lundi 3 juillet 2017

Les gens qui ne sont rien ? On peut les traiter comme des non-êtres, on peut les tuer



« L’enfant à naître, la femme de ménage, le junkie du coin, le vieux dément, le petit salarié qui ne joint pas les deux bouts, les gens simples… Tôt ou tard, ils seront traités comme des non-êtres. Certains le sont déjà…  Les gens qui ne sont rien ? On peut les tuer… » écrit Jeanne Smits dans un article du 3 juillet 2017 à lire ci-dessous. 

Bonne lecture

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Macron est bien socialiste :
« Des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien »

Par Jeanne Smits sur reinformation.tv, le 3 juillet 2017 18 h 05 min

Saluons, pour une fois, la sincérité d’Emmanuel Macron. Dieu sait si tout le monde lui en veut : ses amis comme ses adversaires. On ne dévoile pas impunément la vraie nature du socialisme ! Le tout frais président de la République a commis cet impair majeur en déclarant que dans une gare, on croise « des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ».

Macron a fait cette déclaration lors de l’inauguration de l’incubateur français de start-ups, station F, installée dans l’ancienne halle Freyssinet.

Et oui, ces propos ont été sortis de leur contexte. Emmanuel Macron, récusant le temps « d’avant », cherchait à montrer aux jeunes qui espèrent en ce lieu faire réussir leur idée économique, que le temps des copinages ou des diplômes obligatoires pour réussir ne sont plus. Cela reste à voir. Il cherchait également à leur dire que la réussite comporte une responsabilité : celui qui a devrait en concevoir le devoir d’aider celui qui n’a pas.
Des gens de peu à ceux qui ne sont rien, un monde !

C’est la vieille opposition entre les « haves » et « have-nots », en somme. Mais rappelons d’emblée que cette expression anglaise a trouvé son origine dans le discours des communistes et des collectivistes, de Marx à Pol Pot et de Lénine à Mao. En cela, il s’agit bien d’un discours socialiste, car ce qui se comprend, ce qui a un sens en morale, en application du devoir de charité, est dévoyé lorsque la politique en fait une obligation sans appel. Regardez le discours de Macron : il s’agit bien d’une obligation sans appel.

Mais en réalité, ses paroles sont plus graves encore. Opposer « les gens qui réussissent » aux « gens qui ne sont rien », ce n’est pas limiter sa réflexion au fait d’être riche ou pauvre, d’être reconnu dans la société ou d’être laissé-pour-compte. Le président Macron, dont il ne faut pas penser un seul instant qu’il ne choisit pas ses paroles avec soin, a employé le verbe « être ».

Macron le socialiste avertit les gens qui réussissent

« Ceux qui ne sont rien », Macron les voit bien ainsi, comme des non êtres, des personnes qui ne pourraient valoir qu’à travers leurs avoirs et leur succès ; les sans-grades que l’on ignore, à tort peut-être, mais qui le resteront tant que les chevaliers de la réussite ne les auront pas aidés à sortir du néant.

L’enfant à naître, la femme de ménage, le junkie du coin, le vieux dément, le petit salarié qui ne joint pas les deux bouts, les gens simples… Tôt ou tard, ils seront traités comme des non-êtres. Certains le sont déjà.

Les gens qui ne sont rien ? On peut les tuer…

C’est cela, le socialisme. François Hollande ne disait pas autre chose en évoquant les « sans dents ». Macron va simplement un peu plus loin. Les deux hommes révèlent la réalité profonde de la Révolution qui prétend améliorer la condition des pauvres en renversant l’ordre établi, mais qui en réalité se servent des pauvres pour renverser l’ordre établi.

On ne sache pas que les révolutions, qu’elles soient de 1789, de 1917, de Chine ou d’ailleurs aient jamais apporté la prospérité. Elles ont toujours beaucoup enrichi « ceux qui réussissent », et beaucoup tué ceux qui ne sont rien.

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