lundi 28 mars 2016

Syrie: que faire pour sauver l'EI?

E28031617:45 - Suite à la victoire à Palmyre de l'armée d'Assad tous les régimes "démocratiques" occidentaux s'interrogent: que faire pour sauver l'EI? Autant d'années d'efforts, autant d'investissements, autant de mensonges, autant de coups tordus, tout ça pour rien? Du point de vue occidental, c'est inacceptable. 


Cela devient d'autant plus insupportable que de plus en plus de médias autorisés commencent eux-mêmes à ne plus suivre la doctrine démocratique et à développer des argumentaires impropres comme, par exemple, s'enthousiasmer pour la libération de Palmyre par Assad. Il est donc urgent de riposter. 
  • La première solution consisterait à éliminer le président syrien avant toute transition politique qui risquerait de consolider son pouvoir si le peuple syrien venait à s'exprimer. 
  • Le deuxième solution serait d'éliminer son mentor, Vladimir Poutine lui-même.
  • La troisième solution pourrait être d'éliminer Assad et Poutine en même temps.
Tous les démocrates occidentaux sont d'accord sur cet objectif, quelque soit la formule, mais la question est de savoir qui va se taper le sale travail? 

Autrefois, Israël aurait été le mieux à même pour une telle opération mais les temps ne sont plus ce qu'ils étaient.

Les Etats-Unis ne sont pas prêts à cette initiative mais pourrait le devenir si la candidate démocrate gagne la Maison Blanche et avant qu'elle ne se retrouve en tôle pour Haute trahison.

Reste le régime turc qui, bien que sa démocratie soit discutable à défaut d'être discutée, est aux abois, semblerait pouvoir faire l'affaire. Sauf qu'Erdogan ne va pas s'en charger lui-même puisqu'il a les moyens d'obliger l'un ou l'autre de ses "partenaires", en particulier européens, de faire le job. 

Nous pensons alors à Merkel, la plus exposée de tous les dirigeants de l'UE et qui n'a pas encore eu son lot d'attentats terroristes. Le problème, c'est que les services secrets allemands sont tellement nuls que l'échec est assuré avec un mauvais retour de manivelle pour Erdogan.

Vient alors sur la liste Hollande qui du côté de l'honneur n'est vraiment pas regardant et ne sait vraiment plus comment remonter sa côte de popularité ni comment s'y prendre pour déclarer à nouveau sa flamme aux Français. Sauf que Poutine a confié à Erdogan, à l'époque où ils étaient encore amis, qu'il était gentil mais non fiable.

Cameron pourrait faire un éclat, surtout si le Bréxit menaçait de trop, histoire de brouiller le référendum mais sans le soutien d'un président US en charge pour cause de campagne électorale, il y renoncera. 

Finalement, pour les démocrates occidentaux, sauver l'EI reste une question en suspens et le politiquement correct consiste donc à ignorer superbement ce qui se passe en ce moment en Syrie. C'est ainsi que l'Occident plonge dans l'obscurité et bientôt dans l'oubli de lui-même car enfin, être incapable de liquider Assad, sans parler de Poutine, ça ne ressemble vraiment plus à rien.
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