mercredi 28 juin 2017

Une cyberattaque mondiale bloque les ordinateurs et exige une rançon en bitcoins

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Une cyberattaque mondiale frappe des entreprises et des administrations


Une nouvelle attaque informatique est en cours de propagation. Elle bloque les ordinateurs contaminés et exige une rançon. Les pays les plus touchés sont l'Ukraine et la Russie, mais la France et les États-Unis sont aussi concernés. Le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête.
Un nouveau virus se déchaîne sur le Web. Un rançongiciel touche des entreprises et des services gouvernementaux dans le monde entier. Les principaux pays touchés seraient l'Ukraine et la Russie, mais le géant publicitaire britannique WPP, l'industriel français Saint-Gobain ou la SNCF sont aussi concernés. Ce qui vient de pousser le parquet de Paris à réagir en déclenchant l'ouverture d'une enquête de flagrance pour «accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données», «entrave au fonctionnement» de ces systèmes et «extorsions et tentatives d'extorsions».

Le logiciel Petya ne serait pas en cause

En France, Saint-Gobain «fait l'objet d'une cyberattaque. Par mesure de sécurité, afin de protéger nos données, nous avons isolé nos systèmes informatiques», indique le groupe à l'AFP. «C'est arrivé entre midi et deux, certains de mes collègues ont vu s'afficher des choses étranges, puis l'écran noir et le message nous demandant 300 dollars pour récupérer nos données», a détaillé un chef de service travaillant, en Picardie, dans une société du groupe, et qui a requis l'anonymat. Le message était en anglais. La SNCF est également touchée, mais l'attaque serait «contenue» selon un porte-parole à l'AFP. «Comme d'autres entreprises, la SNCF subit l'attaque en cours (...) nous ne sommes pas victimes», a insisté ce porte-parole, soulignant que les opérations de l'entreprise ferroviaire n'étaient pas affectées.

Selon un communiqué de l'entreprise de cybersécurité russe Kaspersky Labs, la cyberattaque n'utilise pas le rançon logiciel Petya. «Notre analyse préliminaire suggère qu'il ne s'agit pas d'une variante du ransomware Petya, comme suggéré jusqu'ici, mais d'un nouveau ransomware, qui n'a jamais été vu jusqu'ici. C'est la raison pour laquelle nous l'avons surnommé NotPetya», a expliqué l'entreprise.

L'Ukraine et la Russie les plus touchés

Plus tôt dans la journée, les passagers du métro de Kiev en Ukraine ne pouvaient pas payer par carte bancaire, les panneaux d'affichage de l'aéroport de Kiev ne fonctionnaient plus et des banques ukrainiennes devaient mettre en pause certains des services proposés à leurs clients. En Russie, Rosneft, l'un des plus gros producteurs de pétrole au monde, ainsi que le sidérurgiste Evraz se sont dits victimes de l'attaque.

Selon la société spécialisée en sécurité informatique Group-IB, «environ 80 entreprises ont été visées» en Russie et en Ukraine. Parmi elles, dont Mars, Nivea, Auchan et des structures gouvernementales ukrainiennes. Dans un communiqué, la banque centrale d'Ukraine a indiqué avoir «signalé aux banques et aux autres agents du marché financier une attaque informatique externe menée aujourd'hui contre les sites des banques ukrainiennes et d'entreprises publiques et commerciales». À la suite de ces attaques, «les banques éprouvent des difficultés à prendre en charge leurs clients et faire des opérations bancaires», a ajouté la Banque nationale d'Ukraine (NBU).

Le site du gouvernement ukrainien éprouvait également des difficultés dans l'après-midi. Plusieurs banques ont confirmé une attaque informatique contre leurs services. Kiev a déjà accusé des personnes ou groupes proches du gouvernement russe d'être à l'origine de cyberattaques visant leurs sites officiels.

Des entreprises américaines et européennes victimes

L'AFP indique également que les ordinateurs mesurant la radioactivité du site de la centrale nucléaire de Tchernobyl ont été affectés par la cyberattaque, obligeant les techniciens à se servir des compteurs Geiger. «Nos techniciens mesurent la radioactivité avec des compteurs Geiger sur le site de la Centrale, comme on le faisait il y a des dizaines d'années», a déclaré Olena Kovaltchouk, la porte-parole de l'Agence gouvernementale de gestion de la zone d'exclusion de Tchernobyl, le système Windows gérant automatiquement la surveillance de la radioactivité étant inopérant.

» Tchernobyl affecté par la cyberattaque
 
La France, l'Ukraine et la Russie ne sont cependant pas les seuls touchés. Une chaine de télévision locale aux Pays-Bas a rapporté que 17 terminaux d'envoi de containers de l'entreprise Maersk seraient également affectés par l'attaque. Le journal El Confidencial rapporte également des infections dans plusieurs entreprises nationales. En Allemagne, selon la chaîne de télé régionale NDR, «plus rien ne fonctionne au siège» de Beiersdorf, le fabricant de la crème Nivea et de nombreux salariés ont dû rentrer chez eux.

Les États-Unis sont également touchés par la cyberattaque. Le laboratoire pharmaceutique Merck serait ainsi la première victime américaine connue. La porte-parole de l'entreprise s'est refusée à communiquer auprès de l'AFP sur un potentiel piratage des données. «Nous sommes en train d'enquêter et fournirons des informations supplémentaires lorsque nous en aurons plus», a-t-elle indiqué.

» Merck victime de la cyberattaque mondiale
 
Le groupe américain Mondelez, propriétaire des biscuits LU, se dit lui touché par une panne informatique, sans mentionner la cyberattaque mondiale.

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