mardi 29 mars 2016

USA: élections, feu vert d'Obama pour la "neutralisation" de Trump

B29031608:25 - "Lorsque nos responsables élus et nos campagnes électorales échappent complètement à toute raison, aux faits et aux analyses, lorsque le vrai et le faux n'importent plus, cela nous empêche de prendre de bonnes décisions au nom des générations futures" rapporte Le Figaro avec l'AFP citant une déclaration de M. Obama.
 

Pour le président américain, "la bonne décision", c'est voter pour son ex-secrétaire d'Etat dont toute la planète sait, aujourd'hui, qu'elle est la fondatrice de l'Etat islamiste, selon l'ex gouverneur républicain de New York, Rudolph Giuliani. 

Cette implication inhabituelle d'Obama dans la campagne présidentielle survient au lendemain de la défaite historique de la stratégie US en Syrie avec la victoire de Palmyre libérée de l'EI par les forces de Damas alors que les forces russes se sont en partie retirées du pays quelques jours plus tôt, conformément à l'ordre de Poutine et alors que les négociations de Genève sont à deux doigts de sortir un plan dit de "transition politique" qui pourrait mettre un terme à la guerre civile. 

Sauf que, bien évidemment, la solution qui s'esquisse ne convient pas à Washington puisqu'il y est question de confier le sort du président Assad à la volonté du peuple syrien dont il est supposé, à priori, qu'il bénéficie de la confiance de son peuple resté au pays pour résister, l'opposition étant soit en déroute, soit réfugiée à l'étranger.  

Or, le maintien d'Assad au pouvoir à Damas permet à Moscou de verrouiller la région donc de conserver le contrôle de l'approvisionnement énergétique de l'Europe, ce qui demeure le point capital de tous les évènements dans cette région du monde et la pierre angulaire de toute l'architecture géopolitique américaine mise en oeuvre par la candidate démocrate. 

Une défaite de Clinton, du point de vue d'Obama, signifierait une menace vitale à la sécurité nationale US puisque cela interdirait à Washington de poursuivre sa politique dite d'isolement de la Russie et permettrait à la Chine, le véritable ennemi, de supplanter les Etats-Unis dans la direction des affaires du monde.

Personne ne sait ce que serait une présidence Trump mais l'Etat profond US - le corporate power néocon - ne peut pas envisager la défaite de Clinton puisqu'elle serait immédiatement traduite en justice avec un déballage à mesure sur une quantité phénoménale d'affaires qui pourrait, finalement, provoquer l'effondrement de tout le système néo-libéral occidental. 

Le mort précipitée de Trump semblerait donc un moindre mal... et Obama vient, en quelques mots, de donner son feu vert. 
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Obama tacle les médias qui couvrent Trump

Le Figaro avec AFP, le 29 Mars 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 29 Mars 2016


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Le président Barack Obama a exhorté lundi les médias américains à dénoncer les candidats à la présidentielle de 2016 qui "mentent haut et fort" et mènent des campagnes qui "échappent à toute raison", visant, sans le nommer, le milliardaire Donald Trump.
 Bien faire son travail, c'est faire un peu plus que tendre le micro à quelqu'un
Tirant à vue sur la couverture des chaînes d'information, qui rapportent les moindres faits et gestes du favori à l'investiture républicaine, gratifié d'entretiens-fleuves, M. Obama a déclaré: 
"Bien faire son travail, c'est faire un peu plus que tendre le micro à quelqu'un".
nos responsables élus et nos campagnes électorales échappent complètement à toute raison
Le président américain, qui s'exprimait lors d'une cérémonie de remise de prix journalistiques à Washington, a appelé les médias à "enquêter, remettre en cause, creuser et exiger plus", et jugé que "ce que nous voyons aujourd'hui pervertit notre démocratie et notre société". 
"Lorsque nos responsables élus et nos campagnes électorales échappent complètement à toute raison, aux faits et aux analyses, lorsque le vrai et le faux n'importent plus, cela nous empêche de prendre de bonnes décisions au nom des générations futures", a déclaré M. Obama.
le mépris pour le politiquement correct, "un prétexte pour dire des choses offensantes ou mentir haut et fort"
Le président sortant a balayé le mépris pour le politiquement correct - un thème récurrent dans la campagne de Trump -, "un prétexte pour dire des choses offensantes ou mentir haut et fort"
 l'Amérique ne peut pas se permettre une politique délirante
Le président américain a estimé que le succès de la saga journalistique "Spotlight", Oscar du meilleur film, montrait l'appétit du public pour la vérité et le reportage. Il a aussi dit que des critiques virulentes formulées à l'encontre d'autres pays par certains candidats commençaient à inquiéter à l'étranger. Selon lui, les dirigeants étrangers comprennent que "l'Amérique est le pays où on ne peut pas se permettre une politique délirante".
 ce qui se passe est embarrassant pour notre pays
Interrogé dimanche sur les réactions dont lui font part les dirigeants étrangers lors de ses déplacements, le chef de la diplomatie américaine John Kerry avait répondu que "ce qui se passe est embarrassant pour notre pays".

Le milliardaire Donald Trump fait actuellement la course en tête à la primaire républicaine avec une campagne marquée par des attaques personnelles, des propos jugés islamophobes et des débats qui tournent souvent au pugilat.
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Trumpisme, le suivisme européen en question

Bien qu’il soit difficile de comprendre le trumpisme tant son auteur sort des codes habituels de la politique, il semble qu’il provoque che...