lundi 27 mars 2017

Course à l'Elysée (J - 27): l'inéluctable progression du populisme

A 27 jours du premier tour de l'élection présidentielle française (le 23 Avril), il semble que rien ne soit joué entre E. Macron et F. Fillon pour le premier tour alors que les autres prétendants sont assez largement distancés.

Ce qui est nouveau, c'est le basculement qui vient de se produire en faveur de F Fillon (3) qui a trouvé la parade pour se libérer des affaires qui plombent sa campagne depuis des semaines alors que celle de Macron manque soudainement de souffle, ceci ayant sans doute à voir avec cela.

A partir du moment où le candidat LR rebondit (4), les ralliements opportunistes en faveur de Macron vont se réduire comme peau de chagrin. Il n'est même pas certains que M Valls franchisse finalement le cap et rejoigne son ex-ministre des Finances.(1)

Pour M Le Pen, la question est celle du second tour où tous les sondages la donne perdante alors qu'elle peut encore, et de plus en plus, rallier du monde à droite (2) et à gauche pour finalement créer la surprise. Une surprise en réalité parfaitement feinte par ses adversaires pour sauver la face devant l'inéluctable progression du populisme.

(1) Selon Le Figaro du jour, "Manuel Valls réunit à nouveau ses soutiens mardi. Emmanuel Macron lui a fait savoir qu'il ne souhaitait pas son ralliement."

(2) Selon Le Monde : "Rendre hommage à Philippe de Villiers, ancien président du conseil général, est en revanche facultatif, mais cela peut toujours servir pour attirer l’électorat de droite, à moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril. C’est ce qu’a fait la candidate du Front national (FN), dont le rapprochement avec l’ancien secrétaire d’Etat de Jacques Chirac est de plus en plus manifeste."

(3) Y compris de la part de N Sarkozy, selon ce que rapporte Le Figaro: "En pleine affaire Fillon, Nicolas Sarkozy a récemment fustigé "l'ingérence du pouvoir médiatique" dans le fonctionnement de la justice, lors d'une intervention devant des avocats du barreau de Paris, rapportée par l'hebdomadaire Valeurs Actuelles aujourd'hui."

(4) "On est loin des bourrasques des semaines précédentes… «Il y a du beau et du mauvais temps, c'est pareil, c'est la campagne», observe Fillon plus souriant que d'habitude." rapporte Le Figaro dans un reportage décrivant le déplacement du candidat LR, ce lundi, en Loire-Atlantique.

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