samedi 7 mai 2016

USA : élection, "un débat de fond entre l'engagement américain dans le monde et l'isolationnisme"

A07051607:30 - "On n'a pas eu de débat de fond dans une campagne présidentielle entre l'engagement américain dans le monde et l'isolationnisme depuis 1952, entre Taft et Eisenhower et bien que les idées de Donald Trump ont jusqu'à présent été à la fois confuses et changeantes, ses propositions peuvent inciter Mme Clinton à présenter ses positions de politique intérieure et extérieure avec une plus grande force et clarté afin d'accentuer le contraste avec une campagne Trump qui est davantage un gros titre qu'un histoire" suggère The New York Times dans son éditorial.

La bien-pensance new-yorkaise, celle qui sert de référent à toutes les autres, a tout de même réussi à discerner dans les "idées de Donald Trump qui ont jusqu'à présent été à la fois confuses et changeantes" une ligne de fond fortement isolationiste qui nécessiterait, selon elle, que Mme Clinton affirme de son côté l'engagement des Etats-Unis dans le monde au nom, sans doute, du suprématisme exceptionnaliste des USA ?

En effet, au nom de quoi d'autre Mme Clinton pourrait-elle justifier, par exemple, le fait d'avoir sacrifié un diplomate US à Bengazi pour provoquer la guerre en Libye dont on connait, aujourd'hui, les conséquences catastrophiques pour les Libyens et le monde en général ? 

Au nom de quoi d'autre Mme Clinton pourrait-elle justifier le soutien assumé à l'EI pour tenter de renverser le régime de Damas ?

Au nom de quoi d'autre Mme Clinton pourrait-elle justifier le coup d'Etat de Kiev pour tenter de déstabiliser le régime de Moscou ?

Au nom de quoi d'autre Mme Clinton pourrait-elle justifier les provocations de l'US Navy en Mer de Chine pour tenter de contrer les intérêts de sécurité nationale chinoise tout comme en Baltique pour contrer les intérêts de la sécurité nationale russe ?

Autant d'exemples parmi beaucoup d'autres qui montrent simplement que le monde n'est plus le champ de ruines issue de la seconde guerre mondiale mais voit un peu partout sur la planète des puissances régionales qui se donnent les moyens d'avoir leur mot à dire dans le concert des nations. 

Le débat ne devrait donc pas trancher entre un engagement dans le monde et l'isolationnisme comme l'appelle la bien-pensance mais sur la question de savoir comment les Etats-Unis pourraient se surpasser en trouvant une place juste et équitable, ni au-dessus ni en retrait, mais dans une sorte de "vivre-ensemble" dans un monde polycentrique constitué par un réseaux de nations souveraines inter-connectées cultivant leurs différences et valorisant leurs qualités spécifiques pour motiver la curiosité et susciter le partage dans un esprit d'enrichissement mutuel profitant à l'ensemble de l'humanité. 
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How Do You Debate Mr. Trump?

Editorial, The New York Times, le 7 Mai 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 7 Mai 2016


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Months away from their expected nominations, there’s already ample reason to expect Clinton vs. Trump to be the ugliest, most cringeworthy presidential contest of the modern era. It promises to be a half-year slog through the marital troubles, personal peccadilloes, financial ambitions, social-media habits and physical appearances of “Dangerous Donald” and “Crooked Hillary,” two labels that the campaigns and their allies are already deploying.

That doesn’t mean Hillary Clinton shouldn’t try to elevate the debate. Deep beneath the accumulating rancor is a fascinating and potentially illuminating contest between a longtime Democrat and a come-lately Republican who both claim to speak for working-class people who feel betrayed by the political system. Both candidates are appealing to some of the nation’s most beleaguered citizens — lower-income whites for Mr. Trump, and racial minorities for Mrs. Clinton. And both candidates won big victories among the 19 states where unemployment exceeds the national average, many of them in the South.
Bien que les idées de Donald Trump ont jusqu'à présent été à la fois confuses et changeantes, ses propositions peuvent défier Mme Clinton pour présenter ses positions de politique intérieure et extérieure avec une plus grande force et clarté afin d'accentuer le contraste avec une campagne Trump qui est davantage un gros titre qu'un histoire
Though Donald Trump’s ideas have so far been both muddled and changeable, his proposals may challenge Mrs. Clinton to present her domestic and foreign policy positions with greater power and clarity to draw a sharp contrast with a Trump campaign that is more headline than story.

During the primaries, Mr. Trump has compensated for his lack of depth with personal attacks and one-liners, a tactic Mrs. Clinton should avoid emulating.

As the campaign cycle enters a more serious phase, says Julian Zelizer, professor of history and public affairs at Princeton University, “Trump is going to need more than name-calling and scandal politics to overcome his lack of experience and worries that he’s not suited to the job.”

Mr. Trump’s appeal to working-class Americans rests on promises to wall off America from competition from foreign workers and goods. His line, “It’s not free trade, it’s stupid trade,” is hardly an invitation to a thoughtful debate. Yet it will be Mrs. Clinton’s challenge to counter by explaining her own evolving position on trade pacts, which has led her to oppose agreements she once supported. Going further, she can offer ways to assist workers who have been hurt by trade, as well as by general manufacturing job losses that have little to do with trade.

Mr. Trump’s opposition to trade deals is one element of a broader isolationism that can be discerned through the haze of his recent “America First” foreign policy address. In that speech, he threatened to walk away from various aspects of international engagement, from trade with China to NATO.
On n'a pas eu de débat de fond dans une campagne présidentielle entre l'engagement américain dans le monde et l'isolationnisme depuis 1952, entre Taft et Eisenhower»
We have not had a fundamental debate in a presidential campaign between American engagement in the world and isolationism since 1952, between Taft and Eisenhower,” says Max Boot, a conservative foreign policy analyst at the Council on Foreign Relations. “It’s easy to ridicule Trump’s cockamamie, half-baked proposals, and they ought to be ridiculed. But maybe it does force Clinton to articulate very clearly why we need to stay engaged in the world.

Mrs. Clinton’s camp is preparing her for the worst: the prospect of debating a candidate with no policy details and a full arsenal of insults. “Her best strategy is to simply stay on the substance and don’t let him rankle her,” says Elaine Kamarck, a Clinton White House policy official now at the Brookings Institution. She’ll help herself “if he continues to spout off, and she simply talks to America about the issues of the day.
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