€CALYPSE NEWS

jeudi 25 février 2016

Grèce: guerre des réfugiés, la logique explosive des chiffres de la catastrophe humanitaire en cours

H250216

17:40 -
"Nous n’allons pas accepter que notre pays se transforme en un entrepôt d’êtres humains" a déclaré le premier ministre grec, Alexis Tsipras, "menaçant de dorénavant refuser tout accord européen si le fardeau de la crise migratoire « n’est pas partagé d’une manière proportionnelle » par les pays membres de l’Union européenne" rapporte Le Monde. 


Or, les chiffres de la catastrophe qui se prépare parlent d'eux-mêmes:
  • côté entrants, "depuis le début de l’année, plus de 102 000 migrants ont gagné la Grèce par la Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)", ce qui fait, en moyenne, environ 2 000 arrivants par jour.
  • côté sortants, "seules 100 personnes ont jusqu’à présent été autorisées à passer en Macédoine de jeudi, après 250 pour toute la journée de mercredi" rapporte Le Monde.
  • Résultat: "un embouteillage côté grec au poste d’Idomeni, dernière ville grecque avant la Macédoine, où au moins 3 500 migrants attendent de pouvoir franchir la frontière".
2 000 entrées pour 100 sorties, cela veut dire 1 900 réfugiés bloqués en Grèce chaque jour, et ce n'est qu'un commencement puisqu'il ne faut plus compter sur Erdogan pour stopper ce flux, au contraire. 

Est-ce qu'Athènes pourra seulement tenir jusqu'au prochain sommet UE-Turquie du 7 mars? 

Et puis même, que peut-on espérer de ce sommet puisque "le plan A" de Merkel vient d'être explosé par le cessez-le-feu syrien et qu'Erdogan n'a plus aucune raison de garder ses réfugiés chez lui même pour les milliards d'euros promis par l'UE?
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Crise migratoire : Athènes rappelle son ambassadrice à Vienne

Le Monde avec AFP, le 25 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 25 Février 2016


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La crise migratoire prend une tournure diplomatique. Athènes a rappelé son ambassadrice à Vienne pour consultation, jeudi 25 février, sur fond de querelle entre la Grèce et l’Autriche à propos de l’accueil des migrants.
  blocage de milliers de migrants sur le territoire grec
Athènes avait déjà protesté mardi auprès de Vienne et de l’Union européenne (UE) en raison du renforcement « unilatéral » des contrôles aux frontières des pays des Balkans, ce qui a provoqué le blocage de milliers de migrants sur le territoire grec.
La Grèce n’acceptera pas de devenir le Liban de l’Europe 
« L’Autriche nous traite comme des ennemis », avait lancé le ministre de l’immigration grec, Yannis Mouzalas, lors d’une rencontre des pays de l’UE à Bruxelles, qui visait à mettre fin aux désaccords sur l’accueil de réfugiés. « La Grèce n’acceptera pas de devenir le Liban de l’Europe », a fermement averti M. Mouzalas. Les réfugiés syriens représentent désormais le quart de la population du pays du Cèdre.
 Au poste d’Idomeni, au moins 3 500 migrants attendent de pouvoir franchir la frontière
Au poste d’Idomeni, dernière ville grecque avant la Macédoine, au moins 3 500 migrants attendent de pouvoir franchir la frontière, depuis que Skopje a réduit le nombre de ceux autorisés à pénétrer sur son territoire.
embouteillage côté grec
A la suite d’une décision prise par cinq pays de la « route des Balkans » — Autriche, Macédoine, Croatie, Slovénie et Serbie —, le contrôle a été renforcé côté macédonien et la police n’autorise depuis dimanche que les Syriens et les Irakiens à passer, ce qui provoque un embouteillage côté grec. Les autorités grecques ont été contraintes de conduire une partie de ces migrants dans les camps d’accueil de Diavata, dans le Nord, et de Schisto, près d’Athènes.
Jeudi, seules 100 personnes ont jusqu’à présent été autorisées à passer en Macédoine
Jeudi, seules 100 personnes ont jusqu’à présent été autorisées à passer en Macédoine, après 250 pour toute la journée de mercredi.
  Tsipras, a menacé de dorénavant refuser tout accord européen
Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a menacé de dorénavant refuser tout accord européen si le fardeau de la crise migratoire « n’est pas partagé d’une manière proportionnelle » par les pays membres de l’Union européenne.
notre pays se transforme en un entrepôt d’êtres humains
Il a annoncé la convocation de tous les chefs des partis grecs pour se mettre d’accord sur la gestion de la crise migratoire avant le sommet du 7 mars à Bruxelles.
« Il faut le plus large consensus politique sur cette question. Nous n’allons pas accepter que notre pays se transforme en un entrepôt d’êtres humains ».
délai maximum de « dix jours », au risque de voir « le système complètement s’effondrer »
De son côté, l’Union européenne a exhorté mercredi les pays membres à apporter à la crise migratoire des « résultats tangibles » dans un délai maximum de « dix jours », au risque de voir « le système complètement s’effondrer ».

Depuis le début de l’année, plus de 102 000 migrants ont gagné la Grèce par la Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
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Démondialisation au quotidien, arrêter de dépendre d'un système à bout de souffle.

« … Bien, cela n’est pas sûr et n’arriverait pas du jour au lendemain, mais il y a là une grande fragilité du système et peut-être n’est-il...