samedi 6 février 2016

France: Calais, arrestation du général Piquemal, ancien commandant de la Légion étrangère

E060216

17:50 -
"Il y a eu des appels des autorités pour demander la dispersion du rassemblement, puis des charges des gendarmes ainsi que des tirs de gaz lacrymogènes. Une vingtaine de manifestants ont été interpellés, dont le général Christian Piquemal, ancien commandant de la Légion étrangère" selon l'AFP cité par Le Monde. 
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A Calais, l’organisateur d’une manifestation d’extrême droite interpellé en marge du rassemblement

Le Monde, le 6 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 6 Février 2016


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Ils protestent « contre l’islamisation de l’Europe ». Des groupes d’extrême droite appellent à manifester conjointement, samedi 6 février, dans plusieurs villes de quatorze pays, en se référant au mouvement allemand Pegida.
le ministère de l’intérieur a interdit une manifestation à Calais
En France, le ministère de l’intérieur a interdit une manifestation à Calais, par crainte d’affrontements violents entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche, dans une ville hautement sensible sur les questions migratoires – où environ 3 700 migrants, venus majoritairement d’Afrique de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afghanistan, vivent dans le plus grand bidonville de France dans l’espoir d’atteindre l’Angleterre.
une soixantaine de personnes se sont réunies sous l’égide du général Christian Piquemal
Malgré cette interdiction, la branche française de Pegida était déterminée à défiler dans l’après-midi. Selon un journaliste de FranceTV Info, une soixantaine de personnes se sont réunies dans la matinée à 20 km de la ville, sous l’égide du général Christian Piquemal, ancien commandant de la Légion étrangère.
On est chez nous ! » ou « Journalistes collabos »
A 13 h 30, quelques échauffourées ont éclaté entre les forces de l’ordre et environ 150 personnes, qui s’étaient aussi réunies devant la gare de Calais, dans le centre-ville de la cité portuaire. Elles ont crié des slogans tels que « On est chez nous ! » ou « Journalistes collabos », ont entonné une Marseillaise et agité des drapeaux français.
Une vingtaine de manifestants ont été interpellés, dont Christian Piquemal
Il y a eu des appels des autorités pour demander la dispersion du rassemblement, puis des charges des gendarmes ainsi que des tirs de gaz lacrymogènes, selon l’Agence France-presse. Une vingtaine de manifestants ont été interpellés, dont Christian Piquemal, selon plusieurs journalistes sur place.
Contre-manifestation à Saint-Brieuc

A Saint-Brieuc, le préfet des Côtes-d’Armor a également interdit une manifestation pour éviter des affrontements. Selon un journaliste du Télégramme, une trentaine de militants d’extrême droite s’étaient pourtant rassemblés samedi matin — occasionnant une contre-manifestation.

2 000 personnes rassemblées en Pologne

Une manifestation qui a mobilisé 2 000 personnes s’est aussi déroulée à Varsovie, en Pologne. Selon le correspondant du Monde sur place, la place du Château royal, parsemée de drapeaux de tous les groupes nationalistes, était loin d’être pleine.

Les manifestants ont demandé au nouveau gouvernement conservateur de ne pas accepter de réfugiés. Alors que le précédent avait accepté d’en accueillir 7 000, la droite conservatrice a dit qu’elle se contenterait de 400, ce qui est encore trop pour les personnes rassemblées samedi. « Je ne veux pas d’Arabes dans mon pays. Il n’y en a jamais eu. Ils violent les femmes et ne sont pas compatibles avec l’Europe chrétienne », a notamment déclaré Maciej, un jardinier de 28 ans.

En parallèle, un groupe de personnes brandissant des pancartes aux slogans anti-racistes s’est également rassemblé.

Manifestations en Autriche et en Allemagne

En Autriche, la manifestation pro-Pegida et les contre manifestations se sont déroulées dans le calme et sans incident à Graz, deuxième ville du pays, selon notre correspondant sur place. Chacun des deux camps a réuni environ 200 participants, qui arboraient, pour les pro-Pegida, des panneaux où l’on pouvait lire « pas de deuxième Paris, pas de deuxième Cologne, pas de deuxième Mölndal (Suède) ». Dans ce pays, la présence forte de l’extrême droite institutionnelle limite l’action de Pegida, qui a jusqu’à présent échoué à y exporter son mouvement, le FPÖ voyant d’un mauvais œil cette formation « concurrente » sur sa droite.

Les plus gros rassemblements sont attendus en Allemagne, notamment à Dresde, ville d’origine du mouvement Pegida, mais le mouvement compte aussi être présent en Norvège, Suède, Suisse, Irlande, Pologne, Italie, Bulgarie, Estonie, Slovaquie
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