vendredi 18 décembre 2015

"La Corse n’est pas un morceau d’un autre pays, mais une nation"

B181215
16:00 - Après avoir déclaré que " la Corse n’est pas un morceau d’un autre pays, mais une nation", les nouveaux patrons de l’île poussent leur avantage:
  • Outre l’amnistie pour les « prisonniers politiques », 
  • ils exigent que la langue corse soit officielle au même titre que le français, 
  • et demandent un statut fiscal, 
  • la politique foncière 
  • et l’instauration d’un statut de résident, 
  • le pouvoir législatif 
  • et l’inscription de la Corse dans la Constitution.
 Autant de dossiers sur lesquels l’Etat n’entend pas céder avant la fin du quinquennat" rapporte Le Monde.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Le gouvernement reste coi face au cas corse 

Par Nicolas Chapuis pour Le Monde, le 18 Décembre 2015 
Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 18 Décembre 2015 
___________***___________

Surtout ne pas réagir aux provocations. Au lendemain de la double élection à la présidence de l’Assemblée de Corse et à la tête du conseil exécutif (le mini-gouvernement de l’île), l’Elysée a refusé vendredi 18 novembre de commenter le cérémonial des nationalistes dans l’hémicycle.
  Pascal Paoli, « le père de la nation corse » au XVIIe siècle
En position de force après leur victoire aux élections territoriales, ces derniers ont tenu la plupart de leurs discours en corse et ont fini par une prestation de serment sur un ouvrage de Pascal Paoli, « le père de la nation corse » au XVIIe siècle.
 la Corse n’est pas un morceau d’un autre pays, mais une nation
« En votant pour les nationalistes, le peuple corse a dit que la Corse n’était pas un morceau d’un autre pays, mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique, sa manière d’être au monde », a notamment dit Jean-Guy Talamoni, le nouveau président de l’Assemblée.
serment du Jeu de paume à la sauce Paoli 
« Pas de commentaire », a-t-on expliqué du côté du gouvernement. Manuel Valls s’est entretenu au téléphone avec le nouveau « patron » de la Corse, le nationaliste modéré Gilles Simeoni. Dans un communiqué, Matignon indiquait vendredi matin que le premier ministre entendait maintenir un « dialogue serein, constructif et apaisé » et avait « réaffirmé son attachement à la place de la Corse dans la Nation et dans la République française et sa reconnaissance de la spécificité de l’île ». Pas un mot sur ce « serment du Jeu de paume à la sauce Paoli », comme on le qualifiait jeudi soir, avec agacement, à la préfecture.
 les nouveaux patrons de l’île poussent leur avantage
Cette communication minimum de l’exécutif depuis la victoire des nationalistes dans les urnes, dimanche 13 décembre, ne pourra pas tenir bien longtemps si les nouveaux patrons de l’île poussent trop loin leur avantage
  • Outre l’amnistie pour les « prisonniers politiques », 
  • ils exigent que la langue corse soit officielle au même titre que le français, 
  • et demandent un statut fiscal, 
  • et l’instauration d’un statut de résident, 
  • et l’inscription de la Corse dans la Constitution. 
Autant de dossiers sur lesquels l’Etat n’entend pas céder.

En public, seul Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, s’est risqué à rappeler les principes en vigueur. 
Tous les Français aiment beaucoup la Corse et les Corses, mais...
« La République n’a pas l’intention de baisser les bras et la loi sera la même pour tous, y compris en Corse, a-t-il expliqué sur Europe 1. Tous les Français aiment beaucoup la Corse et les Corses, mais ils n’ont pas l’intention de renoncer à l’Etat de droit en Corse pour faire plaisir à certains », a ajouté le secrétaire d’Etat.
En privé, les responsables du dossier corse au gouvernement estiment que l’élection des nationalistes ne change pas grand-chose au rapport de force. Il est hors de question de parler de « prisonniers politiques », et la modification de la Constitution n’est pas à l’ordre du jour. En réalité, le dossier le plus complexe est celui de la réalisation de la collectivité unique, qui doit voir le jour en 2018. Les discussions autour de la fiscalité qui lui serait dédiée risquent d’être compliquées. Mais du côté de l’exécutif, on veut surtout éviter que le dossier corse, qui avait été mis sous l’éteignoir depuis 2012, ressurgisse sur le devant de la scène avant la fin du quinquennat.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

J – 8 : « Je ne voterai pas Le Pen », le nouvel élément de langage politiquement correcte pour ne pas rallier Macron

Mélenchon l’a initié en déclarant le premier qu’il ne voterait pas Le Pen sans pour autant préciser pour qui il votera. Macron lui est ...