vendredi 8 avril 2016

UE: guerre des réfugiés, la Libye pourrait-elle relancer la vague des migrants vers l'Europe?

C08041609:10 - "François Hollande et Angela Merkel ont l'un et l'autre redoublé d'efforts pour tenter de dissiper les nuages qui se sont accumulés ces derniers mois sur le couple franco-allemand, mis à l'épreuve sur le délicat dossier des réfugiés" rapporte Le Figaro. 

La guerre des réfugiés semble temporairement se calmer mais "le danger d'un chaos libyen" pourrait relancer la vague des migrants se sont inquiétés, selon le journal, Hollande et Merkel lors de leur rencontre à Metz.
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Migrants : François Hollande et Angela Merkel jouent la détente

Le Figaro, le 8 Avril 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 8 Avril 2016


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En dépit des frictions sur la crise des réfugiés, le Conseil des ministres franco-allemand s'est voulu consensuel.
 dissiper les nuages
L'air des retrouvailles, joué sous un fragile soleil printanier. Entre François Hollande et Angela Merkel, un chaleureux baiser, à l'arrivée de la chancelière à l'arsenal de Metz, jeudi matin. Avec Manuel Valls, qui avait critiqué la politique migratoire allemande depuis Munich, ce sera une simple poignée de main, plus protocolaire et plus froide. Qu'importe. Réunis à Metz pour le 18e Conseil des ministres franco-allemands, François Hollande et Angela Merkel ont l'un et l'autre redoublé d'efforts pour tenter de dissiper les nuages qui se sont accumulés ces derniers mois sur le couple franco-allemand, mis à l'épreuve sur le délicat dossier des réfugiés.
un dossier qui empoisonne et divise l'Europe depuis des mois
«Sur cette question, nous avons travaillé ensemble», a martelé le président lors d'une conférence de presse commune, tenue à l'issue du Conseil des ministres. «Nous avons cherché ensemble une solution, a-t-il ajouté. Nous l'avons présentée ensemble au Conseil européen et nous allons la mettre en œuvre ensemble.» «Ensemble»: un mot répété comme un mantra par le chef de l'État, alors que la chancelière, qui avait rencontré seule le premier ministre turc début mars pour tenter de lui arracher un accord, en marge d'un sommet bruxellois, avait semblé avoir fait un trait sur la France, jugée timorée et trop en retrait, dans un dossier qui empoisonne et divise l'Europe depuis des mois.
optimisme sur le processus de répartition des réfugiés dans l'UE
Évoquant Metz, qui abritait ce Conseil des ministres, la chancelière a indiqué de son côté que cette ville incarnait «toute la palette franco-allemande, avec ses hauts et ses bas». Mais jeudi, la chancelière a voulu insister sur les «hauts», tout en faisant preuve d'optimisme sur le processus de répartition des réfugiés dans l'UE qui serait, selon elle, en «bonne voie». Merkel a expliqué que les difficultés rencontrées en 2015, et qui ont suscité de graves dissensions au sein des Vingt-Huit, «tenaient au fait que nous n'avions pas d'idée claire sur la façon de protéger nos frontières extérieures».
œuvrer en faveur du processus de paix
«La réponse de l'Europe, ce n'est pas seulement l'isolement, a-t-elle ajouté. Il faut combattre les causes de ces départs des réfugiés. C'est (donc) œuvrer en faveur du processus de paix. À ce moment, l'Europe sera capable de trouver des solutions.»
un chaos libyen pourrait provoquer de nouvelles vagues de réfugiés 
Les deux dirigeants se sont toutefois inquiétés du danger d'un chaos libyen, qui pourrait provoquer de nouvelles vagues de réfugiés.
la protection de la frontière extérieure, l'accueil des réfugiés au titre du droit d'asile et le retour des migrants économiques
Interrogée sur les critiques contre sa politique migratoire - qui avait suscité un appel d'air -, formulées par Manuel Valls en février depuis Munich, la chancelière a botté en touche, déclarant dans un sourire que les «critiques» ou les «mots difficiles» avaient tendance à la «stimuler», plutôt qu'à la «mettre en colère». Devant le premier ministre, tout ouïe au premier rang, François Hollande a répété qu'il n'y avait qu'une seule position de la France: la protection de la frontière extérieure, l'accueil des réfugiés au titre du droit d'asile et le retour des migrants économiques. 
«Je suis parfaitement conscient de ce qu'a été la situation de l'Allemagne: cet accueil de dizaines, de centaines de milliers de personnes et de ce que ça a pu représenter», a-t-il ajouté. 
L'air des retrouvailles…
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