triplé depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir.

Il a également indiqué que la police fédérale avait augmenté ses effectifs chargés du dossier, et que le gouvernement était en train de revoir sa politique d’assignation des organes de presse afin qu’ils révèlent leurs sources. « Aucun Etat ne saurait être efficace si ses dirigeants ne peuvent discuter sereinement d’affaires sensibles ou discuter librement en pleine confiance avec des leaders étrangers », a justifié le ministre de la justice.

Des fuites quasi quotidiennes depuis six mois

Ces déclarations de l’exécutif surviennent au lendemain de la publication par le Washington Post de retranscriptions téléphoniques entre Donald Trump et le premier ministre australien ainsi qu’avec le président mexicain ; retranscriptions qui ont donné une image peu flatteuse du président des Etats-Unis.

Dans un contexte alourdi par la valse des conseillers les plus proches du président et par les règlements de comptes au sein de l’exécutif, le feuilleton des fuites est devenu quasi quotidien depuis six mois.
La relation entre Londres et Washington a par exemple été émoussée à la fin de mai quand des éléments de l’enquête sur l’attentat de Manchester, transmis dans le cadre de la coopération en matière de renseignement, se sont retrouvés sur la place publique du côté américain de l’Atlantique.

Le procédé a même été utilisé par James Comey, l’ex-directeur du FBI limogé par Donald Trump, qui a reconnu avoir lui-même transmis à la presse des notes sur ses rencontres avec le président des Etats-Unis, afin de provoquer la nomination d’un procureur spécial sur les ingérences russes dans l’élection.

Après avoir été récemment accusé par le président de ne pas avoir été assez « ferme » contre les divulgations d’informations censées demeurer secrètes, M. Sessions était sous pression pour frapper dur et colmater les brèches.

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