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samedi 24 juin 2017

Affaire Ferrand: dénoncer un complot est, selon l’AFP, diffamatoire



«N’en déplaise aux amateurs de complot, le pouvoir n’intervient aucunement dans la production de l’information de l’AFP.» déclare la directrice de l'information de l’AFP, Michèle Léridon pour se défendre contre l’accusation portée par les journalistes du syndicat SNJ CGT d'avoir «étouffé des informations gênantes pour le nouveau pouvoir».

 Or, comme je l’ai montré ICI, un complot n’a pas besoin d’être piloté par le pouvoir pour exister puisqu’il est de « nature spontanée ». Il suffit d’une fuite anonyme sur les réseaux sociaux reprises et amplifiées par les grands médias puis autosaisie par quelques juges politisés pour faire tomber la victime. Tout se fait tout seul, sans concertation entre les différents groupes de comploteurs (réseaux sociaux, médias et justice selon la classification proposée par Bayrou à l'époque ministre de la Justice) ni à fortiori avec le pouvoir. Donc, dire qu’il n’y a pas de complot parce que le pouvoir n’y participe pas est diffamatoire par rapport à la vérité et c’est Léridon qui devrait être poursuivie et non pas les syndicats.

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«Amateurs de complot» : l'AFP se défend d'avoir voulu étouffer l'affaire Ferrand et contre-attaque

Accusée par ses journalistes du syndicat SNJ CGT d'avoir «étouffé des informations gênantes pour le nouveau pouvoir» en ne publiant pas des révélations au sujet de Richard Ferrand, l'AFP a répondu en qualifiant ces allégations de diffamatoires. 

L'agence de presse AFP a réagi le 23 juin par l'intermédiaire de sa directrice de l'information, Michèle Léridon, aux accusations formulées le 22 juin par certains de ses propres journalistes. Ces derniers avaient accusé l'AFP, dans un communiqué du syndicat SNJ-CGT, d'avoir sciemment choisi de ne pas révéler des informations pouvant compromettre la carrière politique et ministérielle de Richard Ferrand, cheville ouvrière de l’ascension fulgurante d'Emmanuel Macron.
Dans un post du blog «Making-of», dépendant de l'AFP et animé par des journalistes de l'agence, Michèle Léridon a qualifié d'«inacceptables» les critiques formulées par le syndicat SNJ-CGT. Affirmant que l'AFP «n'étouff[ait] pas les affaires gênantes pour le pouvoir», elle a rétorqué de manière virulente : «N’en déplaise aux amateurs de complot, le pouvoir n’intervient aucunement dans la production de l’information de l’AFP.»

Selon le syndicat CGT, l'AFP était en possession d'informations mettant en cause le désormais ex-ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, bien avant que l'affaire des Mutuelles de Bretagne ne soit publiée le 24 mai par le Canard enchaîné. Le SNJ CGT ajoutait : «La rédaction en chef France [de l'AFP] n'a pas jugé le sujet digne d'intérêt». Des attaques auxquelles la directrice de l'information a rétorqué : «Les éléments dont nous disposions [...] ne répondaient aucunement [à la fiabilité des faits et des sources].»

L'insinuation de collusion avec le «nouveau pouvoir politique» et la mise en cause de la rédaction en chef de l'AFP par le syndicat SNJ CGT ont également été balayées par la directrice de l'information :  «C’est l’une des pires accusations que l’on puisse proférer à l’égard de la rédaction de l’Agence.»

«L’une des obligations fondamentales, contenues dans notre statut, est de diffuser une information exacte, impartiale et digne de confiance. En toute indépendance», a-t-elle assurée, ajoutant : «Pour moi, dire que la rédaction en chef a voulu étouffer des informations de crainte de bousculer un membre du gouvernement relève de la diffamation.»

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