samedi 20 février 2016

UE: le Royaume Uni claque la porte, la Turquie la défonce

A200216
06:30 - L'accord conclu à l'issue de ce Conseil européen des 18-19 Février 2016 entre l'UE et Cameron est évidemment un marché de dupes: Cameron s'engage à faire campagne contre un "Brexit"? Cela ne signifie rien du tout à moins de supposer que les résultats du référendum soient fixés d'avance dans le sens d'un "non" par diverses méthodes de manipulation des sondages sinon des scrutins eux-mêmes.


L'idée même de négocier de nouvelles règles d'adhésion à l'UE contre une promesse de campagne illustre, encore une fois, l'état absolument comateux des Européens, et pas seulement des élites. 

Lors de ce même sommet, Merkel a "arraché" un nouveau rencart avec le Grand Calife d'Ankara pour tenter de négocier un règlement dans la crise des réfugiés alors que le Grand Calife est parti en guerre contre le Russie en Syrie? Mais comment peuvent-ils - Merkel et Erdogan - en être arrivés à ce point de putréfaction intellectuelle et être encore au pouvoir?  
  • La première réponse qui vient à l'esprit est celle de la mal-bouffe: à force de bouffer de la merde industrielle, ça fini par produire de la merde intellectuelle qui, à son tour, aggrave la mal-bouffe, etc. Un cercle vicieux qui n'en fini pas.
  • La deuxième réponse, moins spontanée, tient en deux chiffres: l'Europe, c'est 7% de la population mondiale et 50% des budgets sociaux. Dans un monde sans frontière, ça ne peut évidemment pas le faire et un rééquilibrage global est inévitable dans le sens, à la fois, d'un accroissement artificiel de la population européenne via un processus d'immigration de masse, à la fois, d'une baisse drastique des standards sociaux pour les autochtones européens.  
  • Une troisième réponse, qui prolonge la seconde, est que la crise actuelle dite des réfugiés de guerre, ou des migrants économiques - ce qui, tout compte fait, est la même chose -, n'est qu'un prélude à la future vague des réfugiés dits climatiques qui verra les chiffres de l'immigration forcée multipliés rapidement pas dix ou par cent.
Autrement dit, et quelques soient les politiques décidées par les élites européennes, l'Europe moderne avec tous ses rêves que nous avons connus, au moins depuis mai 68 pour fixer arbitrairement une date, est condamnée à disparaître avec la génération des soixante-huitards actuellement au pouvoir mais en voie d'extinction naturelle.

L'avenir de l'Europe n'est plus entre les mains des Européens qui ont renoncés à conserver leur destin en main depuis la fin de la seconde guerre mondiale, s'en remettant les yeux fermés à l'Amérique. Or, il se trouve que les USA ne sont plus ce qu'ils ont prétendu être - et ont été malgré tout - et se battent actuellement pour maintenir désespérément et inutilement leur hégémonie mondiale. 

La guerre de Syrie, une nouvelle guerre perdue par Washington, pourrait être le coup de grâce car non seulement elle représente une défaite US, mais elle est surtout une victoire du monde de demain incarné par la Russie et l'Asie en général qui développent à une vitesse phénoménale ce qu'il convient d'appeler le monde multi-polaire. 

Or, dans ce monde multi-polaire, l'Europe moderne du XXième siècle ne peut pas y avoir sa place pour les raisons énumérées plus haut: une économie pourrie, une démographie suicidaire, des budgets sociaux obscènes entrainant une absence totale d'instinct de survie.

En sommes, l'Europe est un continent à prendre comme l'Europe a pris à l'époque le Nouveau monde en y exterminant les autochtones. Si cela peut nous rassurer, le sort du futur ex-Nouveau monde pourrait être identique.  
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