€CALYPSE NEWS

dimanche 24 avril 2016

Turquie: visite d'un camp de réfugiés, "Merkel et Tusk sont complices des violations des droits de l'homme"

A24041611:10 - "Angela Merkel et Donald Tusk ne doivent pas confondre les coups de com et la réalité. Les violations de droits des réfugiés en Turquie sont réelles, et pire encore qu’ils [Angela Merkel et Donald Tusk] en sont complices" dénonce Judith Sunderland, directrice adjointe par intérim de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch citée par RT France.


Après sa visite du camp "Potemkine" de réfugiés en Turquie, Merkel a réclamé la création de zones de sécurité en Syrie pour permettre aux déplacés syriens de rester dans leur pays mais, par ailleurs, l'UE impose des sanctions contre le régime de Damas qui le prive des moyens qui lui permettraient d'aider ses déplacés intérieurs. 

Derrière la proposition de Merkel, il y a l'idée d'annexer une partie de la Syrie au profit de la Turquie. Ce projet de partition est également soutenu par Washington qui vient de proposer à Moscou rien de moins que de découper la Syrie en zones pro-US et zones pro-Russes pour éviter, argumente Washington, les éventuels "accidents" entre les forces US et les forces russo-syriennes. 

Moscou étudie la proposition mais en attendant, la multiplication des violations de la trêve russo-américaine rendent dubitatifs les experts du Pentagone qui s'interrogent de savoir si cette trêve initiée par Poutine n'est pas, en fait, un piège pour permettre aux forces de Damas aider de façon "invisible" par les Russes pour reprendre du terrain non seulement contre l'EI mais aussi et surtout contre l'opposition dite "modérée", celle qui n'existe pas, la seule ayant une consistance étant l'opposition armée soutenue par Washington. 

Rajoutons à ce bref état des lieux régional la colère des pays du Golfe contre Obama qu'ils accusent de les avoir trahis en signant l'accord iranien sur le nucléaire qui permet, en fait, à l'Iran d'avoir à terme sa bombe nucléaire ce qui exaspère encore plus Israël dont la sécurité nationale est fondée sur le principe d'être la seule puissance nucléaire de la région. 

Et alors - ben oui, parce que sinon ce n'est pas la peine de perdre du temps à écrire tout ça -, nous soupçonnons que l'affaire des 28-pages sur le 9/11 complétée par le "document 17" n'est rien d'autre qu'une nouvelle manoeuvre d'Israël pour créer un clash entre Ryad et Washington et pousser la crise jusqu'à obtenir l'annulation de l'accord sur le nucléaire iranien pour calmer le royaume qui menace (ce n'est tout de même par rien) d'effondrer le système financier américain, c'est à dire toute notre civilisation.

Alors oui, bien sûr, les coups de com de Merkel qui nous prend  à juste titre pour des veaux destinés à l'abattoir est critiquable et condamnable mais ce n'est, finalement, qu'une façon de nous faire avaler ce qui est, qu'on le veuille ou non, notre destin d'Européens en voie de disparition par la loi de la démographie d'une part, et le fait que la nature a horreur du vide d'autre part.

Donc, que l'Europe soit occupée par des hordes de réfugiés musulmans plus ou moins islamistes et transformée d'ici quelques années en califat ou que nous soyons tous plonger dans une crise financière ou économique apocalyptique d'ici quelques mois, n'est pas la question puisqu'il y a plus de probabilités que nous subissions et l'un et l'autre, sans parler des autres menaces globales - y compris "the big war" nucléaire - dont la liste reste ouverte car nous ne les connaissons même pas toutes.
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Angela Merkel est accusée d’avoir fermé les yeux sur la vraie vie des réfugiés syriens en Turquie

RT France, le 24 Avril 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 24 Avril 2016


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Les ONGI qui défendent les droits humains ont critiqué la visite de la chancelière en Turquie car elle ne s’était rendue que dans un camp «privilégié» à Gaziantep tandis que la majorité des réfugiés syriens vit en dessous du seuil de pauvreté.
 Au lieu de se promener dans un camp de réfugiés...
«Au lieu de se promener dans un camp de réfugiés, les leaders de l’UE doivent regarder un nouveau mur à la frontière turco-syrienne et des tentes des réfugiés qui sont bloqués de l’autre côté. Puis, ils voudraient mieux aller dans un centre de détention pour les gens qui avaient été expulsés de la Grèce. Ce qu’ils verront les fera penser à un accord erroné qu’ils avaient conclu avec la Turquie», a déclaré Judith Sunderland, directrice adjointe par intérim de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch.
Ce point de vue est également partagé par la directrice adjointe du programme Europe à Amnesty International Gauri van Gulik qui souligne que les personnes incarcérées dans les centres de détention ne bénéficient quasiment d’aucune assistance juridique, disposent d’un accès limité à certains services et mesures de soutien, et ils ne reçoivent presque aucune information sur leur statut actuel ni leur possible devenir.
Angela Merkel et Donald Tusk ne doivent pas confondre les coups de com et la réalité
«Angela Merkel et Donald Tusk ne doivent pas confondre les coups de com et la réalité. Les violations de droits des réfugiés en Turquie sont réelles, et pire encore qu’ils [Angela Merkel et Donald Tusk] en sont complices. Au lieu de blanchir la réputation de la Turquie, l’Europe doit s’occuper de ses propres obligations et réinstaller un grand nombre de réfugiés» , a-t-elle conclu.
il est absurde de vouloir utiliser la Turquie en tant que «pays tiers sûr»
Gauri van Gulik est persuadée qu’il est absurde de vouloir utiliser la Turquie en tant que «pays tiers sûr» car de nombreux réfugiés continuent de vivre dans des conditions épouvantables. Des centaines de milliers d'enfants syriens ne reçoivent aucun enseignement scolaire car ils sont obligés de travailler ainsi que leurs parents qui ne gagnent que 100 dollars par mois. 
«Certains réfugiés ont été renvoyés en Syrie, et les forces de sécurité ont même tiré sur des Syriens qui tentaient de franchir la frontière», a-t-elle raconté.
évaluer la mise en œuvre de l’accord sur les migrants
Le 23 avril, Angela Merkel, accompagnée du président du Conseil européen, Donald Tusk, et du vice-président de la Commission, Frans Timmermans s’est rendu à Gaziantep, dans le sud de la Turquie, pour visiter un camp de réfugiés et évaluer la mise en œuvre de l’accord sur les migrants signé entre Bruxelles et Ankara il y a un mois.

Ils y ont été accueillis par un bouquet de fleurs et une banderole proclamant: 
«Bienvenue en Turquie, le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde».
Les dirigeants européens et Ahmet Davutoglu ont ensuite inauguré sous les applaudissements un centre de protection accueillant des enfants syriens, construit avec des fonds européens.
le meilleur exemple, pour le monde
Lors d'une conférence de presse conjointe à Gaziantep, le président du Conseil européen Donald Tusk a loué l'action de la Turquie, «le meilleur exemple, pour le monde, sur la manière dont nous devrions traiter les réfugiés», à rebours des critiques de nombreuses ONG.

D’après le plan signé le 18 mars, Ankara s'est engagé à accepter le retour sur son sol de tous les migrants entrés illégalement en Grèce depuis le 20 mars. De plus, pour chaque réfugié syrien renvoyé en Turquie, un autre devra être «réinstallé» dans un pays européen, dans la limite de 72 000 places. En contrepartie, Bruxelles doit fournir à Ankara jusqu'à six milliards d'euros, relancer les discussions sur l'intégration de la Turquie à l'UE et accélérer le processus de libéralisation des visas pour les Turcs.
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