dimanche 7 février 2016

France: Calais, le général Piquemal en comparution immédiate pour avoir "défié l'autorité de l'Etat"

C070216

11:10 -
"On sait bien que la manifestation a été interdite et que l'autorité de l'Etat a été défiée. Le général, il n'est pas venu à Calais pour faire de la figuration", a affirmé à l'AFP le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi.

Pour agir de cette façon, c'est que le pouvoir est aux abois et tente de frapper un grand coup pour essayer de montrer qu'il contrôle la situation. Le problème, c'est qu'il frappe à côté et beaucoup de Français vont se dire, à juste titre, qu'il ferait mieux de frapper ceux qui, tous les jours, défient l'autorité de l'Etat à Calais sans pour cela se retrouver, eux, en comparution immédiate.
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Calais: le général Piquemal jugé lundi

Le Figaro avec AFP, le 7 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 7 Février 2016


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Cinq personnes, dont un général ancien patron de la légion étrangère, passeront en comparution immédiate lundi au tribunal de Boulogne-sur-Mer, après leur interpellation samedi à Calais lors d'un rassemblement hostile aux migrants, indique une source judiciaire dimanche.
poursuivi pour "participation à un attroupement qui ne s'est pas dissout après sommation"
Le général Christian Piquemal désigné comme ayant eu "le rôle principal" dans cette manifestation interdite, sera poursuivi pour "participation à un attroupement qui ne s'est pas dissout après sommation" et les quatre autres personnes pour "port illégal d'armes". Ils risquent une peine allant jusqu'à un an de prison ferme.
l'autorité de l'Etat a été défiée
"On sait bien que la manifestation a été interdite et que l'autorité de l'Etat a été défiée. Le général, il n'est pas venu à Calais pour faire de la figuration", a affirmé à l'AFP le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi.

Les quatres autres individus avaient été contrôlés en amont de la manifestation et portaient sur elles "des armes dangereuses" de type taser, poing américain et cutter.
 ils étaient là pour en découdre
"Ceux là, même s'ils n'ont pas participé à la manifestation, puisqu'ils ont été contrôlés avant, ils étaient là pour en découdre: on ne vient pas à une manifestation interdite avec des armes si on n'a pas l'intention d'en découdre", a expliqué cette même source.
Ces comparutions immédiates se dérouleront lundi "dans l'après-midi", selon le procureur.

Samedi soir, de nombreuses réactions à l'arrestation du militaire, ancien commandant de la Légion étrangère de 1994 à 1999, et qui n'est plus en service actif, venues de l'extrême droite agitaient les réseaux sociaux.
"on est chez nous!", "Etat dictateur", "migrants dehors" ou "journalistes collabos"
La manifestation de samedi à l'initiative du mouvement islamophobe Pegida, qui avait été interdite par les autorités, a été marqué par des échauffourées entre les forces de l'ordre et des manifestants, qui ont scandé des slogans tels que "on est chez nous!", "Etat dictateur", "migrants dehors" ou "journalistes collabos". Il y a eu plusieurs appels des autorités pour demander la dispersion du rassemblement, puis des charges des gendarmes ainsi que des tirs de gaz lacrymogènes. Vingt interpellations ont eu lieu.
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