samedi 23 avril 2016

Allemagne: guerre des réfugiés, l'accord conclu en mars entre Ankara et l'UE fonctionne-t-il bel et bien ?

B23041610:10 - "La chancelière allemande se rend dans un camp de réfugiés syriens à Gaziantep, en Turquie, pour montrer que l'accord conclu en mars entre Ankara et l'Union européenne fonctionne bel et bien" rapporte Le Monde.

Pourtant, "Comme le rappelle un article très sévère du Spiegelonline sur l'accord UE-Turquie promis par Mme Merkel, l'organisation Etat islamique (EI) y a à nouveau tué un journaliste syrien le 10 avril" note le journal ce qui, de notre point de vue, confirme que les camps turcs sont contrôlés par les terroristes de l'EI et que ce sont eux qui vont sélectionner les "réfugiés syriens" que Merkel va ramener chez elle comme se sont également eux qui ont sélectionné les réfugiés que le pape François a ramenés au Vatican.

Merkel ne peut pas l'ignorer mais elle est chargée d'appliquer (sinon elle ne serait pas chancelière) la realpolitik qui consiste à défendre les intérêts des mafias internationales - le corporate power profond - qui sont devenues suffisamment puissantes pour imposer leur politique criminelle et le régime de terreur qui va avec aux gouvernements européens. 

Et nous devons constater que les peuples européens, aveuglés qu'ils sont par les médias aux ordres (ceux qui ne se plient pas sont éliminés), n'ont pas conscience que s'ils ne réagissent pas rapidement et radicalement en virant ces gouvernements qui les trahissent, ils sont eux-même condamnés à être soumis à cette terreur et à vivre sur un continent lui-même transformé en un immense camp de concentration avant de devenir un camp d'extermination.
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Le difficile voyage d’Angela Merkel en Turquie

Par Frédéric Lemaître pour Le Monde, le 22 Avril 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 23 Avril 2016


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Samedi 23 avril, Angela Merkel entreprend un voyage politiquement délicat en Turquie. Accompagnée du président du Conseil européen, Donald Tusk, et de Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, la chancelière allemande se rend à Gaziantep, une ville à la frontière avec la Syrie où elle ira se rendre compte des conditions de vie des réfugiés syriens.
 montrer que l'accord conclu en mars entre Ankara et l'Union européenne fonctionne bel et bien
Objectif de ce déplacement : montrer que ceux-ci sont bien traités, que les milliards d'euros promis par l'Union européenne à la Turquie pour améliorer les conditions de vie des réfugiés sont bien employés et donc que l'accord conclu en mars entre Ankara et l'Union européenne, qui a pour but de limiter le nombre de candidats à l'asile entrant illégalement en Grèce, fonctionne bel et bien. La délégation ne devrait pas rencontrer le président Erdogan mais le premier ministre, Ahmet Davutoglu.
 Gaziantep n'est pas vraiment un havre de paix
Pourtant, vanter les mérites de l'accord ne sera pas facile. D'abord parce que Gaziantep n'est pas vraiment un havre de paix. Comme le rappelle un article très sévère du Spiegelonline sur l'accord UE-Turquie promis par Mme Merkel, l'organisation Etat islamique (EI) y a à nouveau tué un journaliste syrien le 10 avril. Mohammed Zahir al-Sherqat est la quatrième victime de l'EI dans la région en moins d'un an. Ensuite parce que les critiques se multiplient (Amnesty International, Human Rights Watch) contre l'application de cet accord.
la place centrale prise par la Turquie dans la politique d'Angela Merkel
Surtout, ce voyage va confirmer aux yeux des Allemands la place centrale prise par la Turquie dans la politique d'Angela Merkel. Et cela ne leur plaît manifestement pas. Selon un sondage publié vendredi par la chaîne publique ZDF, 80 % des Allemands doutent que la Turquie soit un partenaire fiable. De même, 80 % des Allemands jugent que leur chancelière a trop d'égard pour le président Erdogan en raison de la collaboration avec la Turquie dans la crise des réfugiés.
Merkel a accepté que la Turquie engage des poursuites judiciaires contre Jan Böhmermann
Rappelons que la semaine dernière, Angela Merkel avait accepté que la Turquie engage des poursuites judiciaires contre Jan Böhmermann, un humoriste allemand qui avait insulté le président turc. Or, sans le feu vert de Berlin, cette plainte de la Turquie n'aurait pas été recevable. Pour la première fois depuis la formation de la grande coalition en décembre 2013, les ministres sociaux-démocrates ont officiellement fait part de leur désaccord avec la décision d'Angela Merkel. Selon ce sondage, 62 % des Allemands critiquent la position de leur chancelière ; 26 % seulement la soutiennent. Même les électeurs de la CDU sont partagés : 44 % sont pour, 44 % contre.
La popularité d'Angela Merkel s'en ressent
La popularité d'Angela Merkel s'en ressent. lorsqu'on demande aux Allemands de noter leurs responsables politiques sur une échelle de 0 (pire note) à 5 (la meilleure), ils n'attribuent plus que 0,9 à Angela Merkel, contre 1,8 deux semaines plus tôt. Les notes vont de 0,3 (Horst Seehofer, président de la CSU) à 2,3 (Winfried Kretschmann, ministre-président Vert du Bade-Wurtemberg).
les intentions de vote en faveur de la CDU-CSU sont en chute libre
Résultat : les intentions de vote en faveur de la CDU-CSU sont également en chute libre. S'ils devaient voter ce week-end, seuls 33 % des Allemands voteraient pour l'Union CDU-CSU (- 3 points en deux semaines), 22 % pour le Part social-démocrate (SPD), stable mais à son plus bas historique, 14 % pour les Verts, 12 pour le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne, 8 % pour Die Linke, le parti de la gauche radicale, et 7 % pour le parti libéral, FDP, qui réintégrerait donc le Bundestag.
Merkel a reconnu explicitement avoir commis "une erreur"
Vendredi, Angela Merkel a reconnu explicitement avoir commis "une erreur" dans la gestion de l'affaire Böhmermann. Non pas en appuyant la demande d'aide judiciaire d'Erdogan mais en ayant auparavant, lors d'un entretien téléphonique avec le premier ministre Davutoglu, indiqué qu'elle jugeait le texte de l'humoriste "sciemment blessant". En rendant publique cette critique, elle a pu donner l'impression que son sentiment personnel avait joué un rôle dans le feu vert donné à la plainte d'Erdogan, a-t-elle admis.
 Pas sûr que ce petit mea culpa suffise à convaincre les Allemands
Pas sûr que ce petit mea culpa -malgré tout, pas si fréquent- suffise à convaincre les Allemands.

C’est l’histoire d’un mec… et de son robot

Une histoire racontée par Michel Pire ce 24 juillet 2017 à lire ci-dessous. Bonne lecture