dimanche 7 février 2016

Allemagne: guerre des réfugiés, Merkel doit payer son "impérialisme moral"

J070216

21:10 -
"La crise migratoire provoquée par l'"impérialisme moral" de Merkel met en question les principes politiques des pays européens. Mais alors que Merkel se rendait compte que son impérialisme était une menace pour toute l'Europe car l'Union européenne risquait de perdre tout contrôle sur la situation, elle a donc décidé très pragmatiquement de gagner du temps en ouvrant ses frontières pour que l'Union européenne puisse plus tard trouver une solution commune à la crise. La chancelière fédérale a investi tout son capital politique dans cette décision et, aujourd'hui, elle doit le payer" rapporte Sputnik citant Torsten Benner, directeur de l'Institut de recherche en politiques publiques de Berlin, dans un article publié dans le journal Politico.


Merkel est victime de la même tare que son collègue Erdogan qui consiste en un déni absolu de la réalité. Autant Erdogan est aveuglé par son rêve néo-ottoman, autant Merkel l'est par le passé sombre de l'Allemagne qu'elle s'est donnée pour mission de blanchir, d'où son "impérialisme moral" sur l'Europe, selon l'expression de l'auteur. 


Merkel doit le payer? D'une part, la question des réfugiés ne peut pas se résoudre par une politique du chéquier; d'autre part, la disparition politique de Merkel ne règlera pas davantage le problème. 

Ce qui peut nous aider à nous en sortir, c'est la disparition de toute une génération de politiciens qui n'a pas compris que le monde a basculé dans le XXI ième siècle et qu'il ne suffit pas de posséder la dernière console à la mode pour être à la page et encore moins de suivre par réflexe pavlovien la politique insensée des Américains pour se retrouver automatiquement du côté des vainqueurs. 
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Allemagne: vers le "tournant choquant" de Merkel?

Sputnik, le 7 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €caypse News, le 7 Février 2016


___________***________

La situation actuelle avec les migrants en Allemagne est critique, ce qui pourrait provoquer un brusque changement dans la politique de la chancelière fédérale Angela Merkel. Est-elle prête à renoncer à tous les engagements pris?
 la fermeture de la frontière bavaroise pour les réfugiés est désormais possible
Le refus des engagements pris par le pays pour résoudre la crise migratoire, et donc la fermeture de la frontière bavaroise pour les réfugiés est désormais possible, estime Torsten Benner, directeur de l'Institut de recherche en politiques publiques de Berlin, dans un article publié dans le journal Politico.
l'idée d'un certain "jeu moral"
Les partisans et les opposants de la politique migratoire de Mme Merkel ont l'intention de considérer la situation avec les réfugiés via l'idée d'un certain "jeu moral", où la chancelière fédérale prend l'initiative et essaye de payer pour les malheurs provoqués par son pays dans le passé, en ouvrant les frontières pour ceux qui ont perdu leur maison.
il s'agit d'"impérialisme moral" de Mme Merkel
D'un certain point de vue, il s'agit d'"impérialisme moral" de Mme Merkel. Ses partisans, par contre, l'apprécient pour sa position "héroïque" qui avait produit des éclats de soutien à travers le monde. Cependant, les deux opinions sont loin de la véritable explication des motifs de la politique de "portes ouvertes".
Il y a déjà longtemps que l'Union européenne ne portait pas l'attention nécessaire à la situation avec les migrants
Il y a déjà longtemps que la crise actuelle a commencé à s'accentuer. L'Union européenne ne portait pas l'attention nécessaire à la situation avec les migrants en Turquie, au Liban et en Jordanie, ainsi qu'à l'absence de sécurité à ses frontières extérieures et aux problèmes avec le système de gestion des migrants en Grèce, souligne l'expert.
L'Union européenne risquait de perdre tout contrôle sur la situation
Les dirigeants européens ne pouvaient pas parvenir à un accord concernant la répartition des flux migratoires, et les hommes politiques soutenant des idées antimusulmanes commençaient à se renforcer. L'Union européenne risquait de perdre tout contrôle sur la situation.
 Merkel se rendait compte de la menace pour toute l'Europe
Selon l'observateur de Politico, Mme Merkel se rendait compte de la menace pour toute l'Europe, et en particulier pour l'Allemagne, pays qui avait dégagé les bénéfices les plus importants de l'intégration européenne.
Merkel voulait gagner du temps 
Ayant décidé d'ouvrir les frontières aux réfugiés que la Hongrie avait refusé d'accueillir, Mme Merkel a pris le rôle libéral prépondérant pour l'Allemagne, et cette décision fut purement pratique et non romantique: le pays voulait gagner du temps pour que l'Union européenne puisse plus tard trouver une solution commune à la crise.
aujourd'hui, elle doit le payer
La chancelière fédérale a investi tout son capital politique dans cette décision et, aujourd'hui, elle doit le payer, en cherchant des réponses aux reproches qui lui sont adressés de la part des électeurs et des membres de son propre parti, explique l'analyste.
  les risques de rivalité politique augmentent
Par ailleurs, les risques de rivalité politique augmentent. La cote du parti de la droite conservatrice Alternative pour l'Allemagne (AfD) a atteint jusqu'à 10%, et ce mouvement pourrait obtenir des mandats dans trois parlements régionaux même avant les élections de mars.
Berlin maintient sa pression sur les autres pays européens 
Dans le même temps, Berlin maintient sa pression sur les autres pays européens pour parvenir à un accord sur la répartition des migrants. Beaucoup de membres de l'union considèrent peut-être le problème comme purement allemand. Mais Berlin a partiellement conduit une telle situation, parce qu'il ne trouvait pas nécessaire la solidarité sur d'autres questions, souligne M.Benner.
La crise migratoire met en question les principes politiques des pays européens
La crise migratoire met en question les principes politiques des pays européens qui continuent d'en souffrir. L'Allemagne représente un cas particulier, car c'est le pays qui semble être la première destination des réfugiés. La crise actuelle est comparée par son ampleur à celle de l'époque de la Seconde Guerre mondiale.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Bitcoin : gros écart entre le futur et le spot !

« Gros écart entre le futur et le spot ! Cette prime est destinée à se réduire soit par baisse du futur soit par hausse du spot; la baisse...