lundi 17 juillet 2017

Une "solution à deux Etats, Israël et Palestine", Macron est-il dans la bouteille ?



« Lors d'une déclaration commune à l'Elysée avec Benyamin Nétanyahou, chef du gouvernement israélien, le président Emmanuel Macron a appelé à une "reprise des négociations" en vue d'une "solution à deux Etats, Israël et Palestine". "La France se tient prête à appuyer tous les efforts diplomatiques allant dans ce sens", a ajouté le chef de l'Etat. Israël et Palestine doivent pouvoir "vivre côte à côte dans des frontières sûres et reconnues, avec Jérusalem comme capitale" rapporte Le Figaro dans un article du 16 juillet 2017 à lire ci-dessous. Dont acte.

J’invite pourtant mes lecteurs à lire (ou à relire) un article du 11 juillet 2017 de Thierry Meyssan et dont je remets en ligne (après l’article du Figaro ci-dessous) l’extrait traitant de cette question. Cet extrait montre que l’affaire pourrait avoir déjà été réglée… à la sauce israélienne, naturellement. Macron le sait-il ? Si oui, pourquoi fait-il semblant de ne pas le savoir ? Si non, c’est qu’il est lui aussi dans la bouteille.

Bonne lecture

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Proche-Orient : Macron pour une "solution à deux Etats"

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/07/16/97001-20170716FILWWW00087-israel-macron-pour-une-solution-a-deux-etats.php

Lors d'une déclaration commune à l'Elysée avec Benyamin Nétanyahou, chef du gouvernement israélien, le président Emmanuel Macron a appelé à une "reprise des négociations" en vue d'une "solution à deux Etats, Israël et Palestine". "La France se tient prête à appuyer tous les efforts diplomatiques allant dans ce sens", a ajouté le chef de l'Etat. Israël et Palestine doivent pouvoir "vivre côte à côte dans des frontières sûres et reconnues, avec Jérusalem comme capitale".

Le chef de l'Etat a par ailleurs assuré le premier ministre israélien de sa "vigilance" sur l'accord signé sur le nucléaire iranien, en vue de sa "mise en oeuvre stricte". Il souhaite "enclencher un dialogue exigeant avec Israël sur le suivi de ce protocole". L'Iran, avec la situation en Syrie, et le conflit israélo-palestinien, a été un des principaux thèmes abordés par les deux dirigeants, pour leur première rencontre officielle.

Selon l'Elysée, la rencontre devait être l'occasion de "signifier notre absence de complaisance envers l'Iran", bête noire d'Israël dans la région, qui a effectué en juin son premier tir de missiles en territoire étranger contre des cibles du groupe Etat islamique en Syrie.

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La paix en Syrie au profit d’Israël et de la Turquie ?


par Thierry Meyssan, 11 juillet 2017

http://cacaou3.blogspot.fr/2017/07/quont-negocie-trump-et-poutine-lors-du.html

Extrait :

« Israël, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont proposé de terminer la guerre contre la Syrie en actant la victoire de Tel-Aviv sur la Résistance palestinienne. Celle-ci est aujourd’hui divisée entre le Fatah qui gouverne à Ramallah et le Hamas à Gaza.

Or, le Fatah de Mahmoud Abbas a progressivement sombré dans la corruption et collabore ouvertement avec Israël. Tandis que le Hamas, créé par les Frères musulmans sous les auspices des services secrets israéliens pour affaiblir le Fatah, s’est discrédité d’abord par ses actions terroristes contre des civils, puis par son invraisemblable comportement durant la guerre contre la Syrie. De fait, seuls la Turquie et l’Iran persistent à soutenir le Hamas qui répugne la totalité des autres États. Sans honte, le Hamas qui s’était déjà allié au Mossad et à Al-Qaïda pour massacrer les dirigeants du FPLP au camp syrien de Yarmouk en 2012 [1], a imploré à nouveau le pardon de Tel-Aviv.

D’où ce plan ahurissant de réunir les deux principales factions palestiniennes, d’évincer le vieux Mahmoud Abbas (82 ans), de reconnaître un État palestinien fantoche et de placer à sa tête… le général Mohammed Dahlan.

Mohammed Dahlan, c’est ce leader du Fatah qui devint secrètement un agent israélien, lutta sauvagement contre le Hamas, puis empoisonna Yasser Arafat [2]. Démasqué, il fut exclu du Fatah, s’enfuit au Monténégro, et fut condamné par contumace. Il résidait ces dernières années aux Émirats arabes unis où il gérait une fortune de 120 millions de dollars détournés de l’Autorité palestinienne. Il devrait être accueilli à Gaza par ses ennemis historiques du Hamas, dont le nouveau « Premier ministre » Yahya Sinwar qui se trouve être un de ses amis d’enfance. Oubliant le passé, on lui confierait pour commencer la lutte contre l’Armée de l’islam, c’est-à-dire la branche palestinienne de Daesh.

Ce plan, s’il devait être mis en œuvre marquerait la liquidation définitive de la Résistance palestinienne, après 70 ans de lutte… »

Ce bien que nous présentent les forces du mal…

« … l’art des moyens de communication sait convertir en bien les actions les plus criminelles et en mal les actions les plus héroïques...