€CALYPSE NEWS

mardi 29 mars 2016

Turquie: la vraie/fausse embrouille entre Erdogan et Obama

C29031610:30 - "M. Erdogan a déclaré récemment que les Etats-Unis devaient choisir entre la Turquie et les forces kurdes syriennes" rappelle Le Monde. 

Obama aurait-il tranché pour les Kurdes syriens au détriment de la Turquie? Et si oui, pourquoi? 

La visite d'Etat d'Erdogan aux Etats-Unis était programmée de longue date et prévue pour une durée de cinq jours. Difficile de considérer qu'Obama ne pouvait pas rencontrer Erdogan en tête-à-tête. Sauf qu'entre-temps, il y a eu la bataille de Palmyre qui est une défaite cinglante des proxys (de l'EI) d'Ankara infligée par Damas. 

Pour Obama, Erdogan est "out of control" et depuis la destruction du chasseur russe, il ne cesse d'accumuler les fautes. Autrement dit, il est grillé et avec la présence russe dans la région, il est devenu parfaitement inutile, voire gênant, indépendamment de toute question kurde qui est systématiquement mise en avant par les médias.

Mais dire que la brouille vient du fait qu'Obama soutien les Kurdes syriens dans leur lutte contre l'EI est un excès de langage. Obama soutien les Kurdes qui luttent contre Assad ce qui ne les empêchent pas de lutter aussi contre l'EI.

Du point de vue de Washington, et malgré ce qui vient d'être développé, la Turquie reste le logisticien local de l'EI et puisque la Syrie est perdue, avec les conséquences que l'on sait pour la sécurité nationale US, Erdogan doit maintenant s'occuper de l'Europe s'il veut survivre (en particulier à son ennemi juré l'intellectuel musulman Fethullah Gülen), ce qui ne peut pas se faire en accord trop manifeste avec les USA.

D'où le cinéma d'Obama pour s'écarter d'Erdogan...
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Coup de froid sur la relation américano-turque 

Par Marie Jégo (Istanbul, correspondante) pour Le Monde, le 29 Mars 2016 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 29 Mars 2016 
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Y aurait-il un coup de froid sur la relation américano-turque ? Attendu aux Etats-Unis du 29 mars au 2 avril, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n’a aucune rencontre prévue à son agenda avec son homologue américain, Barack Obama
« Notre président n’y va pas pour une visite d’Etat, mais dans le cadre d’un sommet multilatéral », a tenu à rappeler Ibrahim Kalin, le porte-parole présidentiel, lors d’une conférence de presse à Ankara, lundi 28 mars.
Obama s’est réservé un unique tête-à-tête avec le président chinois, Xi Jinping
La visite du président Erdogan comportera deux temps forts. Jeudi 31 mars et vendredi 1er avril, il participera, aux côtés d’une cinquantaine de chefs d’Etat, à la quatrième session du Sommet nucléaire à Washington. Rien d’étonnant à ce qu’il ne voie pas M. Obama ; lequel s’est réservé un unique tête-à-tête avec le président chinois, Xi Jinping. Le vice-président Joe Biden sera l’interlocuteur attitré de M. Erdogan.
la Maison Blanche a décliné l’invitation
Le moment-clé du voyage sera sans conteste la cérémonie d’inauguration d’une mosquée et d’un centre culturel financés par la Turquie à Lanham, dans le Maryland, auxquels M. Erdogan se consacrera dès son arrivée sur le sol américain. La présence de M. Obama y était ardemment souhaitée, mais la Maison Blanche a décliné l’invitation.
En 2013, Obama avait loué la Turquie, deuxième armée de l’OTAN, meilleure alliée des Etats-Unis au Proche-Orient.
On est loin de l’accueil chaleureux reçu par M. Erdogan et sa famille à l’occasion de leur visite dans la capitale américaine en 2013. A l’époque, Barack Obama avait loué la Turquie, deuxième armée de l’OTAN, meilleure alliée des Etats-Unis au Proche-Orient. Il avait également salué les négociations de paix menées alors avec les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’initiative du numéro un turc.
C’est au sujet du Parti de l’Union démocratique (PYD), affilié au PKK, que les vues divergent
Désormais, le dossier kurde empoisonne durablement la relation. A propos du PKK, Washington et Ankara sont d’accord. C’est au sujet du Parti de l’Union démocratique (PYD), affilié au PKK, que les vues divergent. Aux yeux des Américains, le PYD et ses milices armées (YPG), à la pointe du combat contre les djihadistes de l’Etat islamique (EI), méritent d’être soutenus. Récemment, le fait que l’armée turque se soit mise à attaquer à l’artillerie les positions des combattants kurdes syriens que Washington soutient et arme, n’a fait qu’accentuer les divergences.
L’avènement d’une région autonome kurde de Syrie est vécu comme une menace par la Turquie
Ankara place pour sa part le PKK et le PYD sur un même plan. Les deux formations sont considérées comme deux organisations « terroristes », au même titre que l’EI. L’avènement d’une région autonome kurde de Syrie est vécu comme une menace par la Turquie, qui craint une contamination du séparatisme à ses propres Kurdes, autrement plus nombreux (15 millions) que leurs frères syriens (environ 1,5 million). M. Erdogan a déclaré récemment que les Etats-Unis devaient choisir entre la Turquie et les forces kurdes syriennes.
Les attaques à la liberté d’expression en Turquie sont une autre source de friction
Les attaques à la liberté d’expression en Turquie sont une autre source de friction. Les arrestations de journalistes, les saisies musclées de plusieurs journaux (Zaman, Bugün, Millet) et de chaînes de télévision (Kanaltürk, Bugün TV, Samanyoglu TV, et d’autres), la captation de la banque Asya embarrassent la Maison Blanche au plus haut point, la poussant à prendre ses distances avec l’alliée turque.
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