vendredi 26 février 2016

UE: vers un "printemps des réfugiés"

A260216

07:50 -
"«Dans les dix prochains jours, il nous faut des résultats clairs et tangibles sur le terrain. Autrement il y a un risque d’effondrement total du système»" a estimé le commissaire grec Dimitris Avramopoulos, à l'issue d'une réunion des 28 ministres de l'Intérieur consacrée aux problèmes des migrants jeudi 25 février, à Bruxelles, cité par RT France.


Dans dix jours, c'est le sommet reporté entre l'UE et la Turquie qui avait était annulé par Erdogan suite aux attentats à Ankara attribués au Kurdes qui pourraient avoir ainsi repoussé une première fois le projet de Merkel - le plan A - d'impliquer l'Otan en Syrie pour offrir à Erdogan le Kurdistan syrien en échange d'un sérieux contrôle turc du flux des réfugiés vers la Grèce, puis vers l'Allemagne.

Ce volet du 'plan A" ayant été sabordé par le cessez-le-feu russo-américain en Syrie, Erdogan n'a plus aucune raison de prouver sa bonne foi aux Européens et nous constatons une augmentation du flux des réfugiés débarquant en Grèce malgré les rappels à l'ordre lancé par la Commission qui, impuissante, en est réduite à préparer dans l'urgence un plan d'aide humanitaire pour Athènes.

Il n'y a donc aucune illusion à avoir sur la suite des évènements: si le prochain sommet UE-Turquie a bien lieu, ce qui n'est pas encore garanti, il ne pourra faire autre chose que de prendre acte de l'échec du "plan A" de Merkel. Et alors?

Ce sont les électeurs allemands qui auront alors les choses en main le jour des élections du 13 mars dans trois régions importantes d'Allemagne ou le parti de Merkel pourrait, sinon être battu par l'extrême droite, tout au moins bien bousculé. La position de Merkel, déjà isolée au sein de l'UE, au prochain Conseil européen dépendra pour une part des résultats de ces élections.

Nous assistons donc à une course contre la montre entre, d'une part, l'affaiblissement de Merkel et d'autre part la montée de ce que l'on pourrait nommer "le frontiérisme", c'est à dire un mouvement général de rétablissement des frontières internes de l'UE, autrement dit la fin de l'espace Schengen.

Pour autant, le frontiérisme ne règlera pas la question des réfugiés qui vont continuer de débarquer de plus en plus nombreux en Europe. La solution du retour payé dans les pays d'origine ne fonctionnant pas, ou si peu - 37 000 départs volontaires sur 1,1 millions d'arrivées en 2015 - il faudra obligatoirement faire avec ces millions de réfugiés sur notre sol.

La seule solution qui se profile avec un peu de réalisme c'est, malheureusement pour la Grèce, la transformer en territoire de concentration en multipliant les plans d'aides humanitaires en attendant que... Merkel dégage et que l'Europe modifie radicalement sa politique étrangère. Sinon, préparons-nous à un prochain et sans doute très proche "printemps des réfugiés".
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Commissaire européen : sans une solution à la crise migratoire, Schengen s’effondra «dans dix jours»

RT France, le 26 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 26 Février 2016


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L’Union européenne doit agir d’urgence face à une crise migratoire qui ne cesse de se détériorer, et qui risque d’ébranler fondamentalement tout le système de l’Union européenne, a averti le commissaire pour l’immigration.
Dans les dix prochains jours, il nous faut des résultats clairs et tangibles sur le terrain
«Dans les dix prochains jours, il nous faut des résultats clairs et tangibles sur le terrain. Autrement il y a un risque d’effondrement total du système», a estimé le commissaire grec Dimitris Avramopoulos, à l'issue d'une réunion des 28 ministres de l'Intérieur consacrée aux problèmes des migrants jeudi 25 février, à Bruxelles.
appel à la mise en œuvre des mesures de répartition de réfugiés
«Le temps n'est plus aux actions sans coordination (...) Nous n'avons absolument plus de temps à perdre», a encore lancé M. Avramopoulos, en réitérant son appel à la mise en œuvre des mesures de répartition de réfugiés entre les Etats membres de l’alliance afin de soulager l’Italie et la Grèce, première et donc principales destinations des migrants qui arrivent par voie navale.

Cette semaine, la Belgique a annoncé le rétablissement provisoire des contrôles à sa frontière avec la France, pour faire face à un éventuel afflux de migrants quittant la «Jungle» de Calais. On compte désormais sept pays membres de l'espace dit «Schengen» de libre-circulation à avoir rétabli des contrôles temporaires à leurs frontières (Belgique, Danemark, Norvège, Suède, Autriche, Allemagne, France), comme ils y sont autorisés dans des situations exceptionnelles.
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Trumpisme, le suivisme européen en question

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