lundi 29 février 2016

USA: élections, Trump, "l'improbable astre de la campagne"

A2902116

05:00 -
"Il vaut mieux vivre un jour comme un lion que 100 ans comme un mouton" a retweeté le candidat à l'investiture des primaires républicaines, Donals Trump, rapporte Le Monde, l'un des zombies du "monde politico-médiatique américain [Le Monde est le relai local du NYT, le porte parole de la CIA, ndlr] qui continue de tourner, en particulier autour de celui qui est progressivement devenu l’improbable astre de la campagne, Donald Trump".


Comme l'a titré hier Sputnik international, "'President Trump': From Impossible to Improbable to All But Inevitable?" citant Politico Magazine, avant que Le Monde le plagie en reprenant "l'improbabilité" du candidat mais sans assumer son geste faussaire (faussaire parce que, justement, non assumé) en concluant seulement par une énigme: "Quelque chose a été prouvé, en ce dimanche, mais l’on ne sait pas trop quoi".

Pourtant, tout le monde sait (c'est à dire tout ceux qui lise la presse non alignée, en plus de l'autre dont fait partie Le Monde), que Trump est déjà considéré comme "l'inévitable futur président des Etats-Unis", (re-sic Sputnik) et nous l'avons nous-même, ici, écrit il y a déjà plusieurs jours puisque la politique étrangère US, en particulier comme le révèle la situation en Syrie, est déjà commandée par la virtualité présidentielle de l'improbable candidat.

Nous avons aussi avancé l'hypothèse improbable que le successeur de Kerry pourrait être Flynn, l'ex-chef de la DIA, qui a démissionné prématurément de son poste en désaccord avec la politique étrangère d'Obama (responsable, selon Flynn, de l'émergence et du développement de ce qui allait devenir l'Etat islamiste) à l'époque où la secrétaire d'Etat (que tout cela paraît déjà vieux et moisi!), était l'actuelle favorite à l'investiture démocrate, et qui échangeait avec le président des informations "top secret" par sa boîte email privée, et à laquelle (la favorite) le président répondait par des posts tout aussi "top secret" via sa propre boîte email privée.

Notons, en passant, que nous avons en France la même situation avec un président toujours en exercice, en tout cas sur la photo, mais qui n'est déjà plus le président comme cela a été démontré ce week-end au Salon de l'agriculture à Paris sauf que nous ignorons, contrairement aux Américains, qui le remplacera, si ce poste existe encore, ce qui n'est pas assuré vu l'effondrement en cours de l'Europe et l'impossibilité de se faire une idée sur ce qu'elle sera ou ce qu'il en restera en 2017.
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KKK et Mussolini : une journée médiatique ordinaire pour Trump 

Le Monde, le 28 Février 2016 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 29 Février 2016 
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La campagne des primaires pour l’investiture des candidats à la Maison Blanche dure depuis déjà plusieurs mois. Mardi 1er mars, elle devrait passer à la vitesse supérieure avec le Super Tuesday, lors duquel une bonne partie des délégués sera distribuée chez les démocrates et les républicains.
  l’improbable astre de la campagne
En attendant, le monde politico-médiatique américain continue de tourner, en particulier autour de celui qui est progressivement devenu l’improbable astre de la campagne, Donald Trump. Invité de plusieurs émissions télévisées, dimanche 28 février, il n’a que très peu été question de son programme, mais plutôt du Ku Klux Klan et de Benito Mussolini.
révisionniste assumé et défenseur de la supériorité de la race blanche
Sur CNN, M. Trump a été interrogé sur le soutien reçu de la part de David Duke, ancien dirigeant du Ku Klux Klan, révisionniste assumé et défenseur de la supériorité de la race blanche. Le journaliste lui demande s’il « condamnait explicitement David Duke » et s’il refusait son soutien. Le milliardaire, qui n’est jamais aussi à l’aise que lorsqu’il joue avec les médias, a louvoyé, affirmant : 
« Je ne connais rien de David Duke (…) Je ne connais pas ce groupe ».
« Le Ku Klux Klan ? », répond, incrédule, le journaliste. 
« Vous ne voudriez pas que je condamne un groupe dont je ne connais rien. Il faudrait que je me renseigne », répond M. Trump.
Sa position dépend de qui l’interroge, car sur Bloomberg, vendredi, il disait « ne pas avoir besoin de son soutien » : 
« Je n’en voudrais certainement pas. »
Pour « renseigner » M. Trump, plusieurs médias ont rappelé que son père, Fred Trump, avait été arrêté en 1927 après avoir participé à une manifestation du Klu Klux Klan et d’un mouvement fasciste d’émigrés italiens qui a dégénéré en émeute. Samedi dernier, 89 ans après, trois personnes ont été blessées en Californie lors d’affrontements entre membres du groupe et manifestants.
 « Il vaut mieux vivre un jour comme un lion que 100 ans comme un mouton ».
Sur le plateau de NBC, les journalistes ne l’ont pas interrogé sur le suprématisme blanc, mais sur le fascisme italien, et en particulier sur un tweet, retweeté par M. Trump, donc approuvé, dans lequel apparaissait une citation attribuée à Benito Mussolini : 
« Il vaut mieux vivre un jour comme un lion que 100 ans comme un mouton ».
C’est une très bonne citation
On lui demande, là aussi, s’il sait qui est Benito Mussolini, et s’il assume son geste. « Ecoutez, Mussolini était Mussolini », répond M. Trump.
« C’est une très bonne citation, très intéressante, et je sais qui l’a dite. Mais qu’est-ce que ça change, que ce soit Mussolini ou quelqu’un d’autre ? ».
Ça a visiblement attiré votre attention, non ?
Le journaliste lui demande si ça ne le dérange pas d’être associé à un fasciste. « Je veux être associé à des citations intéressantes », répond le candidat républicain, qui renvoie la balle à son interlocuteur. « Ça a visiblement attiré votre attention, non ? ».
Quelque chose a été prouvé, en ce dimanche, mais l’on ne sait pas trop quoi
On apprendra par la suite que le compte Twitter en question, @ilduce2016, a été crée de toutes pièces par des journalistes du site Gawker, qui ont voulu « piéger » Donald Trump en le bombardant de citations de Mussolini pour montrer « qu’il retweeterait à peu près tout, peu importe que la source soit douteuse ou ignoble, tant que ça ressemble à des éloges pour sa personne ». Quelque chose a été prouvé, en ce dimanche, mais l’on ne sait pas trop quoi. 
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Nous sommes devenus fous

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