vendredi 5 mai 2017

J – 2 : modèle de lettre d’allégeance à Macron (surtout pour les Français résidents à l'étranger)



Le Figaro met en ligne la lettre de soumission à Macron de soixante ambassadeurs de France qui se transforment, de fait, en ambassadeur de « la Nouvelle République d’Europe », le futur nom officiel de notre nation qui va très probablement être plongée dans une nouvelle parenthèse de son Histoire comme à l’époque du gouvernement de Vichy.

Ce modèle de lettre développe les grandes lignes de notre future politique étrangère que nos diplomates devront mettre en œuvre. Elle propose tous les éléments de langage qui devront être tenus dans les soirées mondaines des salons parisiens et des grandes capitales étrangères alliées, c’est-à-dire essentiellement Berlin et Bruxelles, les dernières à défendre cette politique depuis le Brexit et l’arrivée de Trump au pouvoir.

Voici la lettre :


Seul Emmanuel Macron saura défendre les intérêts de la France en Europe et dans le monde.
Nous avons servi notre pays de longues années dans les rangs de la diplomatie française. Nous sommes aujourd'hui inquiets pour le sort de la France. Celle-ci a besoin de réformes profondes pour retrouver son rang et son influence. Le projet du Front national signifierait, au-delà même du désastre financier, l'isolement et le déclassement du pays, avec les conséquences que l'on imagine pour notre indépendance.
Et cela dans un contexte international particulièrement troublé, menaçant, incertain. Les terribles attentats qui ont ensanglanté la France, mais aussi tant d'autres pays, renvoient aux guerres du Moyen-Orient et à la menace djihadiste. Depuis la crise ukrainienne, la stabilité et la sécurité de notre continent européen sont à nouveau en jeu, comme le ressentent avec acuité nos amis allemands. Après le vote britannique sur le Brexit, tous les équilibres européens sont à repenser. Depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, le risque existe d'une remise en cause des grands accords internationaux qui structuraient tant bien que mal la mondialisation - que l'on songe au commerce ou au climat. Les frappes américaines en Syrie créent une incertitude qui impose une sûreté de jugement et un cap clair pour notre diplomatie.
La capacité à mener une politique étrangère fidèle à notre histoire mais adaptée aux réalités d'aujourd'hui est pour nous le critère essentiel du choix du prochain président de la République. La première des priorités est d'être en mesure de défendre notre indépendance nationale. Emmanuel Macron possède cette qualité de n'avoir marqué aucune complaisance à l'égard d'aucune puissance extérieure. Il est respecté à l'étranger. Il sait la nécessité de dialoguer avec les puissances, y compris avec la Russie, avec fermeté et exigence. Il est intellectuellement et politiquement le mieux armé pour définir avec nos partenaires européens un cadre de relation à long terme équilibré avec la Russie - comme d'ailleurs de tenir tête à Donald Trump pour défendre nos intérêts.
Engagé à défendre la Nation, Emmanuel Macron est aussi le seul candidat susceptible d'exercer un mandat présidentiel qui soit clairement pour l'Europe et ouvert à une mondialisation régulée. C'est là le vrai réalisme. C'est la seule approche qui puisse nous permettre d'atteindre le second objectif que doit viser notre diplomatie: retrouver un rôle moteur dans les affaires de l'Europe et accroitre notre capacité à peser dans les affaires du monde. Emmanuel Macron a conscience des dysfonctionnements de l'Europe et se montre résolu à engager une démarche de réforme concertée de son fonctionnement. Ses liens avec l'Allemagne et avec de nombreux responsables européens, ses compétences économiques reconnues, le caractère novateur de sa démarche, sa jeunesse même, tout cela plaide pour sa capacité à offrir de la France une image plus moderne, plus à même d'avoir un impact réel, car plus en phase avec le monde réellement multipolaire d'aujourd'hui, où il faudra redonner un sens à la construction européenne, savoir parler aux puissances émergentes, traiter les enjeux globaux comme le climat, le développement ou les migrations, donner toute leur place aux Nations Unies, dynamiser la diversité culturelle et retrouver une véritable ambition pour la francophonie.
Et puis il y a le Proche-Orient, si lié aux bases mêmes de notre civilisation et dont les soubresauts ont désormais des conséquences directes sur notre sécurité. Il y a l'Afrique et le Maghreb, qui doivent être pour la France une priorité majeure. Emmanuel Macron sait parfaitement que la France devra se positionner, agir, défendre ses intérêts et ses valeurs dans une zone qui est en grande partie une zone de crise et où elle est plus qu'ailleurs attendue. Il saura chercher dans le dialogue exigeant et l'action collective les ressources nécessaires pour lutter contre la menace terroriste et promouvoir, enfin, s'agissant de la Syrie, une transition politique nécessaire à la stabilité dans la région.
Pour toutes les raisons que nous venons d'évoquer, et bien que venant d'horizons politiques différents, nous pensons qu'il faut soutenir la candidature d'Emmanuel Macron au deuxième tour de l'élection à la présidence de la République.

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