lundi 29 février 2016

Allemagne: "Je n'ai pas de plan B"

E290216

11:00 -
"En ce qui concerne la crise migratoire, je n'ai pas de plan B" a déclaré la chancelière Angela Merkel dans une interview accordée à la chaîne allemande ARD citée par Sputnik. 


Cette position rigide montrerait, selon le quotidien allemand Saarbrücker Zeitungm, que "la chancelière ne se rend pas compte que l'enjeu majeur n'est pas la résolution du problème des migrants, mais le maintien même de la chancelière au pouvoir" ce que Merkel conteste lorsqu'elle dit:: "Sans aucun doute, ce sont la stabilité et les intérêts internes de l'Allemagne qui comptent avant tout", ce qui veut dire, en réalité, puisque c'est une forme de réponse au quotidien cité, que les intérêts internes de l'Allemagne dépendent effectivement de la stabilité politique, donc de son maintien au pouvoir qui reste sa priorité (son maintien au pouvoir), avant même le règlement de la crise migratoire qui provoque pourtant l'effondrement de l'Union européenne. Et n'oublions pas que Merkel n'a pas hésité à détruire la Grèce pour sauvegarder ces mêmes intérêts internes à l'Allemagne, donc sa propre position au pouvoir. 

En ayant dit cela, nous n'avons pourtant encore rien dit, c'est à dire que nous n'avons pas encore explicité le vrai motif de Merkel. Nous devons, ici, parler encore une fois de ce que nous appelons le "complexe merkelien", c'est à dire la conception que se fait Merkel du monde, une conception en complet décalage par rapport à la réalité contemporaine de ce monde.


Le complexe merkelien est une maladie qu'incarne plus que tout autre responsable politique en Europe et qui fait que Merkel se croit encore menacée par les soviétiques (bien les soviétiques, et non pas les Russes) et que sa peur fondamentale, c'est donc la résurgence de l'Allemagne nazie qui pourrait à nouveau provoquer une occupation soviétique à l'issue d'une troisième guerre mondiale.

Résumons: fermer les frontières, c'est certes la seules solution réaliste pour bloquer, temporairement au moins, le flux migratoire mais c'est aussi la meilleure façon de jeter l'Europe dans les bras d'un néo-nazisme qui a de plus en plus d'appétit. C'est en tout cas la peur pathologique de Merkel que l'on peut illustrer par sa remarque devenue célèbre que, si l'on ferme les frontières, "cela produira les images que personne ne souhaite", c'est à dire les images des camps de la mort nazis.

Nous ne jugeons pas si cela est vrai ou faux; nous tentons simplement de montrer que c'est ce qui motive les décisions de Merkel et explique son acharnement à défendre son "plan A" alors que l'intervention russe en Syrie et le plan russo-américain de cessez-le-feu l'a radicalement rendu impossible; ce qui peut déjà être interprété comme une résurgence subliminale de l'Histoire: l'alliance américano-russe anti-nazi même si, pour l'instant, cette alliance n'est encore qu'anti-allemande, du moins tant que seul le plan A est sur la table, donc que Merkel est au pouvoir, pour les raisons que nous venons d'essayer de développer.   
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Crise migratoire: Merkel vide son sac

Sputnik, le 29 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 29 Février 2016


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La chancelière allemande Angela Merkel estime que la crise migratoire qui bat son plein en Europe constitue le défi le plus difficile qu’elle ait relevé au cours de son mandat, tout en soulignant que les mesures adaptées pour y remédier étaient appropriées et adéquates.
 ce sont la stabilité et les intérêts internes de l'Allemagne qui comptent avant tout
"Pour le moment, la crise migratoire constitue l'épreuve la plus difficile de mon mandat. Cependant, tant que je remplis cette fonction (de la chancelière, ndlr), je m'engage à résoudre les problèmes auxquels mon pays fait face. Sans aucun doute, ce sont la stabilité et les intérêts internes de l'Allemagne qui comptent avant tout dans ce genre de situation", a déclaré Mme Merkel dans une interview accordée à la chaîne allemande ARD.
je n'ai pas de plan B
Et de souligner: "En ce qui concerne la crise migratoire, je n'ai pas de plan B. C'est un problème que l'on ne résout pas à la va-vite. C'est une étape cruciale de notre histoire".
La fermeture des frontières de façon unilatérale ne remédiera certainement pas au problème
"La fermeture des frontières de façon unilatérale ne remédiera certainement pas au problème. D'ailleurs, c'est ce qui m'inquiète: si un pays fermait sa frontière, d'autres en subiraient les conséquences. Ce n'est pas l'Europe telle que je la conçois", a-t-elle relevé.
Et de conclure: "Il est indispensable de conserver l'unité de la communauté européenne".
l'enjeu majeur n'est pas la résolution du problème des migrants, mais le maintien même de la chancelière au pouvoir
Selon le quotidien allemand Saarbrücker Zeitungm la chancelière, hostile à la proposition de son allié et ministre-président de Bavière Horst Seehofer de fixer une limite au nombre de réfugiés arrivant en Allemagne, ne se rend pas compte que l'enjeu majeur n'est pas la résolution du problème des migrants, mais le maintien même de la chancelière au pouvoir.
  40% des Allemands prônent la démission
A cause de la politique migratoire, la cote de popularité de Mme Merkel a fortement chuté. D'après les derniers sondages, environ 40% des Allemands prônent la démission de la chancelière fédérale Angela Merkel à cause de sa gestion de la crise migratoire.

Selon les données actualisées de l'agence européenne Frontex, sur les dix premiers mois de 2015, environ 1,2 million de migrants sont arrivés sur le territoire des pays de l'UE. La Commission européenne a reconnu que la crise migratoire actuelle était la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale.
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