vendredi 6 mai 2016

Syrie : faux ! L'hôpital d'Alep n'a pas été détruit le 27 Avril 2016

C05041610:55 - "Mercredi 27 avril, des avions de combat syriens ou russes ont bombardé l’hôpital Al Qods dans l’est de la ville d’Alep. L’attaque a tué plus de 50 personnes et blessé plus de 60 autres" rapportait Le Monde le 29/30 Avril 2016 (voir article en lien ci-dessous).

Or, selon le ministère russe de la Défense, cet hôpital était déjà détruit depuis au moins 7 mois, rapporte le site Réseau Voltaire qui met en ligne deux photos aériennes fournies par le ministère russe de la Défense, l'une datant du 15 Octobre 2015 et l'autre du 29 Avril 2016 prouvant que les destructions de l'hôpital étaient déjà réalisées au moins à partir du 15 Octobre 2015, date de la première photo.

Peut-être que Le Monde ou les signataires de son article (dont les noms sont à la fin de l'article) pourraient nous montrer une photo de cet hôpital antérieure au 27 Avril 2016 prouvant que le bâtiment était intact avant cette date ? Avec toute la quincaillerie de la coalition US qui survole en permanence la région, ce serait bien le diable qu'une telle photo n'existe pas, non ? Alors, pour une fois qu'elle servirait à la vérité, un petit effort, SVP.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
« Nous sommes les médecins d’Alep ; la Russie doit faire cesser les frappes » 
Le Monde, le 30 Avril 2016 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 6 Mai 2016 
_____________***__________

Nous sommes les médecins d’Alep. En première ligne de la guerre qui y fait rage, nous étions pour le moins sceptiques quant à la cessation des hostilités négociée en février.
  nous avons alors vu nos pires craintes se réaliser dans les circonstances les plus horribles qui soient
Nous avons pourtant constaté une certaine diminution des attaques contre nos hôpitaux, lorsque la trêve entra en vigueur. Nous avons osé espérer. Cette semaine, nous avons alors vu nos pires craintes se réaliser dans les circonstances les plus horribles qui soient. Notre ville est à feu et à sang.
Mercredi 27 avril, des avions de combat syriens ou russes ont bombardé l’hôpital Al Qods dans l’est de la ville d’Alep
Mercredi 27 avril, des avions de combat syriens ou russes ont bombardé l’hôpital Al Qods dans l’est de la ville d’Alep. L’attaque a tué plus de 50 personnes et blessé plus de 60 autres. Nos amis les Casques blancs [organisation humanitaire syrienne] continuent d’extraire les corps ensevelis sous les décombres. Parmi les personnes tuées dans l’attaque se trouvait notre ami et collège, le docteur Muhammad Wassim Maaz. Il était le dernier pédiatre d’Alep.

Nous nous souviendrons toujours de l’extrême gentillesse et courage du Dr Maaz, dont le dévouement au service des plus jeunes victimes de la guerre était sans égal. Cette attaque prive Alep-Est de l’un des meilleurs pédiatres restés en Syrie. Encore un rappel sanglant que ceux qui attaquent Alep n’ont aucun respect pour le caractère sacré de la vie ou pour l’humanité.


Les humanitaires visés

Le docteur Mohammed Ahmad, un autre de nos amis et l’un des dix dentistes restant à Alep-Est, a également été tué dans le raid aérien. Son nom s’ajoute à celui du Dr Maaz, et d’au moins 730 de nos collègues, d’autres médecins, qui ont été tués dans notre pays au cours des cinq dernières années. Nos collègues héroïques des Casques blancs ont eux aussi subi de lourdes pertes pour avoir risqué leur vie afin d’en sauver d’autres. Un jour seulement avant que le Dr Ahmad et le Dr Maaz ne soient tués, le centre de formation Al-Alareb des Casques blancs a été frappé par de multiples missiles sol-sol, tuant cinq de leurs bénévoles : Ahmad Abdullah, Khaled Bachar, Ahmad Mahmoud, Hamda Haj Ibrahim et Hussain Ismail.



Il n’y aura bientôt plus du tout de personnel médical à Alep. Qui sauvera alors la vie des civils ? Qui leur prodiguera alors les soins nécessaires ? Cette semaine, en seulement deux jours, près de quatre personnes ont été tuées à chaque heure de la journée, et plus de cinquante blessées pendant le même temps. Nos hôpitaux sont au point de rupture. La cessation des hostilités a échoué et nous en ressentons les effets au plus profond de nous-mêmes.

En février, la Russie et les Etats-Unis ont annoncé leur ferme engagement d’établir et faire durer la cessation des hostilités. Aujourd’hui, ils ne sont pas à la hauteur de leurs engagements et ce sont les femmes, les enfants et les personnes âgées d’Alep qui paient le prix fort de leur échec. Si la trêve n’est pas une solution durable à la crise, la renforcer permettra d’empêcher que ne se reproduisent des massacres tels que l’attaque de l’hôpital Al-Qods, et de prévenir un siège total d’Alep. En cas de siège total, Alep risquerait de connaître un sort semblable à celui de Srebrenica.

La Russie dit être sincère au sujet de la paix en Syrie. Elle doit maintenant honorer ses obligations en s’assurant de la fin des frappes aériennes contre Alep, ainsi que de la mise en place d’une trêve qui soit respectée par toutes les parties. La priorité est que la Russie et la communauté internationale exercent d’urgence leur influence pour que cesse l’assaut contre Alep. Il ne s’agit pourtant là que d’une première étape nécessaire. Pour les professionnels de santé, chaque jour est une lutte afin d’obtenir le matériel et les médicaments dont nous avons cruellement besoin pour soigner les blessés et venir en aide aux mourants. L’approvisionnement par la route de Castello, dernier point d’entrée de l’aide humanitaire à Alep-Est, est menacé depuis des mois et ne tient aujourd’hui plus qu’à un fil. Les Etats-Unis aussi doivent user de leur influence pour s’assurer que cette voie cruciale d’approvisionnement ne soit plus menacée.

En tant que têtes de file du Groupe international de soutien à la Syrie, les présidents Vladimir Poutine et Barack Obama sont garants du sort des civils en Syrie. Ils ont le pouvoir et la responsabilité de les protéger. Nous espérons et prions pour qu’ils l’utilisent pour le bien de la Syrie, d’Alep, de nos patients et le nôtre.

Signataires :

Dr Hatem, directeur de l’hôpital pédiatrique d’Alep ; Dr Abu Altiem, hôpital pédiatrique d’Alep ; Dr Yahya, hôpital pédiatrique d’Alep ; Dr Abu Albrae, hôpital pédiatrique d’Alep ; Dr Khaled, néphrologue à l’hôpital Al-Qods d’Alep ; Dr Salah Safadi, Association des docteurs indépendants.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Chez nous en Pologne, nous n’avons pas d’enclaves pour le développement des terroristes islamistes

« Chez nous en Pologne, nous n’avons pas de communautés musulmanes, pas d’enclaves qui constituent une base naturelle pour le dévelop...