samedi 19 mars 2016

Belgique: sur les dossiers terroristes, les informations viennent majoritairement de France

D190316

17:15 -
"Sur les dossiers terroristes, les informations viennent majoritairement de France. Il y a ici, en Belgique, une prudence, pour ne pas dire une rétention, qui peut elle aussi poser problème" rapporte Le Monde citant Christophe Berti, rédacteur en chef au Soir.


Nous n'allons pas commenter les spécificités de la presse belge et française car cela nous semble un faux débat qui en masque un autre qui, lui, est tabou: qu'est-ce qu'une information? 

Est-ce que le fait de divulguer au public que la police a trouvé des traces d'ADN d'un terroriste dans un appartement de Bruxelles est, ou n'est pas, une information?  

De notre point de vue, il s'agit de propagande ou, pour être à la mode, de PSYOPS. Dans la circonstance, il s'agissait de préparer le public à l'arrestation, à Bruxelles, d'un terroriste présumé programmée pour la fin du sommet UE-Turquie pour détourner les médias de l'échec de l'UE. Autrement dit, les médias ont "joué le jeux" pour noyer le poisson. 

La véritable information de ce vendredi soir concernait cet échec des discussions entre l'UE et la Turquie, un échec qui va nous coûter très cher, à commencer par la Grèce. Or, les médias ont "joué le jeux" des faussaires en diffusant des images qui prétendaient montrer l'arrestation d'un terroriste en direct alors qu'il ne s'agit que d'un scénario de cinéma où tout est fabriqué d'avance, cadré, éclairé, minuté et diffusé un vendredi soir pour occuper tous l'espace médiatique du week-end. 

Ceci pour montrer que la véritable information est justement ce qui n'est pas dit dans la presse officielle, c'est à dire la presse subventionnée qui est donc aux ordres du pouvoir, puisque financée par celui-ci et occupant, de fait, 99% de l'espace médiatique qui compte, c'est à dire celui que 99% des gens regardent et écoutent sans réfléchir car il n'y a tout simplement rien à réfléchir avec les informations de cette presse-là qui gavent l'opinion comme nos paysans gavent leurs animaux avec des produits chimiques responsables de toutes nos maladies que nous traitons avec des médicaments qui ne font qu'aggraver ces maladies jusqu'à ce que nous rendions l'âme après avoir été saignés jusqu'à la dernière goutte.

Un véritable travail de journaliste aurait consisté à nous informer de ce qui a été véritablement décidé, ou pas, à l'issue du sommet de Bruxelles car il faut être conscient d'une chose: faire semblant d'arrêter un faux terroriste pour ne pas avoir a expliquer et éventuellement justifier (éventuellement, car ce n'est pas justifiable) la trahison de nos dirigeants qui acceptent de discuter, pour le coup, avec un vrai terroriste, dito le Sultan d'Anatolie, dont on connait les méfaits (grâce, faut-il le préciser, aux journalistes russes) n'est rien d'autre que de nous basculer de force le tête sur le billot pour nous décapiter. C'est ça le vrai jeu faussaire de nos journalistes car s'il y a des Salah Abdeslam, c'est parce que nos dirigeants "jouent le jeu" du terrorisme avec Erdogan.
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Arrestation d’Abdeslam : entre médias belges et français, une différence de culture 

Par Alexis Delcambre et Alexandre Piquard pour Le Monde, le 19 Mars 2016 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 19 Mars 2016 
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Une nouvelle fois, la question des relations entre médias et police resurgit, au lendemain de l’arrestation à Bruxelles de Salah Abdeslam.
La publication par le site de L’Obs, jeudi 17 mars, de l’information selon laquelle l’ADN du terroriste avait été retrouvé dans un appartement perquisitionné mardi a manifestement irrité les autorités judiciaires belges.
le parquet fédéral belge a  remercié les médias 
Samedi matin, plusieurs médias outre-Quiévrain ont même affirmé que les forces de l’ordre avaient dû accélérer leurs opérations à la suite de cette publication. Dans sa conférence de presse tenue quelques heures après l’arrestation, vendredi, le parquet fédéral belge n’en avait pas fait officiellement mention, mais avait « remercié les médias qui ont tenu compte des nécessités des opérations en cours en ne diffusant pas, à sa demande, certaines informations dont ils avaient connaissance ».
Les médias belges ont-ils observé, ces derniers jours, une rétention d’information?
Les médias belges ont-ils observé, ces derniers jours, une rétention d’information comparable à celle qu’ils avaient acceptée, en novembre 2015, pour ne pas interférer avec des opérations policières en cours dans Bruxelles ? Sur instruction, ils avaient alors suspendu leurs publications en ligne le temps d’une soirée, avec le secours d’internautes qui s’échangeaient des photos de chats.
les éventuelles demandes de prudence ont pu être exprimées de façon individualisée
Rien de comparable cette fois : « Il n’y a eu aucune demande officielle ou officieuse ni aucune communication générale à l’adresse des médias », témoigne Christophe Berti, rédacteur en chef au Soir. Lequel émet l’hypothèse que les éventuelles demandes de prudence ont pu être exprimées de façon individualisée, vis-à-vis de journalistes qui auraient pris contact avec des sources judiciaires ou policières pour opérer des vérifications.
les médias belges acceptent assez volontiers de « jouer le jeu »
Plus globalement, depuis l’opération antiterroriste de Verviers en janvier 2015, les médias belges acceptent assez volontiers de « jouer le jeu », selon l’expression d’un ancien cadre de rédaction belge, pour ne pas entraver les opérations de police – un comportement qu’il qualifie d’« attitude citoyenne ».
  (en France) des sanctions contre de nombreux médias audiovisuels
Le pays n’a pas connu de polémique comparable à celle qui a agité la France après les attentats de janvier 2015 ciblant Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, conduisant à des sanctions contre de nombreux médias audiovisuels, suivies de la mise en place de nouvelles pratiques qui ont donné satisfaction lors des attentats de novembre à Paris et Saint-Denis.
La police cherche les criminels, la presse informe  
Reste que « la culture française est un peu différente, selon Matthieu Croissandeau, directeur de L’Obs (propriété des actionnaires du Monde). Les autorités préféreraient toujours que rien ne soit divulgué des enquêtes et des opérations en cours. Cela n’empêche pas la presse de chercher des informations et de parfois publier des procès-verbaux, etc. Chacun est dans son rôle. La police cherche les criminels, la presse informe. »
  une information que nous avons jugée digne d’être portée à la connaissance du public
En l’occurrence, M. Croissandeau estime que la publication de l’information sur l’ADN de Salah Abdeslam, jeudi, était fondée : 
« Depuis quatre mois, tout le monde se demande où est Abdeslam. On a la trace de son passage dans un appartement en Belgique. C’est une information que nous avons jugée digne d’être portée à la connaissance du public. »
Il y a ici une prudence, pour ne pas dire une rétention, qui peut elle aussi poser problème
La différence entre les deux pays tient aussi au comportement des sources. En Belgique, les informations filtrent peu. 
« Il y a clairement une dichotomie entre les autorités belges et françaises sur la façon de communiquer, observe M. Berti. Sur les dossiers terroristes, les informations viennent majoritairement de France. Il y a ici une prudence, pour ne pas dire une rétention, qui peut elle aussi poser problème. » ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

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