jeudi 28 avril 2016

USA: élections, le discours de Washington menacerait le monde libre

B28041608:10 - "Donald Trump a prononcé un discours mercredi à Washington visant à clarifier ses positions de politique étrangère. Cela était nécessaire, parce que son point de vue sur le rôle de l'Amérique dans le monde a jusqu'à présent été exprimé dans des tweets, des interviews et des remarques lors de rassemblements qui ont alarmé presque chaque allié étranger des États-Unis. Mais il a déclaré à plusieurs reprises des mensonges purs et simples, souvent basés sur des hypothèses erronées. M. Trump n'a montré aucune volonté d'apprendre ou de corriger ses erreurs passées. Pour quelqu'un qui prétend qu'il est prêt à diriger le monde libre, c'est inexcusable" tranche l'équipe éditoriale du New York Times.



Le monde libre, celui de la bienpensance new-yorkaise qui accuse Trump de comparer les USA d'aujourd'hui à l'Amérique isolationniste des années 30 et de vouloir plonger à nouveau le pays dans les affres de la crise financière et économique avec, en prime, le reste du monde sur le dos, ce qui revient à accuser Trump de risquer par incompétence une troisième guerre mondiale alors que - et là tout le monde est d'accord - les forces US sont kaputs et il faudra des années pour les reconstruire si cela reste encore possible.

La campagne électorale US vire au pathétique avec un candidat "imprévisible" que rien ne semble cependant pouvoir arrêter et pour cause : les Etats-Unis sont un grand vide rempli de rien, ditto une dette abyssale et une psychologie à contre mesure. Donc, oui, pathétique, c'est certainement le regard que le reste du monde doit porter sur ce pays en phase finale de son agonie que Trump ne fait que mettre en pleine lumière. 
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Donald Trump’s Strange World View 
The Editorial Board; Nicolas Ortega pour The New York Times, le 28 Avril 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 28 Avril 2016


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Donald Trump a prononcé un discours mercredi à Washington visant à clarifier ses positions de politique étrangère. Cela était nécessaire, parce que son point de vue sur le rôle de l'Amérique dans le monde a jusqu'à présent été exprimé dans des tweets, des interviews et des remarques lors de rassemblements qui ont alarmé presque chaque allié étranger des États-Unis.
After landslide Republican primary victories, Donald Trump delivered a speech on Wednesday in Washington intended to clarify his foreign policy positions. That was needed, because his views on America’s role in the world have until now been expressed in tweets, interviews and remarks at rallies that have alarmed nearly every foreign ally of the United States.
Aucunes craintes sont susceptibles d'être apaisées par ce discours, qui a été clairement travaillé par ses nouveaux conseillers de campagne et lu à partir d'un téléprompteur. Il ne révèle pas une grande maitrise de la complexité du monde, la compréhension de l'équilibre ou l'exercice du pouvoir, ou même une lecture attentive de l'histoire.
No one’s fears are likely to be allayed by this speech, which was clearly worked up by his new campaign advisers and read from a teleprompter. It did not exhibit much grasp of the complexity of the world, understanding of the balance or exercise of power, or even a careful reading of history.
Quand on a un marteau, tout ressemble à un clou. Et quand son expérience se limite à des transactions immobilières, tout ressemble à une négociation du bail
When one has a hammer, everything looks like a nail. And when one’s experience is limited to real estate deals, everything looks like a lease negotiation. Hearing Mr. Trump describe his approach to foreign relations, one imagines a group of nations sitting at a table with him at its head, rather like a scene from “The Apprentice,” with him demanding more money, more troops and policy changes in exchange for American protection, trade and friendship. And if he doesn’t get what he wants? “In negotiation, you must be willing to walk,” Mr. Trump said.

This unilateral approach makes for good television, but this is the real world, in which other nations have agendas, too. Mr. Trump says he is “going to be working very closely with our allies in the Muslim world, all of which are at risk from radical Islamic violence.” But how will he gain cooperation for his “unpredictable” war on the Islamic State while enforcing a “pause” that prevents Muslims from entering this country, and forcing those living here to register themselves?

How does one “apply leverage on China necessary to rein in North Korea,” while slapping a trade-killing tariff on Chinese imports? It’s correct that many of our NATO allies aren’t paying their agreed-upon share of its costs — but what happens to the United States’ overseas bases if we “walk?”

While trumpeting America’s role in winning World War II and the Cold War, Mr. Trump simultaneously pronounced that “America First,” the 1930s isolationist theme that he quoted without attribution, “will be the major and overriding theme of my administration.” He did not bother to square that with his vow not to “hesitate to deploy military force when there is no alternative.” He condemned “nation building,” but said he aims to build “regional stability,” without explaining the difference.

Mr. Trump decried a shrinking American military and the deterioration of the nuclear arsenal. But he did not say how he would further build up the military — which has a budget this year of nearly $600 billion — while cutting government spending, which he also wants to do. And he seems to be ignorant of the sweeping $1 trillion effort to revitalize the nuclear force that is already underway.
M. Trump a déclaré à plusieurs reprises des mensonges purs et simples, souvent basées sur des hypothèses erronées
Mr. Trump repeatedly states outright falsehoods, often based on wrong assumptions. He’s been refuted before on his claim that the Islamic State is making “millions of dollars a week” by selling Libyan oil. There is zero evidence of that. The nuclear deal with the United States and other major powers has not made Iran a “great power,” nor has Tehran violated the conditions of that pact, as Mr. Trump has said.
M. Trump dit qu'il sait comment négocier, et pour lui, cela semble vouloir dire mettre en avant des positions maximalistes sur lesquelles il peut ensuite revenir en arrière. Cela ne marchera pas dans la politique étrangère. M. Trump n'a montré aucune volonté d'apprendre ou de corriger ses erreurs passées. Pour quelqu'un qui prétend qu'il est prêt à diriger le monde libre, c'est inexcusable
Mr. Trump says he knows how to negotiate, and to him that seems to mean putting forward maximal positions that he can then walk back. That won’t work in foreign policy. Mr. Trump did not display any willingness to learn or to correct his past errors. For someone who claims he is ready to lead the free world, that is inexcusable.
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