lundi 30 mai 2016

France : Loi travail, la météo sociale s'attend à une possible zone de turbulence dans le courant de la semaine

H30051620:45 - "Outre la SNCF, la RATP, les raffineries, les ports et Air France entrent dans une zone de turbulence" rapporte Le Figaro.


En fait, à la lecture de l'article (voir ci-dessous), il s'agit surtout de conflit très sectoriels et plutôt des intentions de grève qu'un véritable mouvement de masse contre la Loi travail comme nous l'avons connu la semaine passée. 

Les stations d'essence semblent repasser progressivement dans le vert avec une hausse sensible des tarifs.

Tout ça fait quand même que depuis vendredi, la contestation semble avoir pratiquement disparue de la rue alors que le gouvernement n'a pas bougé d'un pouce sur son refus de retirer le texte de la Loi travail et que l'agenda de son traitement au Sénat puis à nouveau à l'Assemblée n'est officiellement pas remis en cause. 

Alors, encore tout ça pour rien ?
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Loi travail: les blocages d'une semaine à haut risque

Le Figaro, le 30 Mai 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 30 Mai 2016


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Outre la SNCF, la RATP, les raffineries, les ports et Air France entrent dans une zone de turbulence.

● Air France: les pilotes votent pour la grève

Les pilotes d'Air France vont-ils à leur tour se lancer? Les adhérents du SNPL, principal syndicat de pilotes d'Air France, se sont prononcés à 68% en faveur du principe d'une grève de plus de six jours. Même si le oui n'est pas aussi massif que le bureau du SNPL l'aurait souhaité, il donne une idée du climat social au sein de cette catégorie de personnel. Surtout, le SNPL souhaite jouer le rôle de leader dans un large mouvement «en concertation avec les autres organisations professionnelles», déclare le porte-parole du syndicat. L'Euro 2016 pourrait faire les frais de ce cadeau de bienvenue au nouveau PDG de la compagnie, Jean-Marc Janaillac. Il a visiblement froissé la direction du SNPL en déclinant une proposition de rencontre avant sa prise de fonctions le 4 juillet. 
● Trois jours de perturbations dans le ciel
Tous les syndicats de l'aviation civile ont appelé à la grève les 3, 4 et 5 juin. Ils demandent l'arrêt des baisses d'effectifs - un millier depuis 2008, selon la CGT. Ils sont aussi en pleine renégociation avec la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) du cadre social de la profession. La fin de semaine sera donc compliquée dans le ciel, mais ce n'est qu'après une ultime réunion ce mardi 31 mai que les syndicats maintiendront - ou pas - leur préavis. 
● RATP: risque de grève illimitée

La CGT, premier syndicat à la Régie parisienne des transports, appelle à la grève illimitée à partir de jeudi. De son côté, le syndicat SUD appelle aussi à la grève illimitée, mais à partir du 10 juin, jour du coup d'envoi de l'Euro de football. Les deux syndicats demandent la réouverture des négociations salariales annuelles et le retrait du projet de loi travail. 
● Déchets: un centre bloqué près de Paris

Des égoutiers et des éboueurs bloquent depuis lundi matin le grand centre d'incinération d'Ivry au sud de Paris. Les déchets ont été acheminés vers d'autres centres près de Paris. Mais la CGT appelle au blocage de l'ensemble des sites de gestion des déchets.  
● Les raffineries au point mort

Bientôt quinze jours après le début des grèves dans le secteur pétrolier, la situation n'évolue guère. Sur les huit raffineries françaises, six - dont les cinq de Total - sont toujours à l'arrêt ou au ralenti. Selon des analystes du secteur, ce blocage lui coûterait une quarantaine de millions d'euros par semaine. Total poursuit l'approvisionnement des stations-service avec près de 1000 camions-citernes. Lundi, 650 stations étaient encore à sec ou en rupture partielle, chiffre stable par rapport à vendredi, car les camions ont peu livré ce week-end. Dès ce mardi, le nombre de points de vente en rupture de stocks devrait donc baisser significativement. Les prix sont repartis à la hausse. La remontée du baril vers les 50 dollars n'explique pas tout: certains exploitants indépendants profitent manifestement de la pénurie.  
● Les ports à l'arrêt

Ports et terminaux pétroliers sont touchés. À Fos-sur-Mer, les salariés des terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer, en grève depuis lundi, ont reconduit le mouvement jusqu'à jeudi. Lors de la réforme des ports, la CGT a obtenu que les terminaux pétroliers ne soient pas privatisés comme les portiques transférés aux sociétés privées de manutention. Sur 220 salariés de Fluxel, qui exploite le terminal pétrolier, il suffit qu'une petite vingtaine fasse grève pour bloquer départs et arrivées: 41 pétroliers sont en attente dans la rade de Marseille. Les dockers, pour leur part, ont «seulement» répondu au mot d'ordre de la fédération Ports et Docks CGT: deux jours de grève les deux semaines passées et un jour, le 2 juin, cette semaine.
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