lundi 9 mai 2016

Philippines : présidentielle, victoire de Rodrigo Duterte, surnommé par les médias le "Trump d'Asie"

I09051622:35 - "Le nouveau président philippin, Rodrigo Duterte, surnommé par les médias le "Trump d'Asie" ou encore "le Trump Philippin", s'est imposé grâce à un langage cru et la promesse de solutions expéditives pour lutter contre la criminalité et la pauvreté" rapporte RT France.
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Les Philippins ont choisi pour président celui qu’on surnomme le Donald Trump d’Asie

RT France, le 9 Mai 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 9 Mai 2016


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Les 54 millions d'électeurs Philippins votaient lundi pour désigner le successeur du président Benigno Aquino. Le charismatique Rodrigo Duterte vient de l'emporter officiellement. Sa principale adversaire a déjà reconnu sa défaite.
  Il s'est imposé grâce à un langage cru et la promesse de solutions expéditives pour lutter contre la criminalité et la pauvreté
Maire de la grande ville de Davao, Rodrigo Duterte, un avocat de 71 ans, vient de remporter l'élection présidentielle au Philippines. Il s'est imposé grâce à un langage cru et la promesse de solutions expéditives pour lutter contre la criminalité et la pauvreté. Dans son discours de victoire, il s'est adressé aux autres candidats pour la présidence en les appelant « à être amis ».
Rodrigo Duterte a été surnommé par les médias le "Trump d'Asie" ou encore "le Trump Philippin"
Rodrigo Duterte a été surnommé par les médias le "Trump d'Asie" ou encore "le Trump Philippin". En effet, on retrouve le même goût pour la provocation que le magnat américain, bousculant le jeu les partis traditionnels, au nez et à la barbe des sondages. Ces derniers l'ont en effet longtemps annoncés perdant face à sa rivale, la sénatrice Grace Poe.

Alors que ces dernières semaines il était devenu le favoris de l'élection, jusqu'à dépasser sa concurrente de onze points dans les sondages, Rodrigo Duterte a émaillé sa campagne de déclarations péremptoires.
Le goût de la provocation
Rodrigo Duterte a multiplié les menaces envers les trafiquants, et promis aux électeurs des solutions radicales
La criminalité et la corruption ont été au cœur des débats de cette élection présidentielle, dans ce pays de 99 millions d'habitants et composé de près de 80 îles. Rodrigo Duterte a multiplié les menaces envers les trafiquants, et promis aux électeurs des solutions radicales.
je suis en colère contre ces fils de p..., je vais vraiment les tuer. C'est ma spécialité
"Je ne suis qu'un Philippin ordinaire. Je n'ai pas de quoi être fier, excepté quand je suis en colère contre ces fils de p..., je vais vraiment les tuer. C'est ma spécialité", a-t-il déclaré lors d’un meeting de campagne à propos des criminels.
«Lorsque je serai président, je donnerai l’ordre aux policiers et aux militaires de traquer ces gens et de les abattre»
«Lorsque je serai président, je donnerai l’ordre aux policiers et aux militaires de traquer ces gens et de les abattre», a régulièrement répété Duterte. «Tuez les tous, ces enculés!», avait-il scandé lors d’une réunion publique à Lingayen en mars. Dans cette même ville, il avait promis de tuer cent mille criminels et de jeter tant de cadavres dans la baie de Manille afin «d’engraisser les poissons».
"Oubliez les lois sur les droits de l'Homme !"
"Oubliez les lois sur les droits de l'Homme !", a-t-il ajouté lors de son dernier meeting. 
"Si je suis élu président, je ferai exactement ce que j'ai fait en tant que maire. Vous, les dealers, les braqueurs et les vauriens, vous feriez mieux de partir."
«J’étais en colère qu’ils l’aient violée mais elle était si belle. Je me suis dit: "Le maire aurait dû passer en premier"!» a déclaré il y a trois semaines celui qui était encore candidat, à propos du viol et du meurtre d’une missionnaire australienne tuée lors d’une émeute dans une prison de Davao en 1989. Des propos qui ont choqué l'Eglise catholique et l'ambassade d'Australie.
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