lundi 6 juin 2016

USA : élection, Mohamed Ali, "Trump n'est pas à une contradiction près"

I06061618:20 - Au sujet de Mohamed Ali, "Donald Trump, candidat républicain à la Maison Blanche, n’est pas à une contradiction près" rapporte Le Monde.

La bienpensance parisienne qui se veut perspicace et subtile en devient véritablement bête et méchante. Comment cette gazette qui se prétend de référence peut-elle être inconsciente à ce point de la manière dont elle se fait manipuler et gruger par Trump ?

Ces salonards persifleurs de la rive gauche ne cessent de publier des mini-posts pour dénoncer les contradictions du candidat républicain. Ce faisant, ils omettent tout d'abord d'informer leurs lecteurs du véritable projet politique de Trump comme si cette élection américaine n'était qu'un "plaisir et un jeu" virtuel de vidéo à la mode sans saisir les conséquences extraordinairement concrètes que pourrait avoir une arrivée de Trump à la Maison Blanche, y compris pour nous Français. 

Ensuite, et d'un point de vue plus tactique, ces bienpensants ne se rendent pas compte que Trump mène une campagne "asymétrique" et que ses provocations permanentes ont pour but d'apporter du contenu aux gazettes, c'est à dire d'occuper complètement et en permanence l'espace médiatique de manière à occulter presque complètement les campagnes "conventionnelles" et datées de ses adversaires dont on ne parle du coup pratiquement pas malgré les dizaines de millions de dollars investis dans des clips de campagnes hors de prix. 

Pour Trump, il suffit de publier un simple tweet qui ne lui coûte rien et voilà que tout le monde en parle. C'est ça une campagne asymétrique et ça ne peut fonctionner que grâce à une "pensée libre" qui n'est donc pas bienpensante.
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Donald Trump, les sportifs musulmans et Mohamed Ali 
Le Monde, le 6 Juin 2016 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 6 Juin 2016 
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Donald Trump, candidat républicain à la Maison Blanche, n’est pas à une contradiction près.
Samedi 4 juin, à l’annonce de la mort de Mohamed Ali, il avait tweeté : « Mohamed Ali est mort à 74 ans ! Un véritable grand champion et un type merveilleux, il nous manquera. »

Mais le même Donald Trump ironisait dans un tweet en décembre à propos d’une allocution solennelle de Barack Obama après l’attentat de San Bernardino et demandait, en réponse aux propos du président : 
« Obama a dit dans son discours que des musulmans figuraient parmi nos héros sportifs. De quels sports parle-t-il. Et de qui ? »
Donald Trump ignore sans doute que Kareem-Abdul-Jabbar, le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, est musulman. Il n’ignore sans doute pas que Shaquille O’Neal, Hakeem Olajuwon et Larry Johnson, dans le monde du basket, ou Mike Tyson et Bernard Hopkins, dans celui de la boxe, sont aussi musulmans.

Mais peu importe. Le 9 décembre 2015, après ce tweet, Mohammed Ali avait décroché un direct à Donald Trump. Dans un communiqué envoyé à la chaîne NBC News, il s’en prenait aux « soi-disant djihadistes musulmans » et à « tous ceux qui utilisent l’islam à des fins personnelles ». La vraie cible était Donald Trump constatait NBC News. Le communiqué ne mentionne pas le candidat par son nom mais est titré « Au candidat présidentiel qui propose d’interdire l’immigration des musulmans aux Etats-Unis ».

Pourtant, les deux hommes ont pourtant eu plusieurs fois l’occasion de se rencontrer, comme n’ont pas manqué de noter les internautes, en décembre 2015, mais surtout comme en atteste une photo postée sur le compte Instagram du milliardaire, il y a un peu plus d’un an.

Vendredi 10 juin, l’ancien président William Clinton prononcera une partie de l’oraison funèbre du champion mort vendredi 4 juin.
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