dimanche 22 mai 2016

EgyptAir : "Le système de sécurité à Charles-de-Gaulle est bon, mais pas impénétrable"

H22051619:35 - "L'équipe de sécurité à bord est (aussi) responsable pour la tenue des recherches de sécurité sur les équipes de nettoyage intervenant à bord pendant les escales. Cela n’a pas été le cas à Charles de Gaulle où les restrictions européennes les en empêchent. Le système de sécurité à Charles-de-gaulle est bon, mais pas impénétrable et il y a toujours une possibilité que quelque chose a été passé en contrebande à bord" a confiré à RT l’expert australien en aviation civile Geoffrey Thomas.


Si nous croisons cette observation d'expert qui semble tout de même assez étrange au sujet des restrictions européennes empêchant les services de sécurité des compagnies aériennes de contrôler les équipes de nettoyage intervenant à bord (ce qui n'est pas le cas en dehors des aéroports européens), et l'hypothèse de Stratfort qui, pour expliquer l'absence de revendication terroriste, soupçonne que dans le cas où il ne s'agirait pas d'un accident, c'est que "les terroristes auraient inventé un nouveau moyen d'attaquer les avions et cachent leur implication afin de pouvoir répéter l'attaque", nous avons quelques indices.

Par exemple, un appareillage sophistiqué aurait pu être chargé dans l'avion à travers les failles de sécurité de l'aéroport de Roissy via les équipes de nettoyage. Cet appareillage pourrait être un système électronique de brouillage des ordinateurs de bord, y compris le système central de commande de l'avion. Si c'était le cas, les pilotes ne pouvaient pas savoir ni comprendre ce qui se passait alors que l'avion faisait des virages non contrôlés avant de s'abîmer en mer à très grande vitesse, même si une telle chute de l'avion en mer n'est pas encore vraiment démontrée, les quelques débris récupérés n'étant pas, en soi, une preuve totalement irréfutable pour l'instant.
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Les hypothèses sur le crash du vol MS804 d’EgyptAir et ce que l’on sait pour le moment (VIDEO)

RT France, le 22 Mai 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 22 Mai 2016


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Tandis que les débris du vol MS804 qui s’est abîmé le 19 mai en mer Méditerranée continuent d'être récupérés et que les pièces du puzzle commencent à s’imbriquer, RT fait le point sur ce que l’on sait jusque maintenant.
Quand et où ?

Le vol MS804 a quitté mercredi l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à 23h09 (heure locale) et devait arriver vers 3 heures du matin jeudi. D’ordinaire, un vol direct prend environ quatre heures.

A 23h24, l’avion est entré dans l'espace aérien grec. Selon les autorités de l’aviation civile grecque, le contrôleur aérien qui est entré en communication avec le vol a indiqué que le pilote de l’avion était de bonne humeur.

Il se trouvait à 37 000 pieds d'altitude quand il a disparu des écrans radars, entre 48 et 64 kilomètres au nord des côtes égyptiennes.

Juste une heure plus tard, l’avion n’a pas répondu aux appels du contrôle du trafic aérien d’Athènes. Peu de temps après, le contact radar a été perdu avec l’avion, à quelque 270 kilomètres de la côte égyptienne.

Les équipes de recherche et de secours ont été déployées quand le MS804 a manqué à atterrir au Caire à l’heure prévue, à 1h15.
Les derniers mouvements

Dans un communiqué, le ministre grec de la Défense Panos Kammenos a fait savoir que selon les données des contrôleurs aériens du pays, l’appareil a effectué des mouvements erratiques durant les derniers instants précédant la disparition du vol.

L'appareil d'Egyptair a «effectué un virage à 90 degrés à gauche puis 360 degrés à droite en chutant de 37 000 à 15 000 pieds», avant de disparaître des écrans radar, a-t-il indiqué.

Les débris retrouvés


Les navires français et égyptiens ont concentré leurs efforts de recherche dans la zone orientale de la Méditerranée où l'on pense que l'avion s'est abîmé.

Samedi, l’armée égyptienne a publié sur Facebook les premières images des débris de l’avion EgyptAir ainsi que des effets personnels de passagers. Les boîtes noires n’ont pas encore été récupérées mais des sources au sein du renseignement américain ont indiqué à CBS News qu’elles avaient été localisées par leur logiciel.

Des restes humains ont aussi été retrouvés, ont fait savoir les autorités égyptiennes.

Les passagers et l’équipage

Le vol MS804 transportait 66 personnes au total au moment de sa disparition, dont 56 passagers, cinq membres d’équipages, deux pilotes et trois officiers de sécurité égyptiens.

Parmi les passagers figuraient 30 Egyptiens, 15 Français, deux Iraquiens, et un ressortissant de chacun de ces pays : Royaume-Uni, Belgique, Koweït, Arabie Saoudite, Soudan, Tchad, Portugal, Algérie et Canada.

Le pilote, Mohammed Saeed Shakir, âgé de 36 ans, a été jugé par le vice-président de la compagnie aérienne Ahmed Adel comme un «capitane hautement discipliné ayant une "bonne réputation"». Le pilote totalisait plus de 6 000 heures de vol.

Un officier de l’aéroport a trouvé «absurde» l’idée que Mohammed Saeed aurait pu faire tomber l’avion lui-même dans une interview au New York Times.
Pourquoi du personnel de sécurité à bord ?
Un agent stagiaire avait en effet été affecté sur ce vol
Les trois agents de sécurité à bord incluaient une personne supplémentaire, en comparaison des deux individus normalement requis sur les vols d’EgyptAir. Un agent stagiaire avait en effet été affecté sur ce vol. Sans armes et vêtus en uniforme discret, leur premier rôle est d’aider l’équipage avec les passagers indisciplinés.
recherches de sécurité sur les équipes de nettoyage intervenant à bord pendant les escales : cela n’a pas été le cas à Charles de Gaulle où les restrictions européennes les en empêchent
Hors d’Europe, l'équipe de sécurité à bord est aussi responsable pour la tenue des recherches de sécurité sur les équipes de nettoyage intervenant à bord pendant les escales. Cela n’a pas été le cas à Charles de Gaulle où les restrictions européennes les en empêchent.

Inclure des agents de sécurité en vol est une des mesures prises par la compagnie EgyptAir lors des récentes années en réponse à l’agitation politique dans le pays, au côté des recherches supplémentaires dans les appareils et du licenciement du personnel ayant manifesté de la sympathie pour le groupe extrémiste des Frères musulmans.
«nous abattrons cet avion» 
Parlant au New York Times, le personnel des services égyptiens de sécurité d’EgyptAir a rappelé qu’une inscription «nous abattrons cet avion» a été grattée sur le fuselage de l’avion d’EgyptAir qui a disparu en Méditerranée.
Depuis, l’écriture n’a pas été effacée
Ces paroles en langue arabe sont apparues, selon la source, il y a deux ans. Supposément ce sont des employés de l’aéroport du Caire, partisans du groupe extrémiste des Frères musulmans, qui les ont écrites. Depuis, l’écriture n’a pas été effacée.
Des d'alertes signalant de la fumée

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a confirmé que l'A320 d'EgyptAir a transmis des messages automatiques «Acars» indiquant la présence de fumée dans la cabine. Les alertes se sont déclenchées dans deux endroits séparés de l’avion trois minutes avant la perte de contact.

En l’espace de quelques minutes, selon les données Acars générées et transmises automatiquement par l'appareil durant le vol, la fenêtre du cockpit a surchauffé, puis de la fumée a été détectée dans les toilettes et sous la cabine des pilotes.

Qu’est-ce qui s’est passé à bord ?

Dans une interview à BBC, Philip Baum, rédacteur en chef de la sécurité de l'aviation internationale a estimé que la fumée annoncé par Acars montre «qu'il ne s'agissait probablement pas d'un détournement, qu'il n'y a sans doute pas eu de bagarre dans le cockpit, qu'il s'agit vraisemblablement d'un incendie à bord».

Pour Sebastien Barther du BEA, interrogé par AP, bien que les données d’Acars font a priori preuve d’un incendie, il ne faut tirer aucune conclusion définitive. «Tout est de la pure conjecture».

La piste terroriste a été évoquée dans l’immédiat après le crash. Le ministre de l’aviation civile égyptienne Sherif Fathy a noté au cours d’une conférence de presse jeudi, avant d’avoir pu récupérer les débris, que l’acte terroriste était ce qu’il y avait de «plus probable», en dépit des avertissements demandant de ne pas faire de conclusions hâtives.
le système de sécurité à Charles-de-gaulle est bon, mais pas impénétrable
L’expert australien en aviation civile Geoffrey Thomas, a confié à RT que le système de sécurité à Charles-de-gaulle était bon, mais pas impénétrable.
 Il y a toujours une possibilité que quelque chose a été passé en contrebande à bord
«Il y a toujours une possibilité que quelque chose a été passé en contrebande à bord», a-t-il expliqué.
Jusqu’à maintenant, aucune organisation n’a revendiqué le crash.
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