samedi 5 mars 2016

UE; réfugiés, Bruxelles préparent des avions pour ramener davantage de terroristes... en Europe!

A050316

03:20 -
"En cas d'accord lundi, entre l'UE et la Turquie, la chancelière ne manquera pas de s'en prévaloir, juste avant des élections régionales délicates et l'UE est prête à un geste: de bonne source, Jean-Claude Juncker prépare avec Ankara l'envoi de quelques avions près de la frontière syrienne, afin de ramener en Europe des terroristes chassés par les bombardements Russes réfugiés d'Alep" rapporte Le Figaro. 


On ne peut être plus clair sur la nature réelle des négociations entre l'UE et la Turquie dont il est de notoriété publique qu'elle soutient les terroristes de l'EI et consort. Qu'y a-t-il d'autre à négocier avec elle sinon de soutenir, à notre tour, ces terroristes qui sont chassés d'Alep et d'ailleurs par les bombardements russes qui soutiennent l'armée d'Assad?

A défaut de pouvoir engager l'Otan dans une confrontation directe avec la Russie en Syrie, Merkel oblige l'UE via "un accord automatique avec la Turquie, valable pour la totalité des Vingt-Huit" à s'aligner sur la politique d'Ankara qui consiste à soutenir les terroristes qui combattent Assad et les Kurdes.


Pour l'instant, il n'y a donc que les Russes qui échappent à la furie allemande mais pour combien de temps encore? Merkel à une fenêtre d'opportunité de quelques mois - le temps que les Américains se dotent d'un nouveau président - pour avancer ses pions dont on sait que l'objectif ultime est d'assouvir sa haine contre Poutine ("le complexe merkelien") que la chancelière considère comme l'héritier assumé de l'URSS ex-occupante de son pays d'origine, la République Démocratique d'Allemagne où Poutine a sévi pendant cinq ans, à Dresde (où est né Pégida), en tant qu'agent du KGB.

Oui, bien sûr, le Mur de Berlin est tombé, l'Allemagne est réunifiée, mais Berlin a toujours été la capitale d'un empire et le coeur d'une civilisation germanique et non pas seulement d'une nation allemande. Ignorer cela, c'est ignorer l'Histoire, celle qui décide du destin des hommes et dont les petits êtres que nous sommes, y compris Merkel, ne sont que des instruments malgré eux.

Les attentats du 11 Septembre 2001 ont décapité l'Amérique en tant qu'hyper puissance mondiale et le 9 Mai 2015, Poutine a déclaré l'instauration d'un nouvel ordre mondial multi-polaire mais du point de vue de Merkel, dans ce multi-polaire, il y a d'abord le pôle renaissant de l'empire germanique comme il aurait pu y avoir le pôle néo-ottoman turc qui semble de plus en plus improbable sauf à imaginer une sorte d'entente cordiale entre Merkel et Erdogan. Or, nous y sommes peut-être.

Cette esquisse du monde du XXI ième siècle n'est pas encore stabilisée puisqu'elle dépend, finalement et au bout du compte, de l'issue des élections présidentielles américaines avec le surgissement du candidat Trump qui s'impose déjà comme le plus improbable prétendant à la Maison Blanche, une improbabilité parfaitement conforme à notre époque où l'avenir de l'humanité n'est rien moins que remis en question.

De notre point de vue, il importe que Trump remporte la bataille pour faire avancer le nouvel ordre mondial multi-polaire défendu par Poutine et ses alliés du BRICS plutôt que celui désiré par Merkel et son allié turc pour que l'humanité échappe au destin que lui réserve le néo-libéralisme (et ses branches germaniques et néo-ottomanes) qui s'est outrancièrement déchainé depuis et à cause de la chute de l'URSS qui a été, comme l'affirme Poutine, la pire catastrophe du XX ième siècle, comme l'actualité ne cesse de nous le confirmer tous les jours, à l'exemple des actuels tripatouillages nauséabonds (pour le coup, ce mot convient) et mortifères entre Merkel et Erdogan.
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L'Europe mise sur la Turquie pour bloquer les migrants

Jean-Jacques Mevel pour Le Figaro, le 4 Mars 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 5 Mars 2016


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Ankara a accepté vendredi de réadmettre sur son sol les demandeurs d'asile non syriens et espère en retour une relance des négociations d'adhésion à l'UE et la suppression des visas.
Ankara a accepté le renvoi vers la côte anatolienne de migrants économiques
L'UE et la Turquie ont fait ces dernières heures une avancée peut-être décisive vers un règlement de dix mois de crise migratoire en mer Égée: Ankara a accepté le renvoi vers la côte anatolienne de migrants «économiques» qui ne peuvent prétendre ni au droit d'asile ni à une protection sur le sol européen.
Il ne s'appliquera pas aux familles de réfugiés de guerre syriens
L'accord, discuté vendredi par le numéro un turc Recep Tayyip Erdogan et le président du Conseil européen, Donald Tusk, ne porte que sur le principe. Il ne s'appliquera pas aux familles de réfugiés de guerre syriens, qui représentent autour de la moitié des passages entre la Turquie et les îles grecques.
Tous les migrants irréguliers pourraient être ainsi renvoyés en Turquie
Mais à moins de trois jours d'un sommet qui peut pousser les Vingt-Huit à la fracture, c'est un soupir de soulagement à Bruxelles: 
«Tous les migrants irréguliers pourraient être ainsi renvoyés en Turquie, voire dans leur pays d'origine», assure au Figaro un haut responsable de l'UE
Un diplomate européen confirme la teneur de l'arrangement, en prévenant qu'il ne sera bien sûr «pas possible de ramener le flux de la mer Égée à zéro».
Mais Ankara a fait monter les enchères, face à une Europe en position du demandeur
La question des «réadmissions» - en clair l'expulsion de dizaines de milliers de recalés du droit d'asile - empoisonne depuis des mois ce qui s'annonçait à l'automne comme un pacte prometteur : la Turquie fixerait sur son territoire les réfugiés syriens parvenus chez elle (ils sont désormais plus de 2,7 millions), en échange d'une aide humanitaire de 3 milliards d'euros financée par l'UE et les 28 États membres. Mais Ankara a fait monter les enchères, face à une Europe en position du demandeur.
afflux parasite de migrants venus d'Asie et du Maghreb
L'afflux parasite de migrants venus d'Asie et du Maghreb, couplé à un nouvel exode syrien poussé vers la Turquie par les bombardements russes, a depuis compliqué la donne. 
«La Turquie, pas plus que la Grèce, ne peut accepter toute la misère du monde», ajoute le diplomate. 
Ankara, avant d'accepter le retour des migrants arrivés jusqu'en Grèce, a d'abord cherché à diminuer la pression en négociant en amont ses propres accords de «réadmissions»: Afghanistan, Pakistan, Bangladesh, Maroc, Algérie ou Tunisie.
  l'espoir des Européens est qu'Ankara verrouillera efficacement sa frontière sur la Méditerranée
Avant le rendez-vous attendu avec le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, lundi à Bruxelles, l'espoir des Européens est qu'Ankara verrouillera efficacement sa frontière sur la Méditerranée, plutôt que de se voir infliger le retour en masse d'expulsés. Athènes a déjà fait monter la pression en renvoyant, mercredi pour la première fois, près de 300 migrants du Maghreb de l'autre côté de la mer Égée. Athènes et Ankara ont un accord mutuel de «réadmission» depuis 2002.
un accord automatique avec la Turquie, valable pour la totalité des Vingt-Huit...
L'objectif de Bruxelles est de précipiter, dès juin, la signature d'un accord automatique avec la Turquie, valable pour la totalité des Vingt-Huit. Les expulsions se feraient ainsi en direct, sans passer par la case grecque. Si l'effet dissuasif se concrétise, Angela Merkel pourrait voir les statistiques enfin baisser à la frontière allemande.
 ... juste avant des élections régionales délicates
En cas d'accord lundi, la chancelière ne manquera pas de s'en prévaloir, juste avant des élections régionales délicates.
La Turquie attend beaucoup en retour
La Turquie attend beaucoup en retour, et chaque étape peut faire capoter sinon l'accord, du moins sa mise en œuvre. 
  • Ankara compte bien obtenir en octobre la levée de l'obligation de visas pour ses ressortissants qui se rendent en Europe. En privé, des diplomates turcs préviennent qu'à défaut, la totalité du pacte s'en trouverait résiliée. 
  • Le président Erdogan veut aussi obtenir des avancées, symboliques, vers l'adhésion de son pays à l'UE. Des deux côtés, chacun sait que c'est une entreprise de très longue haleine. Mais tout le monde fera semblant.
ramener en Europe des réfugiés d'Alep
Le véritable enjeu est la «réinstallation» en Europe, par la voie légale, de Syriens aujourd'hui installés en Turquie. C'est le projet fétiche d'Angela Merkel, boudé par la plupart de ses pairs - à l'exception de David Cameron. Le sommet n'en discutera pas officiellement. Mais là aussi, l'UE est prête à un geste. De bonne source, Jean-Claude Juncker prépare avec Ankara l'envoi de quelques avions près de la frontière syrienne, afin de ramener en Europe des réfugiés d'Alep.
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