mercredi 17 février 2016

UE: 1,5 millions de réfugiés de Turquie dont 300 000 pour la France, le prix à payer pour sauver Merkel?

B170216

04:50 -
"Avec quelques alliés, l'Allemagne veut obtenir de la Turquie qu'elle reprenne ceux qui arrivent illégalement en Grèce, en échange d'un mécanisme qui organiserait dès cette année l'accueil direct en Europe de dizaines de milliers de demandeurs d'asiles hébergés dans les camps turcs" rapporte Le Figaro.

Lors des négociations de 2015, il était question de 500 000 réfugiés devant être relocalisés en Europe, dont 20% pour la France, mais à condition que la Turquie obtienne un morceau de la Syrie. Comme cela n'est plus possible puisqu'entre-temps les Russes s'y sont installés, Ankara exigerait de monter le chiffre à 1,5 millions de réfugiés (voir commentaire), donc 300 000 pour la France sans compter les 2 ou 3 millions en droit de venir via le regroupement familial. 

C'est ce qui va être discuté, voire entériné, au prochain Conseil européen des 18-19 Février avec la participation du président Turc et celle du président français qui, contrairement à son Premier ministre, soutien la chancelière allemande. L'instauration d'une "no fly zone", décidée à l'ONU, pourrait peut-être permettre de couper la poire en deux... et de se mettre d'accord sur 1 million de réfugiés.
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L'Europe pourrait refouler des réfugiés syriens vers la Turquie

Par Jean-Jacques Mevel pour Le Figaro, le 17 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 17 Février 2015


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Angela Merkel cherche à faire chuter les chiffres de l'exode en mer Égée dans les semaines qui viennent et le dernier projet étudié avec Ankara est à la mesure de son impatience: il s'agit de refouler sans délai, de Grèce vers la Turquie, ceux qui ont réussi la traversée, sans même exclure les réfugiés de guerre syriens.
le glas d'un élan de générosité 
Le dispositif ferait tomber un tabou de plus du côté européen, sonnant le glas d'un élan de générosité très marqué outre-Rhin. Signal de l'urgence, le scénario sera discuté dès jeudi à Bruxelles, lors d'un mini-sommet qui réunira la chancelière allemande, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, ainsi que le président Hollande et les chefs de gouvernement autrichiens et néerlandais.
afficher un vrai succès face aux migrants et sauver Schengen
Ces dirigeants européens sont pressés d'afficher un vrai succès face aux migrants et de sauver Schengen, quand l'Europe centrale menace d'organiser un «blocus» des réfugiés en Grèce. Angela Merkel, personnellement, fait face à une seconde échéance: des élections régionales cruciales 13 mars, en Rhénanie-Palatinat, Saxe-Anhalt et dans le Bade-Wurtemberg. Pour la première fois, les Allemands pourraient faire payer à son parti les pots cassés de la crise.
Le contrat discuté va beaucoup plus loin que le «pacte» négocié en novembre
Le contrat discuté ces derniers jours entre Bruxelles et Ankara va beaucoup plus loin que le «pacte» négocié en novembre. Il s'agissait alors pour la Turquie d'immobiliser chez elle 2,5 millions de Syriens, en échange d'une assistance humanitaire européenne de 3 milliards d'euros. C'est encore loin de se concrétiser. L'exode semble se ralentir, les fonds restent à débloquer. «Le verre reste moitié vide», dit-on du côté européen.
 accueil direct en Europe de dizaines de milliers de demandeurs d'asiles hébergés dans les camps turcs
Avec quelques alliés, l'Allemagne veut forcer la marche: obtenir de la Turquie qu'elle reprenne ceux qui arrivent illégalement en Grèce, en échange d'un mécanisme qui organiserait dès cette année l'accueil direct en Europe de dizaines de milliers de demandeurs d'asiles hébergés dans les camps turcs.
  remplacer un trafic à la merci des passeurs par une organisation solide, prévisible et co-gérée
Il s'agirait de remplacer un trafic dangereux, à la merci des passeurs, par une organisation solide, prévisible et co-gérée par Ankara, le HCR et le pays d'accueil final. 
«Il n'est pas inconcevable qu'un réfugié parvenu en Grèce après avoir traversé la mer Égée soit ainsi renvoyé sans délai en Turquie, avant de revenir en Europe plus tard, par la voie légale», confie un négociateur.
250.000 réfugiés à «prélever» chaque année en Turquie
Ce projet de «refoulement/réinstallation», très controversé, semblait enterré depuis plusieurs semaines. Angela Merkel l'avait évoqué à l'automne, en avançant le chiffre de 250.000 réfugiés à «prélever» chaque année en Turquie, avant de les recevoir en Europe. C'est ce principe, et non pas le contingent annuel, qui sera discuté jeudi avec le premier ministre Davutoglu. Le préalable absolu est qu'Ankara casse le trafic et impose un coup de frein sévère aux passages clandestins vers les îles grecques, bref que les statistiques chutent brutalement. Un ordre de grandeur avancé à Bruxelles pour ces «réinstallations» légales est d'environ 100.000 réfugiés par an.

L'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche seraient en première ligne pour les accueillir. La redistribution ne s'appliquera qu'aux pays qui l'acceptent. L'intérêt de Paris, plutôt tiède sur l'accueil des demandeurs d'asile, reste à mesurer. Le week-end dernier, le premier ministre Manuel Valls refusait par avance tout mécanisme permanent, affirmant que l'Europe «ne peut pas accueillir davantage de réfugiés». À l'automne, le président Hollande s'était pourtant dit favorable au projet initial de la chancelière. Et c'est bien le chef de l'État qui représentera la France jeudi, au sommet restreint des pays volontaires...
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