vendredi 18 mars 2016

UE: sommet UE-Turquie, "dernier regain de réalisme', vers un accord avec... la Grèce

E180316

10:20 -
'Dernier regain de réalisme : les dirigeants européens mesurent mieux, désormais, la nécessité d’un nouvel effort pour aider la Grèce à traiter les dossiers de ceux qui arrivent sur son territoire" rapporte Le Monde.


On oubli Ankara et on s'occupe d'Athènes où les réfugiés pourraient affluer en masse si l'Otan ne fait pas son job en mer Egée, ce qui risque de provoquer des tensions avec les forces turques avec de possibles crashs militaires. Le front se rapproche...
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Crise migratoire : négociation difficile en vue entre l’Union européenne et la Turquie

Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) pour Le Monde, le 18 Mars 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 18 Mars 2016


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Le ton a changé en quelques jours au sujet de l’éventuel accord entre l’Union européenne et la Turquie dans le cadre du dossier de la crise migratoire.
 Jeudi soir, un gros doute pointait
Jeudi soir, un gros doute pointait dans les déclarations des chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles, laissant entrevoir une négociation difficile, vendredi 18 mars, avec le premier ministre turc Ahmet Davutoglu. En arrivant à Bruxelles, dans la matinée, ce dernier a d’ailleurs averti les dirigeants européens que la question des réfugiés n’était « pas un marchandage, mais une question de valeurs humanitaires, ainsi que de valeurs européennes ».
 un projet de conclusions présenté comme moins favorables à certaines exigences d’Ankara
Le chef du gouvernement turc devait rencontrer les présidents du Conseil européen et de la Commission, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, en présence du premier ministre néerlandais Mark Rutte, dont le pays exerce la présidence semestrielle de l’UE. La base de leurs discussions est un projet de conclusions, rédigé dans la soirée de jeudi par les Vingt-huit. Ce document est présenté comme moins favorables à certaines exigences d’Ankara que le pré-accord esquissé le 7 mars sous l’impulsion de la chancelière allemande Angela Merkel: un compromis très controversé qui prévoyait le renvoi massif vers la Turquie de demandeurs d’asile arrivés en Grèce, en échange d’une relance des négociations d’adhésion et de la libéralisation des visas vers l’Europe.
  On est en bonne voie, mais pas encore arrivés
Le résultat de ces débats va être par la suite examiné par les responsables européens avant, sans doute, la reprise d’une longue négociation avec M. Davutoglu. « Nous ne sommes ni dans le succès, ni dans l’échec », précisait dans la soirée de jeudi l’un des participants au sommet. « On est en bonne voie, mais pas encore arrivés », estimait de son côté le président français François Hollande.
Mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord
Avant les discussions du 17 mars, plusieurs dirigeants de l’UE avaient manifesté une grande prudence, voire des réticences à l’idée d’un accord avec la Turquie. « Mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord et, en tout cas, il n’est pas question d’un chèque en blanc », faisait valoir le premier ministre belge, Charles Michel.
nécessité d’une base juridique valable
Son homologue luxembourgeois, Xavier Bettel exprimait, lui, ses inquiétudes quant à la conformité de certaines dispositions envisagées, comme le rapatriement de migrants et de demandeurs d’asile de Grèce en Turquie, avec le droit européen et international. Si elle maintient son idée que « l’offre turque nous permet de mettre un terme au modèle économique des passeurs », la chancelière Angela Merkel admet, elle aussi, « la nécessité d’une base juridique valable ».
C’est un sérieux problème 
Diverses questions, d’abord passées sous silence, ont émergé depuis la négociation du 7 mars. Celle de la liberté de la presse d’abord, avec la mainmise d’Ankara sur divers médias et le refus de prolonger le visa d’un journaliste du magazine Der Spiegel. « C’est un sérieux problème », a commenté M. Michel.
nécessité d’un contrôle strict de la Commission européenne sur cette situation
La question de la libéralisation des visas, promise à la Turquie pour le mois de juin, fait aussi l’objet d’un autre éclairage : plusieurs pays s’opposent à tout assouplissement des 72 critères à remplir. Or, le pays ne répond qu’à la moitié d’entre eux à l’heure actuelle. Et des délégations soulignent la nécessité d’un contrôle strict de la Commission européenne sur cette situation.
  Il convient d’éviter un jeu de dupes ou un processus irréversible
Si un accord est finalement conclu, sa traduction dans les faits devra, elle aussi, être étroitement surveillée, ont estimé plusieurs chefs d’Etat européens. Certains plaident pour un « frein d’urgence » si les choses ne fonctionnaient pas comme prévu. « Il convient d’éviter un jeu de dupes ou un processus irréversible », commente ainsi l’un d’eux.

Plus généralement, la question des libertés et des droits de l’homme semble s’imposer désormais comme un aspect inévitable dans la négociation. « Nous serons d’une totale franchise par rapport à ce qui se fait ou pas », a assuré François Hollande.
nécessité d’un nouvel effort pour aider la Grèce
Dernier regain de réalisme : les dirigeants européens mesurent mieux, désormais, la nécessité d’un nouvel effort pour aider la Grèce à traiter les dossiers de ceux qui arrivent sur son territoire. Et, au-delà, ils évoquent l’énorme travail, opérationnel et logistique, qui devra être accompli pour traduire un potentiel accord dans les faits.
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