samedi 11 juin 2016

USA : élection, ça irait mieux si Bernie dégageait

A11061606:35 - "It Was Better to Bern Out" s'énerve la bienpensance new-yorkaise qui n'en peut plus de ce Bernie qui s'accroche à Crazy comme une moule au rocher. Mais rien n'y fait, il est là, il sait que les démocrates ont besoin de ses fans pour le second tour et qu'ils ne vont donc pas le forcer outre mesure à lâcher prise. Il sera là jusqu'au 25 Juillet, à Philadelphie, avec l'idée sans doute assez folle (mais cette époque ne l'est-elle pas ?) que Crazy, elle, n'y sera pas. 

Hier, nos calculettes nous ont montré qu'il peut encore être nominé par la convention démocrate grâce aux votes des superdélégués, ce que la bienpensance universelle refuse de concevoir car le chaos que cela génèrerait dépasse son entendement. La bienpensance ne pense pas, elle ignore ce qu'est une pensée libre, donc ouverte à l'improbable qui ne l'est, improbable, que pour ses cerveaux fossilisés.

La convention de Philadelphie est encore loin, très loin, quarante jours exactement. Une éternité ! Et une "wild card" qui plane au dessus de Crazy comme une épée de Damoclès qui a, elle aussi, son projet, qui sait, qui pourrait bien le savoir, sinon, le diable en personne. 

La "wild card" du diable ? Une "wild card" diabolique, qu'aucun bienpensant ne peut regarder les yeux dans les yeux, que Sanders lui-même n'ose pas désigner en n'abordant jamais la question de l'enquête du FBI en sachant bien que cette agence pourrait ne pas apprécier d'être soumise à une quelconque pression. Il y va de son indépendance, donc de sa légitimité. 

La "wild card" du FBI n'est pas une création du FBI dans le sens d'une potentielle manipulation. Elle lui a été offerte par le Département d'Etat qui en est la source et qui pouvait tout aussi bien s'en abstenir puisque l'usage professionnel non autorisé de messageries privées est pratique courante dans ce milieu qui viole comme il respire toutes les lois sur la sécurité. 

Pourquoi donc le Département d'Etat a-t-il fait une exception pour Crazy ? 

A l'autre bout de la chaîne, le président a placé un procureur général qu'il a reçu juste après avoir discuté avec Bernie ce mercredi et juste avant de mettre en ligne une vidéo d'approbation, jeudi, dans laquelle il se moque de Crazy en la qualifiant de "personne la plus compétente, la plus douée, la plus expérimentée que l'Amérique a jamais connue de toute son histoire". Vraiment ?

Cette question sur la compétence des candidats est aujourd'hui au coeur de la campagne. Mais en centre même du coeur, il y a cette diabolique "wild card" qui ne dépend, elle, d'aucune campagne comme si elle était l'arme du destin agissant en toute liberté sans tenir compte des intrigues et des intérêts des uns et des autres. 

Il y aurait là une magnifique fresque à réaliser avec d'un côté, le Département d'Etat qui tend la main au FBI pour lui transmettre une carte à jouer représentant, naturellement, le Jocker qu'une autre main s'apprête à lui faucher, celle du procureur général, une marionnette agitée par le président. Tout cela se passant dans le ciel alors que sur terre, au premier plan, le champ de bataille avec Crazy, Bernie et Trump s'étripant au milieu des cadavres des candidats qui ont jeté l'éponge.
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