mardi 19 janvier 2016

France: guerre des réfugiés, "la politique de l'Allemagne n'est pas le choix de la France"

F190116

15:15 -
«Dans une Europe où il n'y a pas de méthodes, de contrôles aux frontières, de hot spots (centres d'accueil des réfugiés), les messages qui créent ces mouvements qui ne sont pas maîtrisables posent des problèmes redoutables dans notre société. La politique de l’Allemagne n'est pas, c'est clair, le choix de la France" a déclaré le Premier ministre français Manuel Valls lors d'une interview sur la chaîne suisse RTS citée par RT France.

En route pour Davos, ou Mme Merkel ne se rendra pas, Valls enfonce le clou de la discorde dans le couple franco-allemand considéré, jusqu'à hier, comme le moteur de l'Europe. Et bien, de moteur européen, il n'y a plus. Aucune des mesures préconisées par Bruxelles concernant la gestion des flux de réfugiés n'a été mise en oeuvre et Juncker peut bien pleurer, rien n'y fait. Non seulement l'Allemagne se retrouve totalement isolée au sein de l'UE, mais elle n'obtient aucun secours de la part de la Turquie ou même de l'Algérie qui vient diplomatiquement de la jeter dans les choux. Le Davos 2016 pourrait, en l'absence de l'intéressée, régler le sort de Mme Merkel.

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Manuel Valls à propos des réfugiés : «Nous ne pouvons pas leur dire venez tous»

RT France, le 19 Janvier 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 19 Janvier 2016


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Lors d'une interview sur la chaîne suisse RTS, le Premier ministre français a parlé de la crise migratoire qui frappe l'Union européenne. Il a estimé que l’arrivée en Europe de plus d’un million de réfugiés constituait un «choc».
 on ne peut pas accueillir tous les réfugiés qui veulent quitter la Syrie
«Bien sûr que c'est un choc. Comment croit-on qu'on puisse absorber plus d'un million de personnes en quelques mois», a-t-il déclaré lors de cette interview alors qu’il se rendait au forum économique mondial de Davos (WEF) en Suisse. Il a ajouté : «Nous ne pouvons pas leur dire venez et encore moins venez tous». Il estime que l’on ne peut pas accueillir tous les réfugiés qui veulent quitter la Syrie.
  la politique de l’Allemagne n'est pas le choix de la France
Sur la politique de l’Allemagne, le chef du gouvernement français a expliqué que c'était le choix des Allemands et qu'il fallait le respecter. 
«Ce n'est pas, c'est clair, le choix de la France», a-t-il souligné, ajoutant que «Dans une Europe où il n'y avait pas de méthodes, de contrôles aux frontières, de hot spots (centres d'accueil des réfugiés), les messages qui créent ces mouvements qui ne sont pas maîtrisables posent des problèmes redoutables dans notre société».
Le 25 novembre déjà, il avait déclaré que l’Union européenne devait dire qu'il n'était «plus possible» pour elle d'accueillir autant de migrants et qu’il était temps de «trouver des solutions» pour que ceux qui quittent la Syrie soient pris en charge par des pays voisins.
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