vendredi 12 février 2016

France: et le vrai nouveau ministre des Affaires étrangères est...

E120216

22:10 -
"«Bachar el-Assad nourrit Daech», Assad doit être arrêté «quoi qu'en pensent ceux qui le soutiennent»" rapporte Le Figaro citant le ministre des Affaires étrangères de la Défense, Jean Yves Le Drian.
Est-ce au ministre de la Défense de se prononcer sur le sort du président syrien? Non, c'est le rôle du ministre des Affaires étrangères mais comme celui-ci n'est déjà pas capable de gérer une affaire locale comme celle de l'aéroport NDDL, il ne faut pas s'attendre à grand chose de sa part.

Donc, nous nous retrouvons avec un ministre de la Défense faisant aussi office de ministre des Affaires étrangères et qui ne se fatigue pas à tenir un langage "diplomatique" mais utilise des expressions plus conformes à celles d'un caporal, éventuellement chef, qu'à ceux du représentant d'une puissance comme la France.

Quoique, finalement, à tout bien réfléchir, la France est-elle autre chose qu'un caporal, voire caporal chef, des milices internationales US travaillant en Syrie sous les déguisements de l'Etat islamiste? 

Car, à la fin, que fait la France sinon soutenir les terroristes "islamistes qui se présentent comme la seule opposition au dictateur" selon les propos de notre nouveau ministre des Affaires étrangères, un dictateur qu'il convient "d'arrêter", si possible grâce aux troupes locales au sol, donc les terroristes, puisqu'il n'y en a pas d'autres et que la France n'a pas l'intention d'en envoyer. 

Ainsi, ce serait la dictature syrienne qui nourrirait le terrorisme, comme si ce terrorisme n'était pas une entreprise mondiale qui dépasse largement le cas d'al-Assad. 

Mais du point de vue de la diplomatie française, on ne va pas rentrer dans ce genre de réflexion puisque de réflexions, de toute façon, il n'y a pas, la seule règle étant celle du suivisme atlantiste anti-russe et anti-monde multi-polaire. 

La France, à cause de ses élites périmées, loupe le coche du monde du XXI ième siècle, un monde où il ne peut plus y avoir une puissance hégémonique quelle qu'elle soit, y compris naturellement US, mais un réseau inter-connecté de puissances souveraines dont la France ne fera sans doute pas partie car entre-temps, elle aura probablement disparue.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Syrie : un mince espoir de cessez-le-feu

Par Nicolas Barotte (envoyé spécial à Munich) pour Le Figaro, le 12 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 12 Février 2016


_____________***____________

La proposition russe en faveur d'un arrêt des hostilités avec les rebelles non djihadistes d'ici à une semaine a été acceptée, sans trop d'illusions, par les États-Unis et les puissances européennes réunies vendredi à Munich.
la Russie détient, aux yeux des Occidentaux, une large part de la solution 
Aucun représentant de la Syrie ne se trouvait là. Mais à Munich, où s'est ouverte vendredi la Conférence sur la sécurité qui réunit comme chaque année un large éventail de responsables internationaux, la guerre syrienne était de tous les discours. «C'est la tragédie la plus grave» de ces dernières années, a affirmé le roi Abdallah de Jordanie en ouverture des discussions. Son pays, touché au premier rang, compte un réfugié syrien pour cinq habitants. «Il faut arrêter les carnages en Syrie», a-t-il réclamé. Les regards sont tournés vers la Russie qui détient, aux yeux des Occidentaux, une large part de la solution.
 «Bachar el-Assad nourrit Daech», a relevé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian
«Bachar el-Assad nourrit Daech», a relevé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en prônant une stratégie globale contre les terroristes.
 Les islamistes se présentent comme la seule opposition au dictateur
Les islamistes se présentent comme la seule opposition au dictateur et profitent de l'affaiblissement de l'opposition modérée.
 Assad doit être arrêté «quoi qu'en pensent ceux qui le soutiennent»
Assad doit être arrêté «quoi qu'en pensent ceux qui le soutiennent», a poursuivi le ministre en visant la Russie. Moscou ne veut pas perdre pied dans cette région et profite de la lutte contre les groupes terroristes, Daech et les autres, pour soutenir militairement Bachar el-Assad.
La guerre civile a déjà fait 260.000 victimes. Un timide premier pas vers une solution a été franchi dans la nuit de jeudi à vendredi: Washington et Moscou se sont mis d'accord au sein du «Groupe de soutien à la Syrie», réuni exceptionnellement à Munich, pour aboutir à «une cessation des hostilités» d'ici à une semaine entre les troupes gouvernementales et les rebelles. Les groupes terroristes ne sont pas concernés, ce qui permet à la Russie de poursuivre ses bombardements. Ce compromis «offre une lueur d'espoir», a néanmoins observé la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen. «Mais il faut donner des preuves maintenant», a-t-elle insisté. L'accord prévoit aussi une aide humanitaire immédiate dans sept zones du pays.
Moscou soupçonné de jouer double jeu

Il aura fallu des heures de négociation pour arracher un compromis, dans la nuit de jeudi à vendredi. La partie n'a pas été facile, tant les stratégies russe, pour maintenir Bachar el-Assad, et américaine, pour obtenir son départ, sont opposées. C'est pourquoi les engagements pris à Munich sont considérés avec précaution. «Les résultats seront mesurés par ce qui se passera sur le terrain, pas sur les mots qui sont sur un bout de papier», a prévenu le secrétaire d'État américain, John Kerry.

En soutenant militairement l'offensive de Bachar el-Assad à Alep, la Russie est en grande partie responsable de l'interruption des négociations entre le gouvernement et l'opposition syrienne. «Propagande», a ironisé le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Moscou est toutefois soupçonné de jouer double jeu et de vouloir gagner du temps avant de figer une situation favorable à Damas.

Cette méfiance a été clairement exprimée par Berlin: «C'est à la Russie que revient la principale responsabilité» de mettre en œuvre l'accord de Munich, a déclaré, vendredi, la porte-parole de la chancelière, Christiane Wirtz. Comme si elle avait retenu les leçons de la crise ukrainienne, Angela Merkel a décidé de suivre une ligne de fermeté contre la Russie. Lors de sa visite en Turquie, la semaine dernière, elle s'était déclarée «horrifiée» par les «souffrances humaines» infligées aux Syriens par les «bombardements, notamment russes». Le Kremlin lui avait ensuite conseillé d'être plus «attentive dans le choix de ses mots».

Au fragile espoir de cessez-le-feu d'un côté, s'ajoutent, de l'autre, les interrogations sur la stratégie militaire face à Daech. L'Arabie saoudite plaide pour l'envoi de troupes au sol. Elle a reçu l'appui du premier ministre français, Manuel Valls, qui doit participer samedi aux débats de la conférence. Une «offensive terrestre de troupes locales régionales, arabes pour ainsi dire, serait décisive», a déclaré le chef du gouvernement dans une interview à des journaux régionaux, dont le Berliner Morgenpost.

Engager des moyens militaires sur le sol syrien est un pari périlleux. Dans une interview au quotidien Handelsblatt, le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, qui sera lui aussi présent à Munich, a mis en garde contre «un risque de guerre mondiale». «Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir: veulent-ils une guerre permanente?», a-t-il insisté. Manuel Valls et Dmitri Medvedev pourront en discuter samedi lors de leurs interventions, puis lors de leur entretien bilatéral. Ils jugeront chacun des preuves de la détermination de l'autre.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Course à l'Elysée: "cabinet noir", l'indigné Fillon mène l'enquête

"...reprenant les accusations qu'il avait portées jeudi soir contre le chef de l'Etat et l'existence d'un «cabinet noi...