dimanche 13 mars 2016

Allemagne: élections, l'AfD pourrait écraser le SPD, les copains de Hollande

D130316

09:40 -
"La guerre est déclarée entre l'AfD et le SPD (les copains de Hollande), qui se trouve pris en étau entre Petry et Merkel" rapporte Le Figaro.


Il s'agit là d'une situation parfaitement comparable à la française puisque, dans les deux cas, les sociaux-démocrates sont laminés par les ultra-conservateurs comme cela pourrait aussi arriver aux Etats-Unis avec la victoire de Trump. 
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Allemagne : la percée électorale de l'extrême droite menace le SPD

Par Nicolas Barotte pour Le Figaro, le 13 Mars 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 13 Mars 2016


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En soutenant la politique migratoire de son adversaire Angela Merkel, la gauche se retrouve talonnée et parfois devancée dans certains Länder par le parti populiste Alternative für Deutschland (AfD).
Une sorte de «21 avril allemand» menace le SPD
Une sorte de «21 avril allemand» menace le SPD. A la veille des élections régionales dans le Bade-Wurtemberg, en Rhénanie Palatinat et en Saxe-Anhalt, les sondages étaient en berne pour les sociaux-démocrates. En Saxe-Anhalt, le parti populiste anti-immigration Alternative für Deutschland (AfD), né il y a trois ans, était crédité de 18% des voix, soit quatre points de plus que le SPD! Même si, dans ce Land, le SPD se trouve en position d'infériorité face à la gauche de Die Linke (21% des intentions de vote) et loin derrière la CDU (à 32%), c'est un petit séisme qui se prépare.
  Le phénomène d'opinion se répand partout mais surtout dans les anciens Länder de l'Est
Dans le Bade-Wurtemberg, la situation n'est pas aussi dramatique. Mais avec 14% des intentions de vote, le SPD est en chute libre. Les Verts, avec 30%, font la course en tête et l'AfD, avec 11%, talonne les sociaux-démocrates. Le phénomène d'opinion se répand partout mais surtout dans les anciens Länder de l'Est. En Saxe et en Thuringe, où les prochaines élections locales n'auront lieu qu'en 2019, SPD et AfD sont au coude-à-coude dans les enquêtes d'opinion.
une campagne dure contre les idées simplistes 
Pour les derniers jours de la campagne, le SPD avait décidé d'intensifier ses tirs contre l'Alternative für Deutschland. 
«Nous mènerons une campagne dure contre les idées simplistes», avait lancé le vice-président du parti, Ralf Stegner.
 en votant pour l'AfD, on vote pour les ennemis de la démocratie
Paradoxe de la situation, la gauche soutient plus que d'autres la politique migratoire du gouvernement et d'Angela Merkel, son adversaire. 
Le SPD en subit donc aussi les critiques. «Nous devons expliquer qu'en votant pour l'AfD on ne choisit pas une autre politique migratoire mais on vote pour les ennemis de la démocratie», clamait-on au SPD.
  L'AfD «n'est pas une alternative mais une honte pour l'Allemagne
Le ton est donné. L'AfD «n'est pas une alternative mais une honte pour l'Allemagne», avait ajouté, mi-février, le patron des députés SPD, Thomas Oppermann.
mise sous surveillance par le renseignement intérieur
Les déclarations, fin janvier, de Frauke Petry, la leader de l'AfD, suggérant de laisser les gardes-frontières faire feu sur les migrants qui passeraient illégalement la frontière, ont sonné comme un signal d'alerte. Le président du SPD, Sigmar Gabriel, a proposé une solution radicale contre le parti populiste: la mise sous surveillance par le renseignement intérieur.
 la guerre est déclarée entre l'AfD et le SPD
Prudemment, le gouvernement et Angela Merkel n'ont pas soutenu cette idée qui, de toute façon, n'a pas été reconnu comme valide par les services. Depuis, la guerre est déclarée entre l'AfD et le SPD. L'Allemagne «ne sera pas représentée par l'AfD, Pegida ou d'autres groupes radicaux», a plaidé Sigmar Gabriel. 
«Les Allemands ne sont ni radicaux ni populistes. Mais un petit groupe d'individus, qui n'ont rien à voir avec nos valeurs ou notre culture, jette le discrédit sur notre pays», a-t-il regretté.
l'essor de l'AfD est avant tout la conséquence des faiblesses de la CDU
Pour le SPD, l'essor de l'AfD est avant tout la conséquence des faiblesses de la CDU qui n'a pas su contenir la percée à sa droite. Mais les sociaux-démocrates en font les frais autant ou presque davantage que les conservateurs, qui demeurent la première force politique du pays. Entre la CDU et l'AfD, le SPD se trouve pris en étau.
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