vendredi 16 juin 2017

Macron et son suivisme germanique



Ainsi donc… C’est parfois ainsi que l’on commence la rédaction d’un article dont on ignore le sujet en se disant que, comme l’appétit vient en mangeant, les idées viendront en écrivant. Ce n’est pas que les idées pour un sujet d’article me manquent, c’est que j’ai l’embarras du choix et comme j’ai un peu de temps libre, l’envie d’écrire et plus forte que celle, par exemple, d’aller dormir. Ainsi donc… mon dîner étant pris, je m’installe à mon clavier et je commence à taper les touches.

Il fait très chaud. Je ne sais pas combien de degrés, mais vraiment, il fait très chaud. La nuit tombe. Des chiens aboient au loin. Je me prépare une cafetière de café léger parfumé avec des graines d’aneth que j’ai ramassées autour de la maison puis fait sécher l’année dernière et de la cannelle en poudre. Je le sirote froid avec du sucre roux non raffiné de canne à sucre.

Ainsi donc, le jour tombant, l’atmosphère se rafraîchit et j’ouvre toutes les fenêtres. Enfin, je peux commencer à respirer. Une belle soirée estivale commence. Je surfe une nouvelle fois sur mes sites favoris mais mon sujet ne vient toujours pas et j’en suis déjà à mon troisième paragraphe. Un oiseau vient piailler à la fenêtre de mon bureau. Un autre lui répond, caché dans un olivier qui pousse entre deux gros rochers. Tout cela forme une partie de mon magnifique paysage environnant.

Il n’y a pas que des belles choses dans mon environnement mais je ne parlerai pas des moches qui m’occupent assez pendant la journée. Heureusement pas tous les jours. Heureusement, je suis aussi occupé à faire des choses passionnantes comme, ces derniers temps, un superbe projet d’architecture. J’ai un fantastique logiciel qui me permet de faire tout ce que je veux. Mon client est enchanté. Ah, j’ai oublié de préciser que pour mon dîner, je me suis fait une sorte de taboulé avec de la salade du jardin, du moins ce que mes tortues m’ont laissé. Ces pauvres tortues qui exaspèrent tant mon jardinier à qui j’ai interdit de les interdire de repas dans mon potager. La vie n’est pas simple mais j’aime tant la musique de castagnettes qu’elles font quand elles s’aiment.

Ainsi donc, Macron n’y comprends rien en politique ai-je écrit dans mon article précédent qui n’avait rien à voir avec Macron. C’est pourquoi j’y reviens. Et voilà que mon sujet s’impose. Pourquoi ce jugement est-il tombé comme un cheveu dans la soupe alors que j’écrivais sur tout autre chose ? Ce tout autre chose concernait la réaction de l’Allemagne et de l’Autriche contre les sanctions antirusses décidées par le Congrès US. Macron n’est pas le chef de l’un ou l’autre de ces trois pays. De plus, le NordStream-2 victime des nouvelles sanctions US ne concerne pas la France. Que vient donc faire Macron là-dedans, dedans mon article ?

C’est que Macron pratique un suivisme merkelien comme l’Europe a pratiqué pendant des décennies un suivisme américain. Or, ce suivisme n’a rien à voir avec une quelconque politique, pas même une idéologie dont Macron est totalement dépourvu. Pourtant, Macron soutient, certes mezzo voce, Merkel contre certaines sanctions antirusses du Congrès US. Et voilà mon sujet en clair : ce n’est pas que Macron soit pour ou contre telle ou telle sanction antirusse. C’est que Macron suivra toujours et malgré lui mamie Merkel. Ce suivisme là – sa fascination pour les mamies - est la marque de fabrique de Macron, son ADN politique. Si Merkel n’est pas réélue aux prochaines élections, Macron cessera son suivisme germanique.

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