jeudi 7 janvier 2016

France: Paris XVIII ième, un présumé kamikaze abattu par la police

E070116

  • 7 janvier 2015: 11h28, un nuage de poudre dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo.
 08/01/16
05:28 - Selon les informations du Monde, le texte de revendication commence par une phrase en français déclinant une kounya (surnom musulman) : « Je suis Abou… ». A la ligne suivante, il est fait mention d’une identité commençant par « Tarek B. » et à la troisième ligne de la ville de « Tunis ». La suite, rédigée en arabe, contient une allégeance à Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’Etat Islamique, et déclare que cette attaque est une réponse aux bombardements en Syrie.
Entrées dans le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), les traces papillaires de l’assaillant correspondent à une autre identité : celle d’un homme interpellé en 2013 pour une affaire de vol en réunion à Sainte-Maxime, dans le sud de la France, qui faisait depuis cette date l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Cet individu s’était alors identifié devant les gendarmes comme Sallah Ali, sans domicile fixe et né en 1995 à Casablanca au Maroc. Cette identité n’a jamais pu être confirmée, l’homme ne possédant pas de papier. Son état civil, ainsi que son pays d’origine, diffèrent des informations contenues dans le message de revendication.

« Fragilités psychologiques »

Des applications en arabe et des SMS envoyés d’Allemagne ont par ailleurs été retrouvés dans le téléphone de l’assaillant du commissariat, qui contient une carte SIM allemande, attestant du passage de son propriétaire outre-Rhin. La carte était toujours en cours d’analyse jeudi soir.


 07/01/16
20:15 - La police ne confirme pas l'identité de l'assaillant
La police explore une piste obtenue, selon nos informations, grâce à des empreintes relevées sur le courrier de revendication et menant à Sallah Ali, un sans-abri d'une vingtaine d'années impliqué dans un vol en réunion commis à Fréjus en 2013. Mais l'identification n'est pas établie formellement, l'âge ne semble pas correspondre à celui de l'assaillant de la Goutte d'Or, a priori de dix ans son aîné. Ni au patronyme qui est mentionné dans la revendication, comme le révèle une source informée.

Les policiers n'excluent pas être face à un profil analogue à celui de Yassin Salhi, islamiste «hybride» qui a décapité le 26 juin 2015 son ex-patron à Saint-Quentin-Fallavier.


20:00 - Le papier retrouvé sur le corps de l'homme abattu devant le commissariat parisien mentionne, en arabe, que l'assaillant «prête allégeance» au chef du groupe djihadiste État islamique et justifie son acte par une vengeance contre les «attaques en Syrie», rapportent des sources proches de l'enquête à l'AFP.

Nota: ceci contredit la déclaration sur iTélé de la ministre de la justice, Christiane Taubira:
L'assaillant qui a tenté d'attaquer le commissariat de la rue de la Goutte d'Or n'avait a priori «aucun lien avec la radicalisation violente», a déclaré la ministre de la Justice, Christiane Taubira, sur le plateau d'iTélé. Selon la garde des Sceaux, l'enquête ne permet pas encore d'arriver à des conclusions, mais il pourrait s'agir de l'acte d'un déséquilibré. «Ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, (c'est qu'elle) n'a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun», a affirmé la ministre. 
Interrogée sur l'engin explosif factice retrouvé sur l'individu, et le papier sur lequel figurait le drapeau du groupe djihadiste État islamique ainsi qu'une revendication écrite, Christiane Taubira est restée très prudente :
 «Ce sont des signes qui peuvent le raccorder immédiatement à un réseau, en même temps, ça peut être des signes de déséquilibre. L'enquête fera la clarté sur tout ça.»
Nota: et le fait d'agir exactement un an, quasiment à la minute prêt, après les attentats contre Charlie Hebdo, c'est aussi le signe d'un déséquilibre? Dans ce cas - et comme il ne s'agit certainement pas d'une coïncidence ou d'un hasard fortuit - ce déséquilibre semble particulièrement "illuminé" ou "clairvoyant", comme on veut.

19:52 - La ministre de la justice, Christiane Taubira, a laissé entendre sur iTélé que l’homme n’avait a priori « aucun lien avec la radicalisation violente ».
« Nous savons que c’est une ambiance extrêmement lourde et que des personnes qui ont des fragilités psychologiques, je n’ai pas dit que c’est le cas de cette personne, mais les personnes qui ont des fragilités psychologiques peuvent agir de cette façon (...) L’enquête fera la clarté de tout ça. »
Nota: la ministre parle-t-elle de l'agresseur ou du policier victime d'acouphènes?

18:18 - L'assaillant du commissariat parisien a été identifié. Il avait été mis en cause pour vol en réunion en 2013 selon des sources policières contactées par l'AFP.
A l'époque des faits, l'homme avait déclaré s’appeler Sallah Ali aux gendarmes chargés de l'enquête. Selon les rapports d'époque, il se présentait comme un sans domicile fixe, né en 1995 à Casablanca au Maroc. Ses empreintes digitales avaient alors été entrées dans le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) et correspondent à celles de l'homme tué jeudi après avoir attaqué le commissariat, ont indiqué ces sources.


17:45 - le policier tireur souffre d'acouphènes;
Les acouphènes sont des sensations auditives (sifflement, grésillement, bourdonnement) qui ne sont pas causées par un bruit extérieur.
Il en existe deux types :

  • ceux dits "objectifs" proviennent de l’intérieur du corps (ex. : bruit du sang circulant dans un vaisseau) ;
  • ceux dits "subjectifs" ne viennent d’aucune source physique. Ils prennent la forme de bourdonnements d’oreille ou de sifflements.
Dans tous les cas, les bruits entendus peuvent survenir soit brutalement, soit progressivement. Ils sont perçus dans une seule oreille ou dans les deux. Parfois, la personne atteinte peut aussi avoir l’impression que les acouphènes proviennent du milieu du crâne.
16:18 - La section antiterroriste du parquet de Paris a donc été saisie


16:11 - Un papier où figure le drapeau du groupe terroriste Etat islamique a été retrouvé sur l'homme et une revendication non équivoque en langue arabe, indique un communiqué de Paris. Un téléphone portable a également été retrouvé sur l'individu. 


15:18 - Dans la matinée, François Hollande, qui présentait ses vœux aux forces de sécurité à Paris a affirmé que:

toute agression d’un policier, d’un gendarme ou d’un sapeur-pompier n’était « pas seulement » un acte de délinquance, mais une « atteinte à la République ». Il a ajouté que les auteurs de tels faits devaient « savoir qu’ils seront inlassablement recherchés et interpellés et punis comme il convient ».

15:16 - Une étudiante habitant en face du commissariat a décrit au Monde les coups de feu puis le quartier déserté :
« J’étais juste devant ma fenêtre quand j’ai entendu les coups de feu. Le quartier est très bruyant, très animé, mais j’ai tout de suite compris que ce n’était pas seulement une engueulade entre un policier et un riverain, comme ça arrive souvent.
Des gens criaient : “Mais ça ne va pas ! Il ne faut pas lui tirer dessus !”. Les policiers, eux, criaient de nous mettre à l’abri, de ne pas rester près des fenêtres. Alors je me suis réfugiée dans ma chambre pendant vingt minutes. […]
Quand je suis revenue à ma fenêtre, le corps de l’individu était toujours là, avant que les policiers ne mettent un drap dessus, quarante-cinq minutes plus tard. Par contre, le quartier était devenu désert, tous les commerces avaient baissé leur rideau. »

14:36 -  Interrogé sur France Info, le porte-parole du ministère de l'Intérieur a déclaré qu'il était "beaucoup trop tôt pour parler d'un acte terroriste". "Il faut être prudent. Il s'agit d'une agression", a-t-il complété, confirmant que la ceinture d'explosifs que portait l'assaillant était factice. Et d'ajouter : "Il y a une vigilance et un vrai professionnalisme des forces de l'ordre. C'est cela qui a permis de neutraliser cet homme".

14:14 - La fusillade de jeudi a eu lieu quelques minutes avant que le président français François Hollande rende hommage aux agents de police qui ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions

14:07 - Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique et saisi la Brigade criminelle de la police judiciaire parisienne de l'enquête


14:04 - l'homme n'était pas porteur de papiers d'identité. Son identification est en cours.

14:02 - Le même mode opératoire qu'à Joué-les-Tours
Le 20 décembre 2014, un homme âgé de 20 ans était entré dans un commissariat de Joué-les-Tours (Centre) et avait blessé à l'arme blanche trois policiers en criant "Allah Akbar". Ce converti à l'islam avait été tué par les policiers qu'il avait agressés.


14:00 -  La section antiterroriste du parquet de Paris n'a pas été saisie à ce stade mais suit les événements et la situation peut évoluer, a précisé la source judiciaire contactée par l'AFP. 

13;57 - Le "couteau" ressemble plutôt à une machette(ou un hachoir)

13:54 - L'homme était porteur non pas d'une ceinture, mais d'une "pochette entourée de scotch dont dépassaient des fils électriques" (police)

13:23 - Une source syndicale de la police a déclaré à Reuters que la ceinture d'explosifs était un faux.
 
13:10 - Un homme a été abattu alors qu'il tentait de pénétrer armé d'un couteau et d'une éventuelle ceinture d'explosifs dans un commissariat du XVIII ième arrondissement à Paris, ce matin. Bernard Cazeneuve s'est rendu sur place...

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