dimanche 7 février 2016

Turquie: les états d'âme d'Erdogan complique la question des réfugiés en Europe

I070216

20:10 -
"Nous ne voulons pas commettre en Syrie la même erreur qu'en Irak (renoncer à participer à la coalition US contre Saddam Hussein, ndlr). Il est crucial de voir l'horizon. Ce qui se passe en Syrie ne peut pas durer longtemps. A un moment donné, la situation changera", a indiqué M. Erdogan rapporte l'agence Bloomberg citée par Sputnik.

La confusion la plus totale règne dans l'esprit du président turc: un coup il met en doute sa confiance aux Américains à qui il reproche des pourparlers avec les Kurdes syriens; un coup il table sur la coalition US pour renverser Assad alors que tout indique que, grâce aux Russes, les jeux sont déjà faits et qu'en tout état de cause, entrer en guerre en Syrie, s'est se confronter aux Russes, ce que les Américains ne feront pas, en tout cas pas avant les élections présidentielles. Et encore, faudrait-il que ce soit Hillary Clinton qui gagne, et rien n'est moins sûr. 

En conséquence, et encore une fois, le problème se pose pour les Européens qui tablent sur la Turquie pour régler la question des réfugiés. Mais, pour que la Turquie fasse un geste, il faut que les Européens soutiennent les objectifs d'Erdogan, ce qu'ils sont impuissants à faire car complètement désarmés sans le soutien des Américains qui ont pour l'instant autre chose à penser.

Donc, la situation avec la Turquie est bloquée au moins pour plusieurs mois ce qui signifie que l'afflux des réfugiés en Europe va se poursuivre et probablement exploser d'ici le printemps alors que Bruxelles n'a pas réussi à élaborer pendant l'hiver une véritable politique migratoire européenne et que la situation entre les Etats de l'Union est encore plus confuse qu'à la fin de 2015.  
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Erdogan fait comprendre que la Turquie rejoindra la guerre en Syrie, si nécessaire

Sputnik, le 7 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 7 Février 2016


___________***__________

Le président turc a déclaré que son pays devrait éviter de faire en Syrie la même erreur que celle commise en Irak en 2003, lorsque la Turquie avait refusé d'accueillir sur son sol les troupes américaines et de rejoindre la coalition internationale qui a mis fin au régime de Saddam Hussein.

Le chef de l'Etat turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré qu'Ankara devait éviter la réédition en Syrie de la situation qui s'était créée à l'époque de l'intervention des forces de la coalition internationale en Irak en 2003, rapporte l'agence Bloomberg.
Nous ne voulons pas commettre en Syrie la même erreur qu'en Irak
"Nous ne voulons pas commettre en Syrie la même erreur qu'en Irak", a déclaré le dirigeant turc, avant de rappeler qu'en 2003 Ankara avait refusé d'accueillir sur son sol les troupes américaines et n'avait pas rejoint la coalition internationale qui avait renversé le président irakien Saddam Hussein.
Ce qui se passe en Syrie ne peut pas durer longtemps
"Il est crucial de voir l'horizon. Ce qui se passe en Syrie ne peut pas durer longtemps. A un moment donné, la situation changera", a indiqué M. Erdogan.
Lorsque cela est nécessaire, on fait ce qu'il faut faire
A la question de savoir si la Turquie était prête à un développement soudain de la situation en Syrie, le dirigeant turc a répondu:
"On ne parle pas de ce genre de choses. Lorsque cela est nécessaire, on fait ce qu'il faut faire. En ce moment même, nos forces de sécurité sont préparées à toutes les éventualités possibles".
la Turquie se prépare pour une intervention armée en Syrie
Jeudi, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachankov a annoncé qu'il était fort probable que la Turquie se prépare pour une intervention armée en Syrie. Selon ses propos, le département militaire avait fourni à la communauté internationale des preuves vidéo irréfutables, montrant que l'artillerie turque bombarde des agglomérations syriennes au nord de la ville syrienne de Lattaquié. Et d'ajouter que le ministère russe de la Défense avait renforcé tous les types de renseignements au Proche-Orient. Recep Tayyip Erdogan avait alors qualifié ces déclarations de "ridicules".
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~