samedi 13 février 2016

France: Calais, les solutions existent et c'est aux politiques de les trouver sinon ils dégagent

A130216

04:05 - Des juristes et des avocats membres du Legal Center de Calais ont décidé de déposer une dizaine de plaintes dont huit concernent des violences de la part de policiers sur des migrants. «Le problème, explique un syndicaliste d'Alliance, tant pour les migrants que pour les policiers, est que personne ne voit de solution dans un avenir proche», conclue Bruno Noel, membre du syndicat des policiers Alliance joint par Le Figaro.

La solution, elle existe, mais elle ne dépend pas des autorités françaises qui n'ont aucune souveraineté aussi bien dans cette matière qu'en général. Et le vrai problème est celui de savoir pourquoi les Français continuent de voter pour ceux-là mêmes qui sont incapables de mettre en oeuvre les solutions qui existent.

Les solutions existent et c'est aux politiques de les trouver, ils sont élus et payés très chers pour ça. S'ils n'en sont pas capables, ils doivent dégager.
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Calais : des plaintes déposées après des violences sur les migrants

Par Yohan Blavignat pour Le Figaro, le 12 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 13 Février 2016


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Des juristes et des avocats membres du Legal Center de Calais ont déposé une dizaine de plaintes vendredi après-midi pour des violences sur des migrants de la «jungle» de Calais. Huit d'entre elles portent sur des violences policières, les deux autres concernent des civils.
la préfète du Pas-de-Calais à intention de raser la moitié de la «jungle» de Calais
Alors que la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a confirmé ce vendredi son intention de raser la moitié de la «jungle» de Calais, la violence envers les migrants de ce camp est dénoncée par plusieurs associations.
 Le Legal Center de Calais fournit une aide juridique aux migrants
Des juristes et des avocats membres du Legal Center de Calais - qui fournit une aide juridique aux migrants -, en collaboration avec Médecins du Monde et Médecins sans Frontière, ont décidé de déposer une dizaine de plaintes ce vendredi après-midi au tribunal de Boulogne-sur-Mer. D'autres vont être déposées en début de semaine prochaine.
violences de la part de policiers sur des migrants
Deux de ces plaintes portent sur des violences de la part de civils. En revanche, les huit autres concernent des violences de la part de policiers sur des migrants.
 les violences sont en augmentation depuis quelques semaines
D'après Loïc Blanchard, responsable juridique de Médecins du Monde contacté par Le Figaro, «les violences sont en augmentation depuis quelques semaines». Selon les témoignages recueillis par cette organisation de solidarité internationale (OSI), des policiers dépasseraient régulièrement les limites de leurs fonctions. «Depuis le 21 décembre dernier, nous avons reçu 101 personnes en consultation dans le camp, soit douze par semaine. 90 d'entre elles ont rapporté des violences policières», nous rapporte Marlène Malfait, médecin référant pour Médecins sans Frontières dans le camp de Calais. Selon ses dires, les migrants blessés souffriraient de traumatismes crâniens, de fractures de la mâchoire ou des mains, ou encore de liaisons oculaires dues au gaz lacrymogène. Moins connu du grand public, les migrants souffriraient également psychologiquement à travers des insomnies ou du stress post-traumatique.
 parler des violences subies par les forces de l'ordre
Bruno Noel, membre du syndicat des policiers Alliance joint par Le Figaro, rejette ces accusations. Selon lui, on ne parle que des violences policières, alors «qu'on devrait aussi et surtout parler des violences subies par les forces de l'ordre». 
Nous n'usons de la violence que pour protéger les habitants ou eux-mêmes
«L'usage de la force par la police est légitime et proportionné. Nous n'usons de la violence que pour protéger les habitants ou eux-mêmes, sachant que des policiers sont très souvent blessés», argue-t-il.
 influence d''activistes extrêmistes
S'il admet que les migrants vivent dans «la misère humaine», il reproche à certains d'entre eux de «commettre des infractions» et de s'en prendre aux forces de l'ordre. 
«Il y a aussi des migrants qui veulent en découdre avec nous, notamment sous l'influence d''activistes extrêmistes' (en référence aux militants de No Borders ou des Black Box, NDLR) présents dans la ‘jungle'». 
Mais cet argument ne convainc pas les associations. Médecins du Monde témoigne avoir reçu des migrants blessés par des policiers alors qu'ils n'étaient pas en situation d'attaque. 
«Certains en profitent pour frapper des migrants lorsqu'ils les croisent en dehors du camp», insiste Loïc Blanchard.
les policiers en ont «ras-le-bol»
Au total, près de 1500 fonctionnaires de police, tous services confondus, sont présents pour assurer la sécurité à Calais. S'ils sont relevés toutes les trois semaines, avant de devoir y retourner, les policiers en ont «ras-le-bol», d'après le syndicaliste.
«Ils ont l'impression de servir de cibles pour les migrants. Quand ils ont passé la nuit à se taper dessus avec des centaines de réfugiés, ils savent déjà que la nuit suivante sera identique».
 un rapport de force disproportionné
Il dénonce ainsi un rapport de force disproportionné entre des centaines de migrants contre une poignée de membres des forces de l'ordre, et réclame plus de moyens matériels et humain ainsi que l'aide de l'armée sur le terrain.
Des milices organisent des ratonnades
Malgré tout, toutes les violences envers les migrants ne sont pas l'apanage des forces de l'ordre. «Des milices se constituent dans la région de Calais, et organisent des ratonnades», explique Loïc Blanchard.
 ils prennent des vidéos qu'ils postent sur internet
Des personnes, souvent vêtues de treillis, rossent des migrants.
«Ils les frappent avec des barres de fer, ou à mains nues. Parfois ils prennent même des vidéos qu'ils postent sur internet», réagit MSF.
 violences volontaires n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail
Les associations mentionnent également des simulacres d'exécution et des actes de tortures, sans apporter d'éléments permettant de le vérifier. Sept personnes ont notamment été interpellées en flagrant délit près de Dunkerque pour avoir «cassé du migrant», selon leurs dires. Vendredi soir, elles ont été mises en examen par le parquet de Dunkerque pour «violences volontaires n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail commises en réunion» et «participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes».
«Malheureusement, nous n'avons pas encore assez d'éléments pour faire un bilan comptable sur ces actes, qui restent isolés», relativise MSF.
«Il y a une inquiétude chez les réfugiés. Ils ont davantage peur des violences et de l'avenir», commente Marlène Malfait.
personne ne voit de solution dans un avenir proche
«Le problème, tant pour les migrants que pour les policiers, est que personne ne voit de solution dans un avenir proche. Ce n'est pas vivable, ni pour les personnes qui vivent dans cette misère humaine, ni pour les forces de l'ordre qui doivent gérer l'ingérable», conclue le syndicaliste d'Alliance.
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