lundi 8 février 2016

Turquie: jusqu'à 600 000 rebelles chassés par Assad et les Russes de la région d'Alep

K080216

21:30 -
"Notre objectif pour l'instant est de maintenir autant que possible cette vague de migrants (jusqu'à 600 000 personnes fuyant les combats dans la région d'Alep) au-delà des frontières de la Turquie mais évidemment, comme toujours, nous allons les accepter quand ce sera nécessaire. Toutefois son pays, qui abrite déjà 2,7 millions de Syriens, ne supporterait pas à lui seul «tout le fardeau» de l'accueil des réfugiés" a déclaré le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu à l'issue d'un entretien à Ankara avec la chancelière allemande Angela Merkel rapporte l'AFP. 

D'un côté, l'armée d'Assad aidée par l'aviation russe chasse les rebelles de la région d'Alep, des rebelles dont une bonne partie va logiquement tenter de rejoindre l'Europe via la Turquie dont le principal, sinon unique soucis est d'éliminer les Kurdes.

De l'autre, Merkel qui tente de négocier avec Ankara pour que la Turquie garde ces rebelles sur place alors qu'elle accueille déjà presque 3 millions de réfugiés et qu'elle attend toujours l'aide promise par l'UE mais que les Etats membres rechignent à payer se défaussant sur l'Allemagne, désignée responsable de cette situation.

Mais au final, ce qui intéresse vraiment la Turquie de la part de l'UE, ce n'est pas tant une aide financière pour accueillir les réfugiés mais une aide politique, donc militaire, pour combattre les Kurdes sauf que, combattre les Kurdes, cela veut dire s'affronter à l'aviation russe, ce que l'Otan refusera.

C'est pourquoi l'acharnement de Merkel à vouloir traiter avec la Turquie pour résoudre la question des réfugiés est incompréhensible sinon insensé. Non seulement le Sultan turc la voit venir de loin avec son chéquier, mais en plus elle ne peut signer que des chèques en bois! 

Quelque soit le bout par lequel on prend le problème, il n'y a pas de solution hormis de se préparer, en Europe, à accueillir des millions de nouveaux arrivants évidemment impossible à intégrer en tout cas, dans l'immédiat, et qu'il faudra donc bien "parquer" quelque part dans des camps spéciaux, par exemple en Macédoine afin de ne pas se salir les mains...
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La Turquie redoute 600.000 nouveaux réfugiés

Le Figaro avec AFP, le 8 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 8 Février 2016


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La Turquie redoute que les combats en cours autour de la ville syrienne d'Alep provoquent un nouvel afflux de réfugiés pouvant atteindre jusqu'à 600.000 personnes à ses frontières, a déclaré ce soir le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus à l'issue d'un conseil des ministres.
 un nouvel afflux de 600.000 réfugiés à la frontière turque
«Le pire scénario qui pourrait se produire dans cette région à court terme ce serait un nouvel afflux de 600.000 réfugiés à la frontière turque», a déclaré le porte-parole du gouvernement turc devant la presse.
l'offensive contre les rebelles autour de la ville d'Alep (nord) a poussé des dizaines de milliers de civils sur les routes de l'exode 
Lancée il y a une semaine, l'offensive menée par l'armée fidèle au président syrien Bachar al-Assad, avec le soutien de frappes aériennes russes, contre les rebelles autour de la ville d'Alep (nord) a poussé des dizaines de milliers de civils sur les routes de l'exode.
«En conséquence de cette situation (autour d'Alep), nous observons que 200.000 personnes sont forcées à l'exode, dont 65.000 en direction de la Turquie et 135.000 à l'intérieur de la Syrie», a ajouté Numan Kurtulmus.
Quelque 30.000 d'entre eux, pour l'essentiel des femmes et des enfants, se pressent déjà, dans le froid et des conditions extrêmement précaires, devant le poste-frontière turc d'Oncupinar, que le gouvernement turc maintient pour l'heure fermé.
maintenir autant que possible cette vague de migrants au-delà des frontières de la Turquie
«Notre objectif pour l'instant est de maintenir autant que possible cette vague de migrants au-delà des frontières de la Turquie, et de leur fournir à cet endroit les services nécessaires», a également indiqué le vice-Premier ministre.
 Depuis plusieurs jours, les autorités turques ont répété que leur politique de «porte ouverte» à l'endroit des Syriens restait inchangée et qu'elles étaient prêtes, si nécessaire, à accueillir cette nouvelle vague sur leur sol.
nous allons les accepter quand ce sera nécessaire
«Evidemment, comme toujours, nous allons subvenir aux besoins de nos frères syriens et les accepter quand ce sera nécessaire», a dit lundi le Premier ministre Ahmet Davutoglu à l'issue d'un entretien à Ankara avec la chancelière allemande Angela Merkel.
  le pays ne supportera pas à lui seul «tout le fardeau» de l'accueil des réfugiés
Ahmet Davutoglu a toutefois clairement prévenu que son pays, qui abrite déjà 2,7 millions de Syriens, ne supporterait pas à lui seul «tout le fardeau» de l'accueil des réfugiés.
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