€CALYPSE NEWS

lundi 18 janvier 2016

Corse: "nous voulons l'indépendance car nous ne voulons plus vivre aux crochets de la France, un pays ami"

I180116

12:25 -
«Les Corses sont toujours dans un état de dépendance. On entend: ‘les Corses vivent aux crochets de l'État'. Or, nous ne voulons pas vivre aux crochets de l'État» plaidant notamment pour le transfert du droit fiscal" rapporte Le Figaro citant Gilles Simeoni, le Premier ministre corse.

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Selon Jean-Guy Talamoni, la France est «un pays ami» de la Corse

Par Marc de Boni pour Le Figaro, le 18 Janvier 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 18 Janvier 2016


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Le nouveau président de l'Assemblée de Corse, qui rencontre Manuel Valls ce lundi, entend obtenir l'amnistie pour les «prisonniers politiques» et déplore l'opposition du gouvernement à la reconnaissance de la langue corse.
avancer sur le dossier brûlant des «prisonniers politiques corses»
«Je crois que ça va être un rendez-vous très important pour la Corse et pour les relations futures entre la Corse et Paris», lance ce lundi matin Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse invité sur France Info. Grand vainqueur des élections régionales sur l'Île-de-Beauté, le président de l'Assemblée de Corse doit rencontrer Manuel Valls ce lundi à 17h30 à Matignon, en compagnie du président de l'exécutif corse, Gilles Simeoni, lui aussi nationaliste. Une entrevue qui s'annonce potentiellement tendue: les deux hommes souhaitent aborder le sujet de l'identité corse avec le chef du gouvernement et avancer sur le dossier brûlant des «prisonniers politiques corses». Et pour s'assurer de bien poser le cadre des échanges, les deux hommes ont exprimé une volonté d'indépendance manifeste vis-à-vis du pouvoir parisien.

Interrogé sur l'opposition persistante du gouvernement à la reconnaissance des langues régionales ce lundi matin sur France Info, Jean-Guy Talamoni déplore:
  la France, qui est un pays ami…
«La France a une position un petit peu isolée sur ce type de positions en Europe… Je dis la France, qui est un pays ami…».

Confronté aux exclamations de surprise des journalistes, le président de l'Assemblée corse poursuit: 
notre démarche n'est pas anti-française
«Vous savez bien que je suis indépendantiste donc personne n'est surpris que je tienne de tels propos et ce ne sont pas du tout des propos provocateurs ou agressifs à l'égard de qui que ce soit». «En France, il y a beaucoup de gens qui savent que notre démarche n'est pas anti-française. C'est une démarche pour être nous-mêmes, ce que nous n'avons jamais cessé d'être, c'est-à-dire une nation», prend-il soin d'expliquer.
 l'ensemble des nationalistes réclament l'amnistie pour l'ensemble des faits politique
«Je crois qu'aujourd'hui, la question est d'apaiser des relations entre la Corse et Paris», poursuit ensuite Talamoni pour aborder le problème des prisonniers corses. Au cœur du débat, le sort d'Ivan Colonna, jugé coupable de l'assassinat du préfet Érignac en 1998. 
«Indépendamment du point de vue que l'on peut avoir sur cet acte, il est évident que c'est un acte politique», a-t-il plaidé. «Le nier serait nier l'évidence (...) et l'ensemble des nationalistes réclament l'amnistie pour l'ensemble des faits politiques», poursuit-il.
 La France a œuvré pour les droits de l'Homme à une certaine époque
Avant d'asséner de nouvelles remontrances contre la métropole: 
«La France qui donne des leçons de droits de l'Homme un peu au monde entier - et c'est vrai qu'elle a œuvré pour les droits de l'Homme à une certaine époque. Mais aujourd'hui, quel est ce comportement vis-à-vis d'un peuple, d'un petit peuple comme le peuple corse qui est placé sous sa tutelle depuis le XVIIIe siècle?»
nous ne voulons pas vivre aux crochets de l'État
Les relations entre Jean-Guy Talamoni et le gouvernement se sont crispées dès le mois de décembre, au lendemain des élections régionales. Élu président de l'Assemblée de l'île. Jean-Guy Talamoni a prononcé un discours spectaculaire en langue corse, ce qui est formellement interdit par la loi et a suscité un recadrage de Manuel Valls et du ministère de l'Intérieur. S'il a réputation d'être plus modéré dans son engagement nationaliste, Gilles Simeoni, le chef de l'exécutif corse n'entend pas non plus ménager le premier ministre. «Je suis profondément corse, sans doute avant d'être français», a-t-il lancé ce lundi. Invité de BFM-TV, il annonce vouloir convaincre Manuel Valls de reconnaître la «nation corse». «Oui bien sûr, il existe un peuple corse», a assuré le président du conseil exécutif de l'île.
«Les Corses sont toujours dans un état de dépendance. On entend: ‘les Corses vivent aux crochets de l'État'. Or, nous ne voulons pas vivre aux crochets de l'État», a-t-il poursuivi, plaidant notamment pour le transfert du droit fiscal.
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